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mercredi 25 avril 2018

{Plates #5} Un (petit) festin éthiopien

Avant, j'avais un bac à légumes, et un bac à bières dans mon frigo. Mais ça, c'était avant l'AMAP. Maintenant, j'ai un bac à légumes, et un bac à chou... Je n'exagère rien, j'ai actuellement un spécimen et demi dans mon frigo, et environ autant coupé en morceaux au congélateur... J'avais pourtant cru que la saison était enfin finie, puisqu'il y a deux semaines, nous n'en avons pas eu dans notre panier AMAP (une première depuis le début de l'année !) mais jeudi dernier, la bête a refait son apparition...

C'est en cherchant des idées sur Pinterest pour écouler tout ce chou que je suis tombée sur une recette de poêlée éthiopienne de chou, carottes et pommes de terre. Je me suis alors souvenue d'un repas éthiopien que j'avais dégusté lors du festival Rock en Seine, et que j'avais adoré. Pourtant, je n'avais jusqu'à présent jamais testé de cuisiner des recettes de ce pays, alors que les spécialités végéta*iennes sont pourtant très nombreuses. J'ai donc sauté sur l'occasion pour nous concocter un petit festin éthiopien il y a quelques semaines, et je pense que je vais devoir recommencer bientôt pour écouler le chou qui nous reste!

C'était certes un peu long de préparer les différents composants du repas, mais ça en valait la peine car tout était délicieux ! Comme quoi, l'avalanche de chou n'a pas que des mauvais côtés !


Dans mon assiette, il y avait (dans le sens des aiguilles d'une montre) :

* Gomen : du chou sauté à l'ail et gingembre. J'ai utilisé cette recette, qui se fait normalement avec des "collard greens", une variété de chou à grandes feuilles plates très utilisé dans la cuisine afro-caraïbéenne, brésilienne et portugaise. Je n'en ai jamais trouvé en France mais le kale en est un proche cousin, j'ai donc utilisé du kale violet de notre panier AMAP à la place.

* Tikil gomen / atakilt wat (je n'ai pas réussi à savoir lequel de ces deux noms est exact) : la fameuse poêlée de chou, pommes de terre et carottes (et piment, normalement, mais nous n'en avons pas mis). J'ai utilisé un mélange de plusieurs recettes : celle-ci pour les quantités de légumes, celle-là pour les épices en début de cuisson (mais la précédente propose a peu près le même mélange), et enfin cette dernière pour la technique de cuisson et le dosage du curcuma.

* Riz thaï blanc (pas du tout traditionnel mais je n'avais plus assez d'injera)

* Pseudo-injera à la farine de sarrasin. L'injera est une crêpe fermentée à base de farine de teff, qui sert à la fois de base pour disposer les différents composants du repas, et de couverts (on en déchire de petits bouts de la main droite et on s'en sert pour manger les plats). J'ai utilisé cette recette pour une pâte à injera express sans fermentation (il y a également une méthode pour réaliser la crêpe de façon plus traditionnelle si vous prévoyez le coup la veille) et j'ai remplacé la farine de teff, que je n'avais pas, par de la farine de sarrasin. J'ai beaucoup aimé le résultat, mais c'était très salé (et pourtant je suis quelqu'un qui aime manger salé !) donc je ferai plus attention à l'assaisonnement la prochaine fois.

* Messir wat : lentilles corail aux épices berbéré, un mélange très parfumé (et normalement très piquant !) que j'avais préparé en suivant une recette dans Afro Vegan de Bryant Terry. J'ai utilisé cette recette, mais celle-ci s'en rapproche beaucoup et a l'avantage de proposer un mélange d'épices assez proche de celui que j'avais. J'ai vraiment adoré ce plat si simple et pourtant plein de saveur, si vous ne devez en essayer qu'un seul c'est celui-ci!

Pour une prochaine fois, j'aimerais aussi tester une recette à base de pois cassés (kik alicha) et une autre à base de haricots verts (fossolia), et encore plein d'autres !

mercredi 11 avril 2018

Falafels à l'ail des ours // Wild garlic falafels

Happy birthday to me ! Aujourd'hui, je souffle ma 28e bougie, et j'ai décidé de fêter ça avec une recette de... Falafels! Si vous vous attendiez à un gâteau, c'est loupé. Il faut dire que je ne suis pas très douée en pâtisserie, ou en tout cas pas pour inventer des recettes! Je sais rajouter du zeste de citron ou des pépites de chocolat dans un gâteau au yaourt, mais ça s'arrête là... Je suis beaucoup plus à l'aise avec le salé !





Et puis pourquoi je ne pourrais pas me faire des falafels d'anniversaire ? C'est, après tout, un de mes plats préférés et pourtant je n'en fais que trop rarement à la maison (bon, par contre, pour planter les bougies dedans, c'est pas gagné...). Il y a quelques temps, après être allée cueillir un beau bouquet d'ail des ours, j'ai réfléchi à ce que je pourrais en faire. J'ai spontanément pensé à ma focaccia, puis à des gnocchis (#lespatescestlavie), et d'un coup, paf, l'illumination! DES FALAFELS A L'AIL DES OURS!!! J'en salivais rien que d'y penser, déjà que les falafels, c'est délicieux puissance 1000, alors avec le parfum délicat de l'ail des ours, ça ne pouvait qu'être de la bombe!





On imagine souvent que ces petits boulettes sont difficiles à réaliser, mais en fait, c'est une recette très simple. Le secret, c'est d'utiliser des pois chiches crus qu'on laisse tremper une nuit, et qu'on mixe avec des aromates. On obtient alors une pâte facile à modeler, et qui se tient parfaitement à la cuisson. J'ai opté pour une cuisson classique dans un bain de friture (enfin, un demi-bain, en retournant régulièrement mes boulettes), mais si vous essayez la cuisson au four, faites-moi savoir si ça fonctionne! Pour les accompagner, nous avions fait des wraps en suivant cette recette, et j'avais préparé un assortiment de crudités (épinard frais, lamelles de chou rouge, d'oignon rouge et de carotte jaune) ainsi qu'une sauce au tahin (3 cc de tahin + 1 petite gousse d'ail pressée + 1 pincée de sel + de l'eau pour diluer, c'était très bon mais attention à l'haleine après ça!) mais vous pouvez bien évidemment faire avec ce que vous avez sous la main! Si vous êtes vraiment un fana d'ail des ours, vous pouvez même faire une petite sauce au yaourt, citron et ail des ours haché pour accompagner vos falafels, ou encore un beau houmous vert, voire même un pesto! Vous pouvez aussi servir ces falafels au sein d'un mezzé, accompagné d'autres petites bouchées comme des champignons à la melasse de grenade, un taboulé printanier (que vous pouvez pimper avec de l'ail des ours, lui aussi)(la nana qui ne lâche pas l'affaire ^^) ou des chaussons parfumés au citron confit (je vous laisse deviner ce que vous pouvez mettre dedans en plus :p). Alors, vous choisissez quoi comme option, les wraps 100% ail des ours ou le mezze à l'ail des ours?




Falafels à l'ail des ours {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour une vingtaine de falafels :
- 200 g de pois chiches secs
- 1 cc + 1/2 cc de bicarbonate de sodium
- 1 petit oignon
- 1 petite gousse d'ail
- une quinzaine de feuilles d'ail des ours
- 2 cc de cumin
- 1 cc de coriandre en poudre
- 1/2 cc de menthe séchée
- 1/2 cc de sel
- 1/4 cc de poivre
- farine de pois chiches (selon l'humidité de la pâte)
- huile végétale pour friture
- pour servir : wraps ou pains pitas, crudités, sauce au tahin ou au yaourt, houmous, ...

La veille, faire tremper les pois chiches dans un grand volume d'eau additionné d'une cc de bicarbonate de sodium.

Le jour même, quelques heures avant de débuter la cuisson, égoutter les pois chiches et les rincer. Il est conseillé de les peler (je le fais en les frottant très fort dans mes mains dans l'eau de trempage, les peaux remontent à la surface) mais c'est une étape qui prend du temps et il me semble avoir déjà fait des falafels en gardant la peau des pois chiches sans que cela ne change beaucoup la recette.

Peler l'ail et l'oignon et les hacher grossièrement. Nettoyer l'ail des ours et le hacher finement.
Dans le bol d'un mixeur, placer les pois chiches égouttés, 1/2 cc de bicarbonate de sodium, l'ail, l'oignon, les trois quarts de l'ail des ours, les autres épices et la menthe séchée. Mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte.

Verser dans un saladier, ajouter l'ail des ours restant et mélanger à la fourchette. Si le mélange paraît trop humide, ajouter quelques cs de farine de pois chiches. On doit pouvoir former facilement des boulettes sans que la pâte ne colle trop aux mains. Lisser la pâte avec le dos d'une cuillère, couvrir le saladier et placer au frais pour quelques heures.

Une fois que la pâte a reposé, former des boulettes de la taille d'une balle de ping-pong (j'ai pu en faire 18).

Faire chauffer de l'huile végétale dans une poêle ou une casserole. Dans l'idéal, il faudrait pouvoir y plonger entièrement les falafels, mais il est aussi possible de les cuire dans 2 à 3 cm d'huile en les retournant avec précaution.

Quand l'huile est chaude (un morceau de pain plongé dedans doit provoquer des grésillements et des petites bulles), plonger les falafels dans le bain de friture. Procéder en plusieurs fois pour ne pas qu'ils se touchent dans la casserole. Faire frire jusqu'à​ ce qu'ils soient dorés de tous les côtés.

Servir chaud dans un mezze ou dans des wraps ou pains pitas avec des crudités et la sauce de votre choix (pour moi : épinards frais, chou rouge, carotte jaune, oignon rouge, sauce au tahin). Vous pouvez préparer les falafels à l'avance et les réchauffer au four au moment de servir.





Wild garlic falafels {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Yields about 20 falafels :
- 200 g dried chickpeas
- 1 + 1/2 tsp baking soda, divided
- 1 small onion
- 1 small garlic clove
- about 15 wild garlic leaves
- 2 tsp cumin powder
- 1 tsp coriander powder
- 1/2 tsp dried mint
- 1/2 tsp salt
- 1/4 tsp black pepper
- vegetable oil for frying
- to serve : pita bread or tortillas, your choice of crudités and sauce (tahini or yogurt sauce, hummus, ...)

The night before, soak the chickpeas in water with 1 tsp baking soda.

A few hours before cooking, drain and rinse the chickpeas. It is advised to peel them (I do this by rubbing them hard into my hands in the soaking water so that the skins float on top) but it is a hard, time consuming step and I think I've already made falafels without peeling the chickpeas and they turned out fine.

Peel the onion and garlic and choap coarsely. Rince the wild garlic and chop finely.
In a food processor, add the drained chickpeas, remaining 1/2 tsp baking soda, onion, garlic, 3/4 of the wild garlic, mint and the remaining spices. Blend until you get a paste.
Put the paste in a wide bowl and add the remaining wild garlic and toss with a fork. The batter shouldn't be too wet and should hold its shape when pressed in the hand, without being too sticky. If not, add a couple tsp chickpea flour and mix well.

Flatten the mix with a spoon, cover the bowl and place in the fridge for a few hours.
Once the batter has rested, use your and to form balls of the size of a ping-pong ball (I made 18 pieces).

Heat the oil in a pan or pot. Ideally, it should entirely coat the falafels, but it also works if you cook them in a few inches of oil, flipping them carefully.

When the oil is hot (a cube of bread should sizzle), add the falafels to the pot. Do not overcrowd. Cook until golden and crispy all over.

Serve hot as a part of a mezze, or with pita bread or tortillas and your choice of crudités and sauce (I used fresh spinach leaves, red cabbage, julienned yellow carrots, red onion, and tahini sauce). The falafels can also be made ahead of time and reheated in a hot oven before serving.


mercredi 4 avril 2018

Kedjenou de légumes // Vegetable kedjenou (African vegetable stew)

Hééééé, ça faisait longtemps que j'avais pas posté ici, non? Il faut dire que le mois de mars est toujours difficile pour moi sur le plan culinaire. Comme beaucoup de monde, je commence à me lasser des légumes d'hiver, et au fur et à mesure que le mois avance et que le printemps se rapproche, l'envie de laisser derrière moi courges, brocolis, poireaux et autres se fait de plus en plus pressante. Sauf que je sais pertinemment qu'il faut que je compose avec eux pendant encore un moment, puisqu'il faut attendre encore plusieurs semaines avant de voir arriver artichauts, fèves, petits pois, et autres délices printaniers.


Cette année, c'est encore plus dur que d'habitude, pour deux raisons. Premièrement, parce que nous sommes membres d'une AMAP, et donc que nous n'achetons quasiment plus de légumes en dehors de ceux fournies dans notre panier (ils suffisent amplement à nous nourrir pour une semaine, et en ce moment nous avons même du mal à les écouler d'une fois à l'autre car nous avons récupéré deux fois des paniers doubles). Or, il n'y a pour l'instant pas la moindre trace de primeurs dans celui-ci, si ce n'est des pissenlits, et on n'aime pas la salade amère... Le reste, c'est du chou, du céleri rave, du potimarron, des carottes même pas nouvelles, et surtout, encore du chou. Je vous jure que ce légume commence à me sortir par les yeux, surtout le blanc qui s'entasse inexorablement dans notre frigo (on en a encore 2 et demi...). J'en ai tellement marre que je serais prête à bouffer du navet nouveau plutôt que de me farcir encore le moindre crucifère! Heureusement, l'ail des ours est arrivé et je commence à sortir de ma torpeur hivernale ! (Si vous voulez voir mes recettes des années précédentes avec cette délicieuse plante sauvage, c'est ici pour la foccacia et pour les scones. J'attaque bientôt le cru 2018 ;) )


Deuxièmement, si vous me suivez sur Facebook ou Instagram, alors vous savez que je suis partie deux semaines en Côte d'Ivoire pour rendre visite à un ami expatrié là bas. Et autant vous dire que deux semaines de parenthèse estivale ont rendu le retour au chou et au poireau encore plus difficile, et pourtant les Ivoiriens ne sont pas de grands mangeurs de légumes. N'écoutez d'ailleurs pas le Petit Futé sur ce point, si vous êtes végétarien, vous allez galérer pour trouver de quoi manger là bas, à moins de vous nourrir uniquement d'accompagnements : riz blanc, attieke (semoule de manioc), frites de pommes de terre, de patate douce ou d'igname, aloco (banane plantain frite), et parfois salade de tomates, oignons rouges et concombres (enfin, en admettant qu'elle ne soit pas assaisonnée avec du bouillon de poulet Maggi émietté...). Dans les grandes villes ou les hôtels touristiques, les végétariens pourront aussi trouver, entre deux spécialités françaises que personne n'a envie de manger avec la chaleur ambiante (comme la blanquette de veau... Par 35°C, oui oui!) et diverses grillades de viandes et poissons, quelques pizzas ou omelettes, et pour les végétaliens, de rares pâtes à la tomate ou poêlées de légumes. Par contre, si vous espérez goûter à la cuisine locale en version végétale, n'y comptez pas, les Ivoiriens sont friands de viande en tout genre (poulet, boeuf, mais aussi chevreau, et "viande de brousse", à savoir toutes les bestioles sauvages qu'ils arrivent à capturer : hérisson, agouti -une sorte de ragondin, lézard, serpent...) et de poisson et tous leurs plats en contiennent. Ils sont de plus souvent assaisonnés avec du poisson fumé, ou des crevettes séchées, ou, très souvent, avec du bouillon cube Maggi, et j'imagine que ce n'est pas la version aux légumes qui est la plus populaire là bas... Bref, pas le pays le plus végane-friendly, mais heureusement ils ont des beignets à tomber à la renverse, et qui ne contiennent pas le moindre gramme d'oeuf ou de produit laitier!


Parmi toutes ces spécialités, on trouve le kedjenou, un ragoût de poulet, pintade ou poisson, avec une sauce très liquide, à base de tomates, oignon, et évidemment de piment (c'est une constante là bas!). C'est un plat qui a l'air très populaire, pourtant chéri n'a pas du tout apprécié celui qu'il a goûté, déclarant que c'était juste piquant, et donc pas très intéressant. J'ai voulu en faire une version aux légumes, inspirée par un autre plat vu là bas, qui y ressemblait beaucoup mais qui contenait également du chou, des carottes, des haricots verts, et ce que j'ai identifié comme étant de l'oignon nouveau. J'ai gardé cette association, utilisant donc des haricots verts surgelés, mais vous pouvez évidemment utiliser l'assortiment de légumes de votre choix et vous adapter à la saison!



Kedjenou de légumes {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 oignon jaune ou blanc
- 2 gousses d'ail
- 1 morceau de gingembre d'environ 2 cm (optionnel, j'en ai vu dans toutes les recettes de kedjenou que j'ai trouvées sur internet mais je n'ai pas eu l'impression qu'il y en avait dans celui qu'on nous a servi en Côte d'Ivoire)
- 1 piment séché (ou plus, ou moins selon le goût)
- 1/4 de chou blanc (environ 300 g)
- 2 belles carottes (j'ai utilisé des carottes jaunes car je n'avais que ça mais ça fonctionne très bien avec des carottes oranges!)
- 150 g de haricots verts (surgelés pour moi)
- les tiges vertes de 2 oignons nouveaux (ou la partie la plus claire des feuilles de 2 poireaux, prenez les feuilles internes qui sont plus tendres)
- 200 g de pulpe de tomate (fraîche si en saison, sinon en conserve)
- 1 l de bouillon de légumes (pour un goût plus authentique, utilisez du bouillon cube Maggi, les Ivoiriens en raffolent !)
- huile végétale, sel et poivre
Pour servir : riz blanc ou attieke (semoule de manioc fermentée)

Détaillez l'oignon en petits dés. Coupez chaque gousse d'ail en deux, retirez le germe, et écrasez chaque moitié avec le plat du couteau. Coupez le morceau de gingembre en deux dans la longueur.
Pelez les carottes et découpez-les en rondelles. Coupez le chou en gros morceaux. Détaillez l'oignon vert en tronçons de 5 cm.

Faites chauffer 2 cs d'huile dans une casserole avec un couvercle, ou dans une cocotte minute. Ajoutez l'oignon, l'ail, le piment et le gingembre et laissez revenir à feu moyen-vif jusqu'à ce que l'oignon devienne translucide.

Ajoutez les carottes (et tout autre légumes un peu dur si vous utilisez un autre mélange) et laissez cuire en remuant pendant une dizaine de minutes.

Versez la pulpe de tomate et le bouillon, puis ajoutez les légumes restants. Mélangez et couvrez, puis laissez mijoter à petits bouillons pendant une vingtaine de minutes, ou jusqu'à ce que tous les légumes soient cuits. Pour remuer, maintenez le couvercle sur la casserole et secouez l'ensemble (kedjenou signifie "secoué" en baoulé). Vous pouvez également faire cuire les légumes à la cocotte, comptez 7 minutes à partir du moment où la vapeur s'échappe. Retirez les morts de gingembre et le piment avant de servir, à moins que vous ne vouliez épicer votre dégustation...

Rectifiez l'assainissement avec du sel et du poivre et servez chaud avec une belle portion de riz blanc (le mien est jaune à cause de l'huile de colza que je mets dedans) ou d'attieke. En côte d'Ivoire, le riz ou l'attieke sont moulés en dôme et servis dans une assiette, et le kedjenou est amené à part dans un bol en terre. On utilise une fourchette et une cuillère pour le manger (on ne nous a jamais amené de couteau quand il y avait du poulet !), Mais j'ignore s'il faut mettre la sauce dans l'assiette de riz, ou l'inverse, ou encore manger les deux séparément. Si vous le savez, dites-le moi!


This dish is inspired by two meals I had in Côte d'Ivoire (Ivory Coast) during my trip last month. One is kedjenou, which is chicken, Guinea hen or fish cooked into a thin and spicy tomato sauce. The other one was pretty similar but had vegetables too (cabbage, carrots and green beans, plus something that I identified as spring onion). I made a vegan version using the same vegetables, but you could of course use whatever you like and whatever is in season !



Vegetable kedjenou (vegetable stew from Ivory Coast) {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 yellow onion, diced
- 2 cloves garlic, halved and crushed
- 1 1-inch piece of ginger, halved (optional, all the recipes for kedjenou that O found had ginger in them but I am not sure there was some in the dish that was served to us)
- 1 dried red chili (or more or less depending to your taste)
- 1/4 of a white cabbage head (about 300g)
- 2 carrots (I used yellow because that's what I had on hand but regular orange ones work too!)
- 150 g green beans (I used frozen)
- the green part of 2 scallions (or the light green parts of 2 leek leaves, use the center leaves as the are more tender)
- 200 g diced tomatoes (fresh if in season, or from a can)
- 1 litre vegetable stock (use cubed Maggi stock for a more authentic taste, because many people cook with it in Western Africa!)
- vegetable oil, salt and pepper
To serve : white rice or attieke (fermented cassava couscous)

Peel the onion and garlic. Dice the onion. Halved the garlic, removed the inner sprouts and crushed each halve. Halve the ginger.

Peel and slice the carrots. Chop the cabbage in big pieces. Cut the green onion in 2-inch pieces.
Heat 2 tbsp oil in a pot with a lid or in a pressure cooker. Add the onion, garlic, ginger and chili and cook on medium-high heat, until the onion gets translucent.

Add the carrots (and any other hard vegetable if you're using others) and cook for 10 minutes, stirring.

Pour in the tomatoes and vegetable stock, then add the remaining vegetables and toss gently.
Cover and simmer for 20 minutes, shaking the whole pot and the lid from time to time ("kedjenou" means shaken). You could also use a pressure cooker : cook the stew for 7 minutes from the moment the steam comes out.

Season to taste, and remove the ginger pieces and dried chili before serving (or you might have a naughty surprise during your meal...). Serve with a good plate of white rice or attieke.

In Côte d'Ivoire, the rice was always moulded into a round shape and served on a plate on its own, while the kedjenou was brought separately in a pottery bowl. It is eaten with a fork and tablespoon (we never had knives when we were served chicken!) and I don't know if you are supposed to pour the sauce into the rice plate, or put the rice into the bowl, or eat it separately. If you know, please tell me!

mercredi 7 mars 2018

Lasagnes au chou rouge // Red cabbage lasagna

Elle en a pas marre de manger du chou la dame?... Eh bien, pas encore, non. De toute façon, c'est pas vraiment comme si j'avais le choix, puisque je prends ce qu'on me donne à l'AMAP! C'est certes un vrai défi de cuisiner tout ce chou, mais au moins ça me force à faire preuve de créativité en cuisine, et ça c'est plutôt chouette ! Je découvre avec surprise que les choux sont extraordinairement versatiles, ils se marient avec de nombreuses saveurs que je n'aurais pas spontanément associées avec ces légumes (j'ai par exemple testé cet incroyable curry de chou et pommes de terre récemment et c'est un vrai délice!), et ils peuvent se cuisiner de mille façons différentes. 



La preuve avec ces lasagnes au chou rouge, un plat auquel je n'aurais jamais songé si une lectrice ne me l'avait pas suggéré sur Instagram. La recette qu'elle m'a proposé était un peu différente, il me semble que le chou était cuit avec du curry et agrémenté de feta, mais moi j'avais envie de quelque chose plus "classique", avec de la sauce tomate et de l'origan (pis de toute façon chéri aime pas la feta, même en version végétale!).


Le résultat est vraiment bluffant, on ne croirait pas que ces lasagnes contiennent du chou. Mais c'est quoi l'intérêt alors, si on sent pas le goût d'un des principaux ingrédients, me direz-vous? Et bien l'intérêt, c'est que quand, comme moi, on en est à son septième chou en six semaines (et encore, je ne compte pas les choux de Bruxelles ni les bouquets de chou kale dans le tas!), et je vous promets que je n'exagère rien, on est bien content d'avoir une recette où on peut planquer un peu le machin. Ben oui hein, c'est justement en ne mangeant pas que des trucs qui goûtent franchement le chou que j'arrive à survivre à cette avalanche de crucifères sans perdre ma santé mentale! Et puis c'est toujours utile ce genre de recette qui permet d'intégrer plus de légumes dans ses assiettes ni vu ni connu, non? ;)


Lasagnes au chou rouge {végétalien, sans noix, option sans soja}
Pour 4 personnes :
- 450 g de chou rouge (environ une moitié de chou)
- 100 g de champignons de Paris
- 1 oignon jaune
- 2 gousses d'ail
- 1 boîte de pulpe de tomate
- 1/2 cc d'origan
- 1/2 cc de thym
- 1 cs de vinaigre balsamique
- sel, poivre au goût
- pâtes à lasagnes (du commerce ou maison)
- 20 cl de crème végétale de votre choix ou de sauce béchamel végane (recette ici)
- 2 cs de levure maltée
- huile d'olive

Pelez l'oignon et coupez-le en lanières. Frottez les champignons avec un torchon sec pour éliminer la terre s'il y en a, et tranchez-les finement. Retirez le coeur du chou rouge et détaillez-le en fines lanières. Pelez et émincez finement l'ail.

Dans une grande poêle, faites chauffer de l'huile d'olive, puis ajoutez le chou et l'oignon. Laissez revenir à feu moyen pendant une dizaine de minutes, puis ajoutez un demi verre d'eau, couvrez et laissez cuire à l'étouffée.

Une fois l'eau évaporée (au bout de 15 min environ), ajouter l'ail, les herbes aromatiques et le vinaigre balsamique, et remuez bien. (Profitez-en alors pour observer le spectaculaire changement de couleur du chou sous l'effet de l'acidité, et dites vous que la chimie, c'est cool ;)

Ajoutez les champignons et laissez cuire 5 a 10 minutes supplémentaires, jusqu'à ce qu'ils aient réduit.

Versez la tomate, et laissez mijoter à couvert et à feu doux pendant 10 à 15 minutes, jusqu'à ce que la sauce ait épaissi et que le chou soit tendre. Rectifiez l'assaisonnement.

Déposez une couche de crème végétale ou de béchamel au fond d'un plat à four rectangulaire. Recouvrez de pâtes à lasagnes, puis d'une couche de garniture au chou, puis alternez les pâtes et le chou jusqu'à épuisement de la garniture (je fais généralement 3 couches de chou). Terminez par une couche de pâtes, versez le restant de crème ou de béchamel, et saupoudrez de levure maltée.

Enfournez pour 20 minutes à 180°C. Servez chaud accompagné de crudités (pourquoi pas avec une petite salade de chou? ;)


Red cabbage lasagna {vegan, nut-free, soy-free option}
Serves 4 :
- 450 g red cabbage (about half a red cabbage head)
- 100 g button mushrooms
- 1 yellow onion
- 2 cloves garlic
- 1/4 tsp oregano
- 1/4 tsp thyme
- 1 tbsp balsamic vinegar
- 1 can diced tomatoes
- salt and pepper to taste
- lasagna sheet
- 20 cl (1/4 cup) vegan creamer of choice or vegan bechamel sauce (recipe here)
- 2 tbsp nutritional yeast
- olive oil

Peel the onion and garlic. Scrub the mushrooms with a clean and dry cloth to remove dirt. Thinly slice the onion, mushrooms and cabbage. Finely chop the garlic.

Heat 2 tbsp olive oil in a large pan on medium heat. Add the onion and cabbage and cook for 10 minutes, stirring occasionally.

Add 10 cl (1/4 cup) water, cover the pan and let cook 15 minutes, until all the water evaporates.
Add the garlic, herbs and vinegar, and stir well. The cabbage will turn to a lovely pink colour because of the acidity of the vinegar (science is awesome!).

Add the mushrooms and cook for 5 to 10 more minutes, until reduced.

Add the diced tomatoes, cover the pan and simmer on low heat for 10 to 15 minutes, until the sauce has thickened a bit and the cabbage is soft. Taste and adjust the seasoning.

Spread a thin layer of vegan creamer or bechamel sauce on the bottom of a rectangular dish. Cover with lasagna sheets, then 1/3 of the cabbage mixture, then alternate the pasta and filling twice again. End with a layer of pasta, then pour the remaining creamer or bechamel sauce on top and sprinkle with nutritional yeast.

Bake for 20 minutes at 180°C (350F). Serve hot with a side of crudités.

mercredi 28 février 2018

Chou farci au tofu et champignons shiitake // Tofu and shiitake cabbage rolls

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je passe parfois par des phases obsessives en cuisine, pendant lesquelles je ne jure que pas un ingrédient ou un type de recette. C'est un peu le cas en ce moment : je cuisine du chou à toutes les sauces. Sauf que c'est une obsession un peu forcée : depuis janvier, je suis membre d'une AMAP, donc tous les jeudis, c'est la loterie des légumes ! Je sais que c'est un système qui en rebute certains, mais moi j'adore ce suspense, et je suis toute excitée à l'idée de découvrir le contenu de notre panier chaque semaine (bon, sauf quand on y trouve 12 navets ou des choux de Bruxelles, là j'avoue que je fais un peu la tronche). Et puis ça me simplifie beaucoup le quotidien : plus besoin d'avoir à résoudre un dilemme cornélien toutes les semaines pour savoir quels légumes choisir au marché (j'exagère à peine!). Dernier avantage (outre le fait de soutenir une agriculture bio et locale, bien évidemment !), ça me permet de découvrir ou de redécouvrir des légumes que je n'ai pas l'habitude de cuisiner.



Comme les choux, donc. Faut dire qu'en cette saison, ils sont incontournables. Et pourtant, je n'en achète pas souvent. Le chou vert, en particulier, se fait extrêmement rare dans mon frigo, je pense que je peux compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où j'en ai cuisiné. Alors quand on en a récupéré un beau dans l'un de nos paniers, j'étais un peu désemparée. J'ai pensé à en faire de la soupe, mais ça n'allait pas suffire pour le liquider, à moins de manger de la soupe au chou matin, midi et soir pendant 10 jours, mais mon couple n'y aurait probablement pas survécu ! J'ai alors utilisé mon joker "Appel à un ami" : j'ai téléphoné à ma maman et j'ai lancé un SOS sur Instagram, et la recette qui est revenue le plus souvent a été le chou farci.


A vrai dire, j'y avais pensé, mais j'avais rapidement écarté l'idée, car je n'ai pas de bons souvenirs avec ce plat. La seule fois où j'ai essayé d'en faire, j'étais étudiante et je débutais à peine dans l'art de la cuisine végétarienne. Suite à une subite envie de soupe au chou (si, si, je vous jure, ce genre de chose m'arrive pour de vrai!)(pas souvent, je vous rassure) j'avais acheté un chou vert au marché. Manifestement, mon filtre à mauvaises idées était en panne ce jour-là, car quand je vois qu'on galère à finir celui qu'on a actuellement en étant deux à la maison, j'ignore comment j'ai pu penser que je pourrais manger tout un chou vert à moi seule.



À la même période, j'avais dans mes placards des steaks de soja tout prêts, qui se sont avérés absolument dégueulasses. Et c'est là que j'ai eu l'une des pires idées de ma vie : je me suis dit que j'allais "sauver" mon pauvre steak esseulé en l'émiettant et en le mélangeant à des lentilles pour en faire une farce qui viendrait garnir les feuilles de chou. Oui, je sais, j'aurais du me douter que ça allait foirer, mais que voulez-vous, j'étais jeune et optimiste ;) bon, et puisqu'on est pas à une idée débile près, j'avais maintenu mes paupiettes de chou avec du fil à coudre, puisque je n'avais pas de ficelle de cuisine. Heureusement qu'il a résisté à la chaleur, j'aurais eu l'air maline si en plus il avait fondu dans ma casserole... Bon, vous vous en doutez, mon expérience culinaire à complètement loupé, aujourd'hui encore je considère que ce chou farci est un de mes plus gros loupés en cuisine. Je n'aime pas jeter de la nourriture, mais là je n'ai pas eu d'autre choix que de tout mettre à la poubelle, c'était infect.


C'est donc avec ce souvenir en tête que j'ai accueilli l'idée du chou farci. Mais d'un autre côté, vu la taille de la bête, je me suis dit que je n'avais pas vraiment le choix. J'ai donc profité d'un reste de farce de gyozas cuisinés quelques jours plus tôt pour improviser des paupiettes de chou à l'asiatique (parce que c'est bien connu, tout est meilleur avec une petite touche d'Asie ;). Je n'imaginais pas les cuire dans de la sauce tomate, comme on le fait habituellement pour ce plat, alors j'ai opté pour un bouillon parfumé au gingembre et a l'anis étoilé. J'avais un bon pressentiment envers cette recette, et en effet, le résultat m'a énormément plu! Je suis donc réconciliée avec le chou farci, au moins jusqu'au prochain raté ;) j'aimerais maintenant tester d'autres idées de farces : avec des châtaignes et champignons ou avec du riz agrémenté de légumes et de noix. J'ai également en tête d'autres idées pour cuisiner le chou vert : en quiche, ou bien sauté avec du riz aux épices indiennes. Allez, je vous l'avoue : j'ai hâte d'en recevoir un nouveau dans un de nos prochains paniers!



Chou farci au tofu et champignons shiitake {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de tofu ferme nature ou fumé (pour une fois, je vous autorise à utiliser le tofu Bjorg au goût de carton qu'on trouve en supermarché! Il se camoufle bien dans la farce)
- 100 g de champignons shiitake
- 1 oignon jaune
- 1 gousse d'ail
- 1 morceau de gingembre frais (environ de la même taille que la gousse d'ail)
- le vert d'un petit poireau ou d'un oignon nouveau
- 1 cs ou 2 de kimchi (optionnel)
- 2 cs de sauce soja (sans gluten si besoin)
- 1 cs de vin de riz chinois ou de sake (optionnel, mais ça parfume bien la farce)
- 1 cs de fécule de maïs
- piment en poudre, ou sauce sriracha, ou gochujuang (pâte de piment coréenne) au goût
- poivre au goût
- environ 6 feuilles externes de chou vert
- huile végétale neutre pour cuisson
Pour la cuisson :
- 1 verre de bouillon de légumes
- 1 cs de sauce soja
- 1 étoile de badiane
- 5 tranches de gingembre frais
Pour servir : riz, huile de sésame

Pelez l'oignon et détaillez-le en petits dés. Détaillez également les champignons en petits dés. Pelez l'ail et le gingembre et émincez-les finement. Coupez le vert de poireau en fines rondelles. Émiettez le tofu. Hachez finement le kimchi.

Faites chauffer un peu d'huile dans une poêle et faites-y revenir l'oignon à feu moyen. Quand il est translucide, ajoutez les champignons, l'ail, le gingembre, et le poireau (ainsi que le kimchi si vous en utilisez).

Laissez cuire quelques minutes, jusqu'à ce que les champignons aient réduit de moitié. Ajoutez le vin de riz et 1 cs de sauce soja, et laissez évaporer en remuant.

Ajoutez le tofu, mélangez bien. Retirez du feu et ajoutez la seconde cuillère de sauce soja. Poivrez et pimentez au goût. Ajoutez la fécule et mélangez bien. Réservez la farce. Elle peut être préparée plusieurs jour à l'avance et conservée au frais.

Retirez la nervure centrale de chaque feuille de chou et coupez-les en deux. Faites-les blanchir 2 minutes, puis rincez à l'eau froide et essorez délicatement.

Placez une demi feuilles de chou devant vous et déposez-y 1 cs de farce à la base, là où la feuille commence à s'élargir. Repliez les côtés verticaux vers le centre pour enfermer la farce sur les côtés (les deux si vous le pouvez, sinon un seul). Roulez la feuille de bas en haut, en enfermant la farce, comme pour un nem. Placez la paupiette de chou dans une poêle, avec la fin du rouleau vers le bas, pour la maintenir fermée.

Répétez l'opération jusqu'à épuisement de la farce.

Versez du bouillon de légumes dans la poêle jusqu'à mi-hauteur des paupiettes. Ajoutez la sauce soja et glissez l'anis étoilé et le gingembre dans les interstices entre les paupiettes.

Couvrez, portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire à petit bouillons pendant 30 minutes.
Servez les paupiettes chaudes avec du riz, arrosées de quelques cuillerées de bouillon et d'un filet d'huile de sésame.

Variantes : vous pouvez probablement modifier la farce en y ajoutant des carottes râpées (à cuire en même temps que l'oignon), des champignons noirs réhydratés à la place des shiitake, ou des vermicelles de riz.



Tofu and shiitake stuffed cabbage rolls {vegan, gluten-free, nut-free}
Serves 4 :
- 200 g firm tofu
- 100g shiitake mushrooms
- 1 yellow onion
- 1 clove garlic
- a piece of fresh ginger (roughly the same size as the garlic clove)
- 1 or 2 tbsp kimchi (optional)
- the green part of 1 small leek or 1 scallion
- 2 tbsp soy sauce (use GF as needed)
- 1 tbsp Chinese rice wine or sake
- 1 tbsp corn starch
- red pepper flakes, or Sriracha sauce, or gochujuang, to taste
- pepper to taste
- neutral vegetable oil, for cooking
- about 6 external Savoy cabbage leaves
For the cooking broth :
- vegetable stock
- 1 tbsp soy sauce
- 1 star anise
- 5 fresh ginger slices
To serve : cooked rice, sesame oil

Peel the onion, garlic and ginger. Finely dice the onion and mushrooms. Finely minced the garlic, ginger and kimchi. Thinly slice the leek or scallion. Crumble the tofu.
Heat 1 tbsp oil in a pan and cook the onions on medium heat. When translucent, add the mushrooms, garlic, ginger, leek or scallion and kimchi.
Cook for a few minutes, until the mushrooms shrink by half, then add the rice wine and 1 tbsp soy sauce. Stir and let evaporate.

Add the crumbled tofu and toss well. Remove from fire and add another tbsp soy sauce, chili and pepper to taste, and the cornstarch. Toss well again and reserve. The stuffing can be made ahead and kept in the fridge for a few days.

Remove the tough stem of the cabbage leaves and cut each one in two. Blanch for 2 minutes in boiling water, then drain and rinse under cold water. Press gently in your hands to remove excess water.

Place a half cabbage leave in front of you and drop about 1 tbsp filling at the bottom of the leave. Fold the long edges towards the middle to prevent the filling from going out (only one side is OK if you can't fold both), then roll the leave to the top, enclosing the stuffing in it (just like you would do for a spring roll or a burrito).

Place the roll into a pan, folded side down, and repeat the previous steps until you run out of filling.
Pour some vegetable stock in the pan to cover the rolls halfway. Pour over 1 tbsp soy sauce, and place the star anise and ginger slices between the rolls.

Cover the pan, bring to a boil, then lower the heat and simmer for 30 minutes.

Serve hot with a splash of the cooking stock and a drizzle of sesame oil, and with a side of rice.

Variations : I guess the filling could benefit from grated carrots, added to the pan with the onion. You could also use rehydrated wood ear mushrooms in place of the shiitake (or in addition to them!) and also add some chopped rice or soy vermicelli.

mercredi 14 février 2018

Focaccia au pesto et potimarron // Pesto and red kuri squash focaccia

Comme beaucoup de couples, chéri et moi avons notre petite tradition pour la St Valentin. Aller au restaurant, s'offrir un spa, un dîner aux chandelles à la maison ? Non, rien de tout ça. Nous, on mange une pizza, même pas faite maison, livrée dans sa boîte en carton, et on boit des bières, le tout calés dans notre canapé. Le summum du romantisme quoi ;)



On a démarré cette tradition il y a deux ans, car cette année-là, chéri avait un match de rugby à l'autre bout du département et s'est blessé au genou. Il a fini aux urgences, et j'ai du aller le chercher en voiture, de nuit sur une route serpentant à flanc de colline. Pour moi qui déteste conduire, je peux vous dire que c'était une véritable épreuve de rouler dans ces conditions... Alors forcément, quand on est rentré chez nous, la soirée bien entamée, et chéri avec le genou dans une attelle, on avait aucune motivation pour se cuisiner un repas romantique et c'est comme ça qu'on a fini avec une pizza dans notre canapé.


L'an dernier, les parents de chéri étaient chez nous la semaine de la St Valentin, donc c'était déjà mal barré pour un dîner romantique à deux. De plus, j'étais en déplacement pro toute la journée, et je rentrais assez tard le soir, ce qui m'empêchait de concocter un repas un peu élaboré. On avait donc prévu d'aller au resto tous les quatre, mais chéri était un peu malade et n'avait pas vraiment la motivation pour sortir. Résultat : on a fini par commander des pizzas.



On s'est donc dit que cette année, il fallait maintenir la tradition. Surtout que je suis à nouveau en déplacement pro, et chéri aussi cette fois-ci. En réalité, c'est une façon de fêter la St Valentin qui me convient parfaitement, à contre-courant des injonctions commerciales qu'on nous balance (et je ne parle même pas de la surcouche de pression sociale sur les célibataires à l'occasion de cette fête...). Parce que même si j'apprécie l'idée d'une journée entièrement dédiée à la célébration de l'amour, je considère que le bonheur dans un couple, ça se construit toute l'année. Et je pense aussi qu'il n'y a pas besoin d'en faire des caisses pour montrer à l'autre qu'on l'aime. Alors certes, je peux tout à fait comprendre que pour certains couples, c'est l'occasion de s'offrir un bon moment à deux, de faire quelque chose qu'on ne s'octroie pas le reste de l'année. Je suis tout à fait d'accord pour dire qu'il faut savoir se faire plaisir ! Mais se montrer qu'on s'aime en toute simplicité, même devant une pizza et une bouteille de bière, pour moi c'est tout aussi symbolique. On est ensemble, et c'est tout ce qui m'importe. (#momentguimauve)



Bon, c'est bien mignon tout ça, mais c'est quoi le rapport avec la focaccia? Le rapport, c'est que, d'un part, si vous êtes aussi de la team pizza-canapé pour la St Valentin MAIS que vous voulez quand même faire un peu plus d'efforts que nous qui allons juste décrocher le téléphone, alors cette recette est pour vous. La combinaison potimarron-champignons-oignons-jeunes pousses est ma nouvelle garniture de pizza préférée. Alors oui, je sais qu'une pizza et une focaccia au pesto, c'est pas la même chose, mais en réalité on a d'abord testé ce mélange en version pizza avant de penser à une focaccia sur base de pesto, et je peux vous garantir que les deux marchent très bien, donc vous pouvez très bien opter pour une base tomate (j'utilise du concentré dilué dans de l'eau auquel je rajoute de l'origan, de l'ail et de l'oignon semoule pour une sauce à pizza express!) et ajouter du fromage végétal. Et je pense qu'en version flammekueche (notre nouvelle passion depuis qu'on s'est installés en Alsace ^^) ça fonctionne tout aussi bien!



D'autre part, et là on retombe dans le mode guimauve, c'est que les mains sur les photos, ce sont celles de chéri, vous vous en doutez. Et quand je vois qu'il prend part sans rechigner à mes lubies de photographie culinaire, qu'il se plie à toutes mes injonctions ("plus haut la main STP... OK, on va refaire une série... Allez encore une... On recommence une dernière fois...") alors qu'il est probablement affamé, et que je lui colle une focaccia fumante sous le nez, focaccia qu'il regarde gentiment refroidir le temps que je la shoote sous toutes les coutures, je me dis qu'il doit quand même beaucoup m'aimer ^^ et pour ça (et plein d'autre choses!), je l'aime moi aussi énormément, et j'espère partager des pizzas et des bières avec lui sur le canapé pendant encore beaucoup de Saint-Valentin!



Focaccia au pesto et potimarron {végétalien, sans soja}
Pour 2 à 4 personnes :
- 1 grosse pâte à pizza, maison ou du commerce (je fais la mienne avec 250 g de farine, 1 pincée de sel, 7 g de levure de boulanger sèche, 1 cc de sucre, 150 ml d'eau tiède, 1,5 cs d'huile d'olive)
- 2 cs de pesto de basilic végane du commerce ou maison
- une dizaine de fines tranches de potimarron (2 à 3 mm d'épaisseur)
- 2 ou 3 champignons de Paris détaillés en tranches
- quelques fines lamelles d'oignon (rouge de préférence)
- olives noires
- pour servir : salade au choix (roquette, mâche, pourpier, jeunes pousses d'épinard ou de betterave, mélange de jeunes pousses, mesclun, ...), huile pimentée, vinaigre balsamique
Version pizza : utilisez un peu moins de pâte et remplacez le pesto par du coulis de tomate (ou 1 cs de concentré de tomate dilué dans 3 à 5 cs d'eau + 1 pincée d'origan, d'ail et d'oignon semoule), et ajoutez quelques morceaux de mozzarella végane ou du fauxmage râpé (vous pouvez aussi conserver le pesto et en déposer quelques cuillerées ici et là sur votre pizza)
Version flammekueche : utilisez une pâte fine (je fais cette recette), remplacez le pesto par du yaourt de soja assaisonné de sel, poivre et noix de muscade, et utilisez du fauxmage râpé si vous le souhaitez

Préchauffez le four à 200°C.

Sur une plaque de four recouverte d'un tapis de cuisson, étalez votre pâte (après une première levée si vous la faites vous-même) en un grand rectangle d'environ 7 mm d'épaisseur.

Etalez délicatement le pesto à la surface de la pâte et répartissez les lamelles de potimarron, champignons, oignons, et les olives.

Versez un peu d'eau dans une lèchefrite placée en bas du four (seulement pour la version focaccia).

Enfournez la focaccia pour 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit dorée sur les bords et le potimarron bien cuit.

Servez immédiatement, parsemé de salade ou de jeunes pousses. Arrosez d'un filet d'huile piquante et de vinaigre balsamique si désiré.



Pesto and red kuri squash {vegan, soy-free}
Serves 2 to 4 :
- 1 large pizza dough, storebought or homemade (I made mine with 250 g bread flour, 1 pinch salt, 7 g dried yeast, 1 tsp sugar, 150 ml lukewarm water and 1 1/2 tbsp olive oil)
- 2 tbsp vegan basil pesto, storebought or homemade
- a dozen thin slices of red kuri squash (2 to 3 mm thick)
- 2 to 3 button mushrooms, sliced
- thin onion slices (preferably red)
- black olives
- to serve : arugula or baby spinach, spicy oil, balsamic vinegar 
Pizza version : use a smaller quantity of dough and replace the pesto with tomato sauce (for a quick pizza sauce, I mix 1 tbsp tomato paste with 3 to 5 tbsp water, a pinch each of oregano, garlic powder and onion powder) and add vegan pizza or shredded cheese on top. You could also drop a few dollops of pesto on top ;)
Flammekueche version : use a thin dough (made with 250 g flour, 1 pinch salt, 50 ml neutral oil and a bit of water added gradually until a soft ball foms, leave to rest covered for 1 hour at room temp before rolling thinly), replace the pesto with soy yogurt seasoned with salt, pepper and nutmeg and sprinkle with vegan grated cheese if you want (Flammekueche is a kind of thin crust pie with a sour cream base that originates from Northeastern France and Germany)

Turn the oven on at 200°C (395F)

On a lined baking sheet, roll the dough into a rough rectangle with a 7 mm thickness.

Gently spread the pesto on top and cover with the squash, mushrooms and onions sliced, and the olives.

Pour a bit of water in a pan placed in the bottom of the oven (only for focaccia version).

Bake the focaccia for 15 to 20 minutes, until the edges are golden and the squash is tender.

Serve immediately sprinkled with greens and drizzled with spicy oil and balsamic vinegar.

vendredi 2 février 2018

Couture : mon bilan 2017 et mes projets pour 2018

J'ai un peu de retard dans mes posts en ce moment, car j'ai beaucoup de boulot et j'enchaîne les déplacements pro, et je n'ai pas très envie de me coller devant mon PC pour bloguer les weekends... La rengaine habituelle quoi ;) C'est donc en ce premier deuxième (oui, je suis encore plus en retard que prévu...) jour de février que je fais mon bilan couture de l'année 2017 et que je dresse ma liste de projets pour 2018. Bon, en réalité, j'ai déjà fait cette dernière depuis quelques temps, puisque j'ai partagé mon #2018makenine sur Instagram il y a déjà quelques semaines!

L'an dernier, j'ai participé au défi/projet #jecoudsmagarderobe2017, lancé par Clotilde. L'objectif était de coudre un vêtement de chaque type (pantalon, jupe, robe, T-shirt, etc) par mois, afin de se constituer une garde robe cousue main complète en une année. J'avais donc fait en janvier dernier une liste de projets, qui me plaisait beaucoup (et que vous pouvez voir ici). Je m'y suis plutôt bien tenue, du moins pour les pièces que j'ai réalisées, même si j'ai accumulé beaucoup de retard au fil de l'année. J'ai rattrapé une grande partie de ce retard au cours de l'été, et c'est ainsi qu'en septembre, j'avais cousu huit pièces sur ma liste : une robe fleurie pour janvier, un jean Safran pour février, un T-shirt Plantain basique en coton gris pour mars, une jupe Chardon en wax pour avril, une combi cache-coeur pour mai, une blouse brodée de fleurs pour juin, un short-culotte fleuri pour août, et une robe-chemise pour septembre. Je me suis montrée plus paresseuse en automne et hiver, mais pour ma défense il y a eu mon déménagement au milieu. Il reste donc 4 pièces qui n'ont pas été réalisées, dont deux pour lesquelles je n'avais pas beaucoup de motivation, ni de projet vraiment bien défini de toute façon, et qui étaient plutôt là en "bouche-trous" pour remplir les deux catégories restantes. J'ai donc reporté une partie de ces projets en 2018.


J'ai également cousu quelques pièces en dehors de ma liste : une robe Moneta (qui était plus une toile portable qu'autre chose à vrai dire), un top Aime comme Magellan inspiré d'un haut Sézane qui attendait d'être réalisé depuis des mois, un costume de Harley Quinn pour le Hellfest composé d'un short Aime comme Manège et d'un T-shirt Plantain, un top et une robe longue pour une de mes amies (OUI INCROYABLE j'ai cousu pour quelqu'un d'autre que ma petite personne ^^), et une housse de fauteuil (oui je la compte dans mes cousettes de l'année, mes fauteuils aussi ont le droit d'avoir des jolies fringues non?). Vous pouvez voir certaines de ces cousettes sur mon Instagram (la robe, le costume d'Harley Quinn et la housse de fauteuil), et je pense consacrer un article à mes nombreuses Aime comme Magellan un de ces jours (comprendre : dans 7 mois et demi, à peu près ^^'). Mais en attendant, voici un retour plus détaillé sur chacune des pièces que j'ai cousues dans le cadre du défi #jecoudsmagarderobecapsule2017. Elles ont toutes leur post dédié, que vous pouvez retrouver en cliquant sur les mois de l'année ci-dessous.


Janvier : une robe rouge à fleurs à partir de la blouse La Brune de Delphine et Morissette. C'est le plus gros échec de mon projet capsule, je ne l'ai jamais mise, à part pour faire des photos... Dans ma précipitation, j'ai choisi un tissu trop raide, et surtout qui colle aux collants... Mais j'aime toujours l'idée donc je compte la refaire dans un crêpe avec des motifs semblables (enfin, si j'arrive à en trouver un qui me convient, j'avais commandé celui-ci chez Aniline mais les fleurs sont trop grosses, et pas plus tard qu'avant-hier j'avais trouvé LE tissu de mes rêves et passé commande, malheureusement il y a eu un problème de gestion des stocks et il était en réalité épuisé :'( ) et raccourcir la ratée pour en faire une blouse! Rien de perdu donc!



Février : un jean Safran (Deer and Doe). J'ai mis beaucoup de temps à le finir, mais c'est l'une des plus grosses réussites de ce projet ! Il n'est pas parfait (notamment au niveau de la fourche, qui est trop tombante) mais je l'ai tout de même porté un nombre incalculable de fois, à vrai dire j'ai même délaissé tous mes autres jeans! Je vais donc probablement m'en coudre un nouveau cette année, ou bien un Ginger de chez Closet Case (ou les deux ^^)



Mars : un T-shirt Plantain (Deer and Doe). Un beau basique dans un tissu tout doux, une merveille de confort, mais malheureusement il prend très vite l'odeur de la transpiration... A refaire dans un autre tissu !



Avril : une jupe Chardon en Wax (Deer and Doe, encore!). Je rêvais d'une jupe de ce genre depuis un bon moment, alors je suis totalement ravie de ma réalisation! J'aimerais lui faire un petit crop top assorti pour l'été prochain.



Mai : une combi cache-coeur, mélange de patrons Tilly and the Buttons et La Maison Victor, dans un tissu Atelier Brunette qui est un vrai régal à porter (bien qu'un chouilla transparent...)! Cette combi, c'est le "secret pyjama" par excellence, dommage que j'aie cafouillé sur les jambes (je ne les ai pas coupées dans le droit fil :s)



Juin : une blouse Aime comme Macumba (Aime comme Marie) au plastron brodé de fleurs (à l'aide d'un cours Artesane). Un projet qui m'a demandé beaucoup de temps mais que j'ai adoré réaliser, et que j'adore porter car c'est tout à fait mon style!



Août : un short-culotte Aime comme Manège (Aime comme Marie) à fleurs. Un projet qui trainait sur ma to-do list depuis des mois, je suis donc très contente de l'avoir enfin concrétisé. J'aime beaucoup ce short léger et confortable, parfait pour l'été.


Septembre : une robe-chemise Reeta (Named) à fleurs (oui, j'avoue, je suis addict aux motifs fleuris!). Bon là j'ai un peu triché car je devais faire une chemise, mais une robe-chemise c'est presque pareil non? ^^ je porte de toute façon très peu de chemises (voire aucune, en fait), alors c'était plus pertinent de faire une pièce que je mettrais plus souvent. Cette robe est ma pièce coup de coeur du projet, un vêtement qui me ressemble vraiment et que je compte garder longtemps !

***

En conclusion, j'ai adoré participer à ce défi, même si je n'ai pas été aussi assidue que je l'avais imaginé en janvier. Ça m'a permis d'exploiter ma collection de patrons et de tissus puisque j'ai essayé au maximum d'utiliser des ressources que j'avais déjà. Me forcer à coudre un vêtement dans chaque catégorie a été bénéfique pour moi, d'une part parce que ça m'a permis de m'attaquer à des types d'habits que je ne couds jamais (ou très peu) comme les pantalons ou les pièces en jersey. D'autre part cela m'a permis d'identifier plus clairement ce que je porte réellement, et de déterminer quels sont mes vrais besoins en matière de vêtements. Parce que coudre des jolies robes, c'est sympa, mais si elles doivent s'entasser dans le placard, alors que je manque de jeans en parallèle, c'est pas très utile... Ceci dit, j'ai aussi pu constater le pouvoir d'une pièce longuement fantasmée et réalisée uniquement pour le plaisir. Je n'avais pas réellement besoin de ma robe Reeta par exemple (j'ai d'ailleurs longtemps lutté mentalement contre ce projet qui m'obsédait), et pourtant je suis tellement heureuse de l'avoir réalisée! C'est certes une n-ième robe à fleurs dans la penderie mais c'est désormais une de mes préférées et elle m'apporte une confiance et une joie incroyable quand je la porte, donc je ne regrette pas une seule seconde d'avoir succombé!

***

C'est donc à partir de ces constatations que j'ai dressé ma liste de projets pour 2018 : j'y ai inclus à la fois des pièces qui correspondent à un réel besoin, d'autres qui répondent à des envies présentes depuis longtemps en moi, et enfin j'y ai reporté les pièces que je n'ai pas réalisées en 2017, qui présenteront en plus l'avantage de me faire progresser sur le plan technique. J'ai, là aussi, essayé de composer cette liste à partir de patrons et de tissus que j'ai déjà en stock, même si je sais que je devrai faire quelques nouveaux achats pour certains projets. Voici donc ce que j'ai prévu pour 2018 :


      *     Un nouveau Jean, soit un autre Safran, soit le Ginger mid-rise de Closet Case, qui a très bonne réputation. Peut-être les deux, qui sait? Un Sew Along du Ginger est en cours de préparation chez Aude, il y a donc de très fortes chances que j'y prenne part.

      *     Un T-shirt Hemlock de Grainline Studio. Parce que même si j'adore les robes, je passe en réalité la majorité de mes journées en jean avec un T-shirt en jersey bien confortable.

      *     Une veste Aime comme Madawan (j'ai le patron depuis ma première visite au CSF en 2015...), dans un jersey gris tout doux, car je me rends compte que je manque de cardigans noir ou gris.

      *     Un pull ou sweat un peu mignon, comme le Kyoto de Papercut par exemple, car là aussi je manque de pulls un peu funky (et puis maintenant que j'habite en Alsace, il serait peut-être bien d'étoffer un peu la garde-robe hivernale !). J'avoue réfléchir aussi à faire un crop-sweat (comme l'Astoria de Colette, dont j'ai déjà le patron) car je porte souvent des jupes taille haute et que je me retrouve coincée au moment de mettre un pull avec... Je suis également tentée par l'idée d'un pull fin à col roulé noir, mais je n'arrive pas à savoir si j'aime réellement cette idée ou si elle est dans ma tête par simple effet de mode...

      *     Une robe Frida de Wear Lemonade, en chambray bleu, qui attend dans ma to-do list depuis des siècles (au moins!). J'espère qu'elle me rendra aussi enthousiaste que ma Reeta! Si j'ai le temps/la motivation, j'en ferai peut-être une deuxième dans un tissu à carreaux acheté exprès pour ça à La Grande Mercerie, mais dans sa variante boutonnée sur le devant.

      *     Une (ou plusieurs) robe Moneta de Colette. Celle que j'ai faite en début d'année dernière est hyper confortable, et j'avais depuis longtemps l'idée d'en faire à manches 3/4 pour l'automne et l'hiver, inspirée par une robe H&M que j'ai beaucoup portée pendant mes études. Quoi de mieux qu'une robe mignonne ET confortable ? J'ai trois jerseys unis qui se prêteront très bien à l'exercice (oui oui, vous avez bien lu, pas de motifs à fleurs pour cette fois!), j'ignore encore s'ils passeront tous à la casserole...

      *      Des culottes. Ça, c'était sur ma liste #jecoudsmagarderobecapsule2017 pour le mois de décembre, mais j'avais en réalité peu d'espoir d'en réaliser car je suis toujours en rush au cours de ce mois. Du coup je reporte l'idée sur 2018, car elle a plein d'avantages : me faire utiliser des chutes de tissu, répondre à un réel besoin (oui, j'ai besoin de culottes confortables, voilà c'est dit! #memepashonte Et si en plus elles peuvent être pas trop moches, cet mieux !), et me faire travailler sur de la lingerie, ce qui demande des techniques parfois différentes de la couture de vêtements. J'ai deux patrons en stock pour ça : Bel Air de Rebecca Meurin (pour du chaine et trame) et Accacia de Megan Nielsen (pour du jersey).

      *     Et enfin, mes deux gros projets que j'ai repris de ma liste de l'an dernier. Tout d'abord un perfecto en suédine brique, le 202 de DP Studio dans un tissu Mondial Tissu. J'ai déjà décalqué le patron (25 pièces !!! Je voulais un ouvrage technique, me voilà servie!) mais malheureusement mes epingles ne se plantent pas dans la suédine donc il va falloir que j'utilise des poids pour maintenir les pièces de patron et que je coupe au cutter rotatif, sauf que je n'ai pas de tapis de coupe... Ça fait des mois et des mois que je repousse cet achat, cette fois je n'ai plus le choix ! J'aimerais aussi lui trouver une doublure un peu plus jolie qu'un simple tissu noir, mais pour l'instant rien ne trouve grâce à mes yeux.

      *     Ensuite, une cape jaune, la Camden de Colette. Je m'interroge un peu sur la praticité de ce genre de vêtement, mais je trouve ça tellement beau qu'il faut que je tente le coup au moins une fois! Et puis comme ça je pourrai me balader sur les marchés de Noël bien au chaud sous ma cape! J'espère juste que ma machine sera en mesure de coudre du lainage...

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Voilà donc pour mes projets de 2018, c'est pas mal chargé non? Bon, j'ai aussi un projet d'Aime comme Magellan qui traîne dans un coin de ma tête depuis des lustres... Plus un pantalon-culotte prévu en 2015, une nouvelle Eliana, pourquoi pas une salopette en suédine, bref, je devrais vivre dans un monde idéal où j'aurais des journées de 72h dédiées uniquement à la couture... Mais tant qu'à rallonger la liste, je vais plutôt y mettre des projets qui ne sont pas pour moi : cela fait une éternité que j'ai promis des chemises à chéri, j'ai une deuxième housse de fauteuil qui attend d'être montée, et je voudrais en faire une pour mon canapé également, avec quelques coussins aussi. Haha, quand je vois la taille de ma liste mais que je pense que je n'ai pas touché ma machine de tout le mois de janvier, je me dis que je ne suis pas au bout de mes peines! En tout cas, vous, vous l'êtes, puisque je clos (enfin!) cet interminable roman-fleuve ^^' Si vous voulez partager vos projets couture (ou tricot!) de l'année en commentaire, faites-vous plaisir, je suis toute ouïe ;) Je vous souhaite un excellent weekend!