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jeudi 23 novembre 2017

Que faire avec des chutes de tissu?

Toute couturière est confrontée au problème des chutes, surtout si, comme moi, on est une radine du tissu qui essaie toujours de caser ses patrons dans un minimum d'espace ^^ Bon, ça peut être un avantage quand on a un peu moins que le métrage prévu par le patron, mais comme la plupart du temps j'achète la quantité recommandée (qui prévoit parfois large, selon les marques!), je me retrouve avec un reste de tissu plus ou moins conséquent sur les bras. Ces chutes s'entassent inexorablement dans un coin de mon bureau, mais je ne peux pas me résoudre à les jeter car je considère que ce serait du gâchis aussi bien écologique (je n'aime pas l'idée que toute cette matière ne soit pas valorisée) que financier, au vu du prix de certaines étoffes! Cela fait donc un petit moment maintenant que je réfléchis aux différentes manières de réutiliser ces différents restes de tissu, et à l'occasion de la semaine européenne de la réduction des déchets, j'ai décidé de vous livrer le fruit de ma réflexion! Double effet Kiss Cool : avec les fêtes qui approchent, cet article vous permettra aussi de faire le plein de bonnes idées pour des cadeaux DIY ;)



Avec des grandes chutes (1 m)


--> Un autre vêtement : c'est la solution la plus évidente, encore faut-il trouver des patrons peu gourmands en tissu. En voici une liste non exhaustive :

Bas : short Ben (Chez Machine, patron gratuit), jupe Tulipe (Dessine-moi un patron), jupe Ginger (Kit by Klo), short Aime comme Manège versions taille haute et taille basse (Aime comme Marie), jupe Aime comme Mini (Aime comme Marie)

Hauts : débardeur Bailen (Pauline Alice, patron gratuit), T-shirt Arsène (Chez Machine, patron gratuit), top Camille (République du Chiffon), top Louise (République du Chiffon), chemise Nadine (République du Chiffon), top Sorbetto (Colette Patterns, patron gratuit)


--> Un vêtement enfant : autre solution évidente, car les patrons enfants réclament un métrage de tissu bien plus faible que les patrons pour adultes. Je ne couds que très rarement pour les petits (à vrai dire, ça ne m'est arrivé qu'une seule fois), mais il existe de nombreuses marques qui font des patrons pour enfants : Ikatee, C'est Dimanche (NUN Studio), Vanessa Pouzet, Aime comme Marie, Delphine et Morissette, et j'en passe!

Avec des chutes moyennes (50 cm)

--> Des empiècements, fonds de poches et cols contrastants : s'il ne vous reste pas assez de tissu pour tailler de nouveaux vêtements, vous pouvez toujours y couper des empiècements pour continuer à porter vos étoffes préférées. Voici une petite liste de patrons qui mettent à l'honneur de jolies découpes : robe Karri (Megan Nielsen), robe Zadie (Tilly and the Buttons), robe et pull Gemma (Named), robe et blouse Anne-Charlotte (Louis Antoinette Paris), blouse La Blonde (Delphine et Morissette), blouse et sweat Bioman (Delphine et Morissette), blouse Pêché mignon (Delphine et Morissette). Si vous cousez des jeans et des shorts, vous pouvez couper vos fond de poches dans des chutes plutôt que d'entamer un nouveau coupon. Idem pour vos blouses et robes à col, qui pourront alors s'agrémenter d'un tissu contrastant!

--> Des sous-vêtements : un excellent moyen de recycler ses chutes, c'est d'en faire des sous-vêtements! Non seulement on a ainsi le plaisir de s'habiller uniquement en vêtements cousus main, culotte comprise, mais la fabrication de pièces de lingerie permet d'apprendre de nombreuses techniques de couture! On peut notamment trouver des patrons de lingerie chez Atelier sur le fil (culotte Bel Air et soutien-gorge Picpus), dans la boutique Etsy Ohhh Lulu Sews (bas, soutiens gorge, caracos, et même porte-jarretelles, le tout avec une touche rétro et/ou cute : non mais regardez-moi cette culotte lapin!) ou chez Madalynne (patrons gratuits de brassières ici et patrons payants en collaboration avec Simplicity ici)

--> Des pochettes : je ne sais pas pour vous, mais moi je fais un grand usage des pochettes en tissu : j'y range mes fils à broder, mes crochets et aiguilles à tricoter, mes bijoux, mes élastiques pour cheveux, mon maquillage, mon nécessaire de survie quand je sors (stylo, carnet, baume à lèvres, Doliprane, ...), bref, je n'en ai jamais assez! La bonne nouvelle, c'est que ça se coud facilement. On trouve de nombreux tutos gratuits sur Internet (par exemple ici, ici, ou ), mais si vous préférez vous lancer avec un patron, la marque Petit Patron est une référence en la matière!

--> Un tote bag : quand vous en aurez marre de faire des pochettes, vous pourrez toujours viser plus grand ;) Vous trouverez un patron gratuit ici, mais vous pouvez aussi simplement coudre deux rectangles de tissu et y ajouter des anses. Prenez tout de même garde à choisir un tissu assez résistant pour ce genre d'ouvrage!

--> Des corbeilles en tissu : parfaites pour ranger des petits trucs qui traînent (par exemple des restes de pelotes de laine ou d'autres chutes de tissu #çasentlevécu ;) ou faire office de cache-pots, ou encore de "poubelle d'atelier" pour ramasser tous les petits fils et bouts de tissu pendant qu'on coud (ça évite de tout mettre par terre et de tout éparpiller ensuite dans les autres pièces #çasentlevécubis ;)

--> Des housses de coussin : bon, on est bien d'accord que c'est pas le projet couture le plus fun à réaliser, mais c'est l'idéal pour recycler vos chutes de tissus à jolis motifs et offrir une nouvelle déco à votre canapé! Et pour un look un peu bohème, ajoutez-y des pompons, ça vous permettra en plus d'écouler vos restes de laine (oui, oui, me regardez pas comme ça, je suis sûre que vous en avez aussi!) (tutoriel ici)

--> Un foulard : rien de plus simple, il suffit de couper un carré ou un rectangle de tissu et de lui faire des ourlets roulottés, et hop, un nouveau foulard! Vous pouvez aussi combiner plusieurs étoffes différentes pour réaliser un foulard tubulaire comme ici.
 Crédits photo : Ohhh Lulu, Pretty Prudent, Petit Patron, Honestly WTF

Avec des petites chutes (20 cm)

--> Des accessoires : headbands (tutos ici ou ), cols Claudine, masque pour la nuit, broches ou barrettes à noeud ou à fleurs (tutos ici et ), lavallières, noeuds papillons, ... Les idées ne manquent pas pour pimper vos tenues (ou celles de votre entourage) avec des accessoires faits main!

--> Du biais ou du passepoil : c'est certes assez casse-pieds à faire (en tout cas, moi je déteste fabriquer du biais!), mais il faut reconnaître que c'est bien pratique de se constituer une réserve de biais et passepoils de toutes les couleurs pour personnaliser vos vêtements, sans compter que ça vous coûte moins cher que d'en acheter dans le commerce !

--> Des maniques pour le four : à faire avec des chutes de tissu en coton ou lin assez épais, voire de la double gaze (pas de synthétique ou de viscose pour ce genre de projet, à moins que vous ne vouliez faire fondre vos maniques dès le premier usage?...) et de la ouate isotherme. C'est le cadeau parait pour les cuisinier(e)s dans votre entourage! Vous trouverez des tutos ici (pour des gants et des maniques carrées) ou (pour des maniques ananas trop mignonnes!)

-->  Du patchwork : pour les plus patientes d'entre vous, le patchwork vous permettra de transformer vos chutes en plaids ou coussins. Promis, ce n'est pas ringard, même Artesane y a consacré un cours! Et pour celles qui sont vraiment motivées, il y a aussi la technique du string quilt, qui consiste à assembler entre elles des bandes de tissu pour en faire un grand panneau, dans lequel on viendra découper ensuite des éléments de patchwork (plus d'infos ici). Je dois dire que je trouve le résultat tellement beau que ça me donne envie de me lancer!

--> Des doudous, poupées en tissu ou des bouillottes : des naissances dans votre entourage? Une petite cousine à qui on ne sait pas quoi offrir? Pas envie d'acheter un n-ième jouet en plastique qui fait du bruit? Vous pouvez facilement recycler vos chutes en doudous (patrons gratuits : doudous à broder, doudou éléphant, et de nombreux autres sur le net ; patron payant de doudou écureuil ici) ou en poupée de chiffon (tuto ici pour une version humaine et pour une version sirène). Vous pouvez aussi transformer les doudous plats en bouillotte, en les remplissant de grains de riz (et pourquoi pas de lavande séchée). Il vous suffira ensuite de les mettre au micro-ondes avec un verre d'eau pour les faire chauffer (attention, utilisez bien évidemment des tissus en lin ou coton pour cet usage, et qui ne contiennent pas de fils métalliques!)

--> Des fonds pour la broderie : qui a dit qu'on ne devait broder que sur des fonds blancs? Pas moi! Broder sur des fonds coloré peut aussi donner un très bon résultat, comme on le voit par exemple sur les travaux de Sarah K. Benning. Autre possibilité : utiliser de petits bouts de tissu pour faire des vêtements pour des personnages brodés, comme le fait l'artiste Elena Caron.

--> Des sacs à vrac ou à lait végétal : avec des restes de tissu fins et légers (de type langes, mousseline ou voile de coton, de préférence bio), vous pouvez fabriquer des sacs à vrac pour vos courses zéro déchets (cousez simplement deux rectangles ensemble et finissez bien les bords pour ne pas avoir de petits fils qui se mélangent à vos denrées, à l'aide d'une surjetteuse ou en faisant des coutures anglaises, puis faites une coulisse sur le haut et glissez-y un lien) ou encore un sac pour filtrer les laits végétaux maison (tuto ici).

--> Des serviettes hygiéniques lavables : encore une possibilité pour recycler des chutes de coton bio (tuto ici). Quand on sait quel volume de déchets génèrent les protections périodiques, le coût que ça représente, et les produits chimiques utilisés pour les blanchir, on a tout intérêt à passer au lavable!

--> Des décorations de Noël : ça, on en parle très vite dans un prochain post ;)

Crédits photo : Elena Caron, Tilly and the Buttons, A Beautiful Mess, Les Enchantées, See Kate Sew, Lula Louise

Avec de très petits bouts (10 cm² ou moins)

--> Des cotons à démaquiller : rien de plus simple : on assemble un rond ou un carré de tissu en coton bio ou en Tencel avec une couche de tissu micro-éponge ou de microfibre (soit endroit contre endroit, en laissant une ouverture pour retourner, ou directement envers contre envers à la surjetteuse), et en un rien de temps, on s'est constitué un stock de cotons ou de lingettes réutilisables! Là aussi, quand on voit le volume de déchets que produisent les cotons à démaquiller, et la quantité d'eau et de pesticides utilisés pour faire pousser cette plante, on se dit que c'est pas du luxe de passer à une solution plus durable. Et cerise sur le gâteau, je les trouve beaucoup plus agréables à utiliser que des cotons classiques qui partent en lambeaux entre les doigts ou sur les cils...

--> Des habits pour poupée : mes premiers essais en couture, c'était des vêtements pour mes Barbies quand j'avais 8 ans. Bon, le résultat ne s'est pas avéré hyper concluant, il faut dire que la plupart des modèles qu'on trouvait à l'époque et qu'on trouve encore aujourd'hui sur Internet sont assez ringards... Mais quand je vois les patrons proposés par C'est dimanche pour leurs poupées en tissu, ça me donnerait presque envie de m'y remettre! Franchement, ces poupées ont une garde-robe bien plus stylée que la mienne!

--> Une guirlande de fanions : encore une idée très simple à mettre en oeuvre : découpez des triangles dans vos chutes à l'aide d'un gabarit en carton, assemblez-les éventuellement deux par deux endroit contre endroit sans fermer le haut, retournez-les et repassez bien à plat, puis assemblez vos triangles en guirlande à l'aide d'un biais, d'un ruban ou d'une cordelette

--> Du bourrage pour coussins : avec tous les micro-bouts qui ne peuvent pas être utilisés (ou même avec les plus gros bouts que vous ne savez pas comment recycler!), on peut rembourrer des coussins (ou des doudous cousus main, d'ailleurs). Je ne vous le conseille évidemment pas pour dormir, mais pour des coussins de déco, ça fait très bien l'affaire!

Avec des fines bandes

--> Du traphilo : les bandes de jersey peuvent être transformées très facilement en traphilo : il suffit de tirer dessus et le tissu va s'enrouler sur lui-même, formant ainsi une sorte de gros "fil" en matière textile aux multiples usages : collier en tissu, suspensions pour plantes en macramé, paniers crochetés ou tricotés, tawashi (éponge lavable) tissé ou crocheté, pompons, tissages muraux, tapis crochetés ou tissés (tutos ici ou ), ...

--> De la ficelle décorative : en enroulant vos bandes de tissus sur elles-mêmes, puis entre elles, vous obtiendrez une ficelle décorative multicolore que vous pourrez utiliser pour emballer vos cadeaux en mode zéro déchet! (Tuto ici : https://mypoppet.com.au/2014/04/scrapbusting-handmade-scrap-fabric-twine.html)

--> Un tapis ou des corbeilles multicolores : un peu sur le même principe que la ficelle décorative, vous pouvez tresser vos bandes de tissu entre elles et assembler les tresses en tapis ou en corbeille (enroulez la tresse en spirale et maintenez-la avec un point zigzag). Vous pouvez aussi simplement crocheter vos bandes de tissu les unes à la suite des autres!

--> Une couronne ou une guirlande de rubans : nouez simplement des petites bandes de tissus et de rubans dans des tons semblables autour d'une base de couronne en fil métallique. Vous pouvez aussi les faire en petit format pour accrocher au sapin, ou en forme de coeur ou d'étoile. Sur le même principe, vous pouvez réaliser une guirlande en nouant vos morceaux de tissu et rubans sur une cordelette.

Crédits photo : Nun Studio/C'est Dimanche, Etsy Blog, Marie Claire Idées, A Beautiful Mess, My Popet Makes, Caroline Vidal

Bon, si avec tout ça vous ne trouvez pas comment vous débarrasser de vos chutes... Et je suis sûre que j'ai oublié plein d'idées, donc si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à les partager!

mercredi 15 novembre 2017

Sauce pommes-frites comme chez l'Américain // Vegan pommes-frites sauce

Faut que je vous dise : j'aime bien le McDo. Enfin, j'aimais bien, puisque aujourd'hui je peux difficilement y trouver de quoi manger (même s'ils ont désormais un burger végé, malheureusement pas végane-friendly...). Sans y être accro non plus, je dois avouer que la combinaison gras-mou-sucré, ça fonctionnait sur moi.


Aujourd'hui, il m'arrive encore d'y aller occasionnellement, quand je suis pressée, que je n'ai pas d'autres options à proximité,que j'ai la gueule de bois,ou que je mange en dehors des heures de repas conventionnelles (en sortant du bardu cinéma par exemple). Dans ces cas là, je me contente d'une portion de frites et d'une petite salade, les deux seules options véganes à la carte. Et vous savez ce qui me manque le plus dans ces moments-là? Pas les burgers ou les nuggets, loin de là, mais la sauce pommes-frites. Vous savez, celle que les serveurs s'entêtent à appeler "mayo" alors qu'elle n'a STRICTEMENT RIEN A VOIR AVEC DE LA MAYO PÉTARD! Hum, pardon... C'est une sauce crémeuse, avec un petit goût d'ail ou d'oignon, mais qui n'est pas végane car elle contient du lait en poudre et des protéines de lait (au passage, si quelqu'un peut m'expliquer à quoi ça sert de fourrer des protéines de lait partout, et surtout dans les trucs qui n'en ont a priori pas besoin comme dans les totilla chips -oui oui, c'est du vécu- ça serait sympa!). Voilà, allez savoir pourquoi je fais une fixation sur ce truc industriel, gras et sucré, mais c'est comme ça.


C'est en testant une recette de mayonnaise végane à l'aquafaba hyper bluffante (dans le livre Aquafaba de Sébastien Kardinal et Laura Veganpower, mais vous pouvez trouver une recette similaire ici) que j'ai eu l'idée de recréer cette fameuse sauce, car la texture obtenue était très similaire à la mayo-qui-n'est-pas-de-la-mayo de chez McDo. J'ai donc essayé de reproduire son profil aromatique à partir de la liste des ingrédients, ce qui n'était pas facile car elle mentionne seulement "épices dont moutarde"... #secretindustriel... Je suis partie sur une combinaison de vinaigre, moutarde, poivre, ail et oignon en poudre, ciboulette ciselée (j'ai supposé que c'était ça, les petits bouts verts dans la sauce MacDo, hein :D), mais aussi miso blanc et sirop d'érable pour apporter une touche sucrée et un brin d'umami. Résultat : ce n'est pas exactement pareil, mais on s'en rapproche plutôt bien, en tout cas suffisamment pour contenter mes papilles (et celles de chéri, qui a adoré cette sauce!) Je déclare donc officiellement la réussite de la mission "sauce pommes-frites végane", et je m'attelle à la suivante : la sauce curry des nuggets ;) 



Sauce pommes-frites végane {végétalien, sans gluten, sans noix}
Pour un petit pot :
- 25ml d'aquafaba
- 10ml de vinaigre de cidre
- 100ml d'huile de tournesol ou de colza
- 1 cc de moutarde de Dijon
- 1 cc de miso blanc
- 1/2 cc ail en poudre
- 1/2 cc oignon en poudre
- 1/4 cc poivre
- 1/4 cc sel
- 1 cc sirop d'érable ou d'agave
- 1cs de ciboulette ciselée

Dans un doseur assez large pour y faire passer un mixeur plongeant, mettre tous les ingrédients sauf l'huile et la ciboulette.

Mixer brièvement au mixeur plongeant pour homogénéiser.

Ajoutez l'huile en filet en mixant en même temps, puis continuez à mixer pendant quelques minutes, jusqu'à ce que la sauce s'émulsionne et devienne crémeuse.

Ajoutez la ciboulette ciselée et servez avec frites (ou des nuggets, ou dans un burger, ou même avec des haricots verts vapeur #yolo).

La sauce se conserve plusieurs semaines dans un pot en verre au frigo.


Vegan pommes-frites sauce {vegan, gluten-free, nut-free}
Yields 1 small jar :
- 25 ml aquafaba (1 tbsp + 2 tsp)
- 10 ml apple cider vinegar (2 tbsp)
- 100 ml sunflower or canola oil (a little less than 1/2 cup)
- 1 tsp Dijon mustard 
- 1 tsp white miso paste
- 1/2 tsp garlic powder
- 1/2 tsp onion powder
- 1/4 tsp salt - 1/4 tsp pepper
- 1 tsp maple syrup
- 1 tbsp chopped chives

In a measuring glass that is wide enough for a immersion blender to fit in, place all the ingredients but the oil and chives. 


Blend briefly with an immersion blender to homogenise.


Slowly and constantly pour the oil in, blending at the same time. Keep blending until the sauce gets thick and creamy like mayo.


Add the chopped chives and serve. 


The sauce keeps for a few weeks in a glass jar in the fridge.

samedi 11 novembre 2017

{Plates #4} Onigiri bowl

Une fois n'est pas coutume, je poste un samedi soir, en synchro avec mon post Instagram, pour vous présenter une nouvelle assiette composée, d'inspiration nippone, et dont je me suis régalée en début de semaine. On y trouve :


- des onigiris (boulettes de riz) au sésame noir, décorées avec des petites fleurs de carottes. Pour cela, j'ai taillé des lamelles de 2 mm, puis j'y ai découpé des fleurs avec un emporte-pièce, et je les ai faites cuire à la vapeur en même temps que le riz dans le panier dédié de mon cuiseur à riz. J'ai mélangé le riz avec l'assaisonnement restant des brocolis, puis j'ai placé une fleur de carotte dans mon moule à onigiris, recouvert avec du riz, une autre fleur, puis pressé le tout avec le couvercle du moule.

- du brocoli cuit à la vapeur, sauce goma-ae : graines de sésame noir (je n'avais plus de blanc) grillées et pilées, sauce soja, vinaigre de cidre. Je me suis inspirée de ce post Instagram de @shisodelicious (un des mes comptes favoris du moment qui me donne envie de me nourrir uniquement de bentos!)

- de la courge (ici, une bleue de Hongrie) braisée au miso et saké. La recette est ici.

- des champignons shiitake revenus à la poêle avec une gousse d'ail.

Une fois que je l'ai eu englouti, j'ai réalisé que j'avais oublié d'y mettre aussi un peu de chou lactofermenté au curcuma et fenouil :( tant pis, ça me donne une occasion pour refaire une assiette de ce genre, mais sans oubli cette fois-ci!

Passez un excellent dimanche, et surtout restez bien au chaud ;)

mercredi 8 novembre 2017

Petites tourtes aux blettes, tomate et olives // Swiss chard, tomato and olive handpies

Après une petite semaine d'interruption pour cause de déménagement (eh oui, j'ai quitté la Drôme pour l'Alsace, et je ne pensais pas que défaire les cartons pourrait être encore plus ch*ant que de les faire!), me voici de retour avec des petites tourtes aux blettes. Ouaaais, youpiiiii, cris de joie dans l'assemblée et foule en délire... Je sais, je sais, les blettes, c'est pas le légume le plus sexy (mais c'est toujours mieux que les endives et les choux de Bruxelles hein!). Moi-même, je les ai détestées pendant longtemps, ne connaissant que l'espèce de bouillie marronnasse de cotes trop cuites qu'on nous servait à la cantine (sans crème ni rien hein, jute des cotes de blettes bouillies à l'excès #miam). Et puis, quand j'étais étudiante et adhérente dans une AMAP, j'en trouvais régulièrement dans mes paniers, et il a bien fallu que je me réconcilie avec elles. Et vous savez quoi? En fait, c'est très bon les blettes, et il existe plein de façon de les cuisiner : en gratin, en tarte, en sauce, sautées, dans des lasagnes, ... Si on a souvent tendance à les associer avec de la crème ou du fromage, elles se marient également très bien avec des saveurs plus méditerranéennes comme la sauce tomate et les herbes de Provence.



C'est d'ailleurs ce que je vous propose aujourd'hui : des petites tourtes garnies de blettes cuites avec des dés de tomate, des olives et des pignons, parfaites pour ensoleiller un peu les jours pluvieux d'automne. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que j'ai développé un certain goût pour ce genre de petites bouchées (en cette saison, vous pouvez aussi tester mes samoussas à la pomme de terre et citron confit, ou mes tourtes épinards-patate douce), qui peuvent se manger chaudes ou froides, en entrée ou en plat accompagnées d'une soupe ou d'une salade, ou qui trouvent facilement leur place dans un pique nique ou un buffet. Elles demandent certes un peu de travail, mais on peut les faire en quantité et les congeler pour plus tard (oui, j'aime bien congeler mes plats, c'est toujours utile les soirs de flemme ou quand je rentre de déplacement pro!). Bon, et vous les blettes, vous aimez ou pas? Vous avez une recette miracle pour les préparer?

Tourtes aux blettes, tomate et olives {végétalien, sans soja, sans noix}
Pour environ 8 petites tourtes :
Garniture :
- une petite botte de blettes (cotes et feuilles), environ 300 g
- 1 petit oignon ou une échalote
- 1 gousse d'ail
- 400 g de pulpe de tomate en dés (en boîte ou fraîche)
- une dizaine d'olives noires
- 1 cs de pignons de pin (optionnel)
- quelques feuilles de basilic frais (en saison)
- 1/4 cc d'origan séché
- huile d'olive
- sel, poivre au goût
Pâte :
- 150 g de farine de blé T80
- 50g g de farine d'épeautre bise (ou de farine de blé T80)
- 5 cs d'huile d'olive (ou une autre huile qui tient la cuisson)
- 1/2 cc de sel fin
- lait végétal pour dorer (optionnel)

Emincez finement l'oignon et hachez ou écrasez la gousse d'ail. Découpez les cotes de blettes en tronçons de 5 mm et hachez grossièrement les feuilles. Ciselez le basilic. Dénoyautez et hachez les olives.

Faites chauffer de l'huile d'olive dans une poêle et faites-y revenir l'oignon et les les cotes de blette quelques minutes, jusqu'à ce que les oignons deviennent translucides. Ajoutez les feuilles de blette et l'ail et faites cuire quelques minutes supplémentaires, jusqu'à ce que le parfum de l'ail se dégage.

Ajoutez la tomate, le basilic et l'origan, ainsi qu'un demi-verre d'eau, couvrez et laissez mijoter à feu très doux pendant une demi-heure, jusqu'à ce que les cotes de blettes soient bien tendres. Si besoin, rajoutez un peu d'eau au fur et à mesure de la cuisson.

Quand les blettes sont tendres, ajoutez les olives et les pignons de pin et mélangez bien. Augmentez le feu pour que le liquide excédentaire s'évapore, la garniture doit être bien sèche. Salez et poivrez au goût.

Pour la pâte : mélangez les farines et le sel dans un saladier. Ajoutez l'huile et sablez du bout des doigts. Versez de l'eau petit à petit en pétrissant jusqu'à former une boule. Etaler sur un plan de travail et découper des grands cercles à l'aide d'un bol et les enfoncer dans des moules à muffins.

Garnir chaque tourte avec la farce aux blettes en laissant un espace de 5 mm en haut pour la refermer. 

Découper des disques de pâte de diamètre légèrement plus grands que le haut des tourtes. En poser un sur chaque tourte et la refermer en scellant les bords. Faire une ou plusieurs petites incisions sur le dessus de chaque tourte et dorer à l'aide d'un peu de lait végétal.

Enfournez pour 20 à 30 minutes à 180°C, jusqu'à ce que les tourtes soient bien dorées sur le dessus. Démouler et servir chaud, tiède ou froid. Les tourtes peuvent être congelées après cuisson et réchauffées au four.



Swiss chard, tomato and olives handpies {plant based, soy-free, nut-free}
Yields 8 handpies :
Filling :
- a bunch of Swiss chard (approx. 300 g, stems and leaves)
- 1 small onion or shallot 
- 1 clove garlic
- 400 g diced tomato (fresh or canned)
- a dozen black olives
- 1 tbsp pine nuts (optional)
- a few fresh basil leaves (in season)
- 1/4 tsp dried oregano 
- olive oil 
- salt, pepper to taste 
Dough :
- 150 g semi-whole wheat flour or all purpose flour 
- 50 g spelt flour (or more wheat flour)
- 5 tbsp olive oil (or another heatproof oil)
- 1/2 tsp fine sea salt
- plant milk for glazing (optional)

Wash and dry the Swiss chard, slice the stems in 5 mm (0.2 inch) pieces and coarsely choppe the leaves. Finely mince the onion and the garlic. Finely chop the basil. Pit and chop the olives.

Heat some olive oil in a pan, add the onion and the chard stems and cook until the onions are transluscent. Add the chard leaves and the garlic, and cook until fragrant.

Add the diced tomatoes, basil, oregano, and 1/2 cup (125ml) water. Cover and cook on low heat for 1/2 hour, or until the chard stems are very soft. Add water as needed during this time.

When the chards are soft, add the chopped olives and pine nuts and toss well. Increase the heat and cook to remove any excess water, the filling must be quite dry. Season to taste.

To make the dough, mix the flours and salt in a wide bowl. Add the oil and rub into the flour with your fingertips. Add water gradually, kneading with your hands, until a soft ball of dough forms.

Roll the dough onto a floured surface and cut large discs using a pastry cutter or a bowl or glass turned upside down. Push each disc into a muffin tin.

Stuff each pie with the chard filling, leaving a small space on top to close them.

Cut smaller discs of dough (they must be slightly larger than the top of your pies), place one disc on top of each pie and seal by pinching the edges. Make a few small openings on top of each pie and glaze with plant milk.

Bake at 180°C (350F) for 20 to 30 minutes, or until golden on top. Serve hot, lukewarm or at room temp. The pies can be frozen after baking and reheated in the oven.

mercredi 25 octobre 2017

#Hallowctober : sélection de lectures et de films fantastiques pour Halloween

J’ai un peu du mal à trouver comment entamer cet article. Avec le regain d’été de ces dernières semaines, je ne me sens pas très touchée par l’atmosphère «Halloween-esque » qui règne  habituellement à cette période de l’année. Le fait que je sois en pleine préparation d’un déménagement ne m’aide pas, difficile d’avoir envie de décorer mon appart aux couleurs automnales et de creuser une citrouille alors que je dois emballer tout mon bordel dans des cartons… Malgré ça, j’ai quand même été inspirée par l’article de Victoria publié le mois dernier, et j’ai eu envie de faire une petite sélection de livres et films à l’ambiance fantastique et (légèrement) horrifique, que j’affectionne tout particulièrement en octobre (ok, et tout le reste de l’année en fait, soyons honnêtes ^^). J'ai volontairement choisi de ne pas y mettre de séries, d'une part parce que, étrangement, j'en regarde assez peu dans le genre fantastique/horreur, et d'autre part parce que je me suis dit que d'ici à Halloween, vous n'aurez peut-être pas le temps de regarder une ou plusieurs saisons d'une nouvelle série! (Bien que si vous ne connaissez pas Stanger Things, je vous la conseille fortement, d'autant plus que la seconde saison sort dans deux jours!)


Romans

Marina, de Carlos Ruiz Zafon : Découvert via le Club Lecture MS en octobre dernier, ce roman a été un vrai coup de cœur pour moi ! Son ambiance et son intrigue très mystérieuses, et son style poétique, teinté d’une douce mélancolie, en font une lecture idéale pour le mois d’octobre. Retrouvez ici un avis plus complet sur ce titre.

Shining, de Stephen King : Autant vous prévenir de suite: c’est l’ouvrage le plus effrayant de ma sélection. Je ne suis pourtant pas très impressionnable en matière de littérature et de cinéma fantastique et d’horreur (enfin, tant que ça ne devient pas trop gore), mais je dois avouer que la lecture de Shining a su déclencher en moi de véritables frissons d’épouvante (du moins la première partie du roman en tout cas, qui décrit les visions terrifiantes du jeune Danny). Alors si vous souhaitez vous faire un peu peur pour Halloween, c’est assurément l’ouvre qu’il vous faut! Vous pouvez également prolonger le plaisir avec l’adaptation cinématographique réalisée par Stanley Kubrick, qui, bien qu’occultant une partie de l’intrigue, est excellente.

Nouvelles et textes courts

Carmilla, de Sheridan Le Fanu : Autre coup de cœur que je dois au Club Lecture MS, cette nouvelle gothique était présente dans la sélection de ce mois-ci. C’est donc tout récemment que j’ai découvert cette œuvre, pilier du mythe du vampire dans la littérature, et j’ai été véritablement conquise par sa lecture. C’est pour l’instant l’ouvrage que j’ai préféré parmi tous ceux de la sélection (que j’ai décidé de lire intégralement cette année, il ne me reste plus que Les Mystères de La Forêt sur lequel je n’arrive pas à mettre la main…). J’ai été charmée par l’ambiance étrange et légèrement angoissante du récit, que j’ai trouvé beaucoup moins « daté » que celui des autres œuvres. On y suit la lente dégradation de la santé de la narratrice après l’arrivée d’une mystérieuse et sensuelle invitée du nom de Carmilla, qui s’avèrera porter un secret bien étrange…

Ainsi naissent les fantômes, de Lisa Tuttle : J’ai découvert cette auteure, malheureusement peu traduite en français, complètement par hasard, en achetant ce recueil de nouvelles sur un coup de tête, et j’ai adoré les textes qu’il contient ! Les thèmes abordés sont variés, mais on y trouve toujours une petite pointe d’épouvante qui les rend tout à fait appropriés pour la saison!

Trajets et itinéraires de la mémoire, de Serge Brussolo: Pour moi, Serge Brussolo est un peu le Stephen King français, avec son imagination absolument débordante et ses récits fantastiques teintés d’épouvante. J’ai eu du mal à sélectionner une seule de ses œuvres pour cet article, d’une part parce que j’en ai lu tellement que j’ai fini par en oublier leur titre, et d’autre part parce que beaucoup d’entre elles auraient leur place dans cette liste. J’ai fini par choisir ce recueil de nouvelles (dont certaines sont carrément glaçantes!) car c’est à mon avis le format idéal pour découvrir la plume et l’univers de cet auteur si prolifique.

Le Mythe de Cthulu, de H. P. Lovercraft : Je termine cette liste avec un grand nom de la littérature fantastique, H. P. Lovecraft, créateur du célèbre et mystérieux Cthulu, une divinité extraterrestre monstrueuse qui hante l'esprit des hommes. Même si je reconnais que le style est particulier, et qu'il faut parfois faire abstraction du côté misanthrope de l'auteur, ses nouvelles sont pour moi une référence, mêlant habilement science-fiction et fantastique (au sens premier du terme, à savoir l'irruption de phénomènes irrationnels dans la normalité du quotidien). En résultent des textes tout à fait glaçants, parfaits pour la saison! Le recueil que j'ai choisi ici tourne autour de Cthulu et de ses acolytes, et de leurs manifestations dans l'esprit des hommes, mais il existe de nombreux autres recueils traitant d'autres thèmes si les divinités extraterrestres ne sont pas votre tasse de thé!

Manga

xxxHolic, de CLAMP : Avis aux amateurs d’occulte, d’histoires de fantômes et de mediums, et de folklore japonais, ce manga est fait pour vous! On y suit les aventures de Kimihiro Watanuki, un jeune homme hanté depuis son enfance par des visions et poursuivi par des créatures que lui seul perçoit. Un jour, il pénètre dans une étrange boutique qui exauce les vœux, et qui n’apparaît qu’à ceux qui ont des souhaits à formuler. Mais attention, toute requête accordée demande un juste paiement en échange, et Watanuki se retrouvera donc à jouer le rôle d’homme à tout faire pour Yûko, la mystérieuse propriétaire du lieu. Tour à tour inquiétant et plein d’humour, et servi par les sublimes dessins d’inspiration Art Nouveau du quatuor CLAMP, ce manga est incontestablement un de mes préférés!

Films

Sleepy Hollow, de Tim Burton : Impossible pour moi de dissocier Halloween et Tim Burton, tant l’univers de ce réalisateur correspond à l’ambiance mystérieuse et fantastique de cette célébration, du moins à mes yeux. En fait, je pense même que c’est à partir des films de Tim Burton que j’ai construit mon imaginaire d’Halloween. Je pourrais citer bon nombre de ses films dans cette liste, aussi bien parmi ceux qu’il a réalisés ou bien parmi les films d’animation qu’il a produits, mais mon préféré est incontestablement Sleepy Hollow. C’est à mes yeux l’un de ses films les plus réussis (avec Edward aux mains d’Argent et Big Fish), celui où son univers est le plus abouti (avant de tomber dans sa propre caricature par la suite...) et celui dont l’atmosphère et l’intrigue sont les plus Halloween-esque de toute son œuvre!

Le Labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro : Autre grand nom du cinéma fantastique, Guillermo del Toro signe ici à l’atmosphère toute indiquée pour Halloween. Il narre l’histoire d’une fillette espagnole, désignée par un faune comme étant la nouvelle reine des fées, et qui devra accomplir trois épreuves afin de regagner son trône, alors qu’en parallèle la révolution anti-franquiste fait rage. Une œuvre à la fois magnifique, émouvante et effrayante (mais pas trop, je vous rassure!)

Les Frères Grimm, de Terry Gilliam : Encore un réalisateur que j’affectionne beaucoup (bien que j’ai récemment appris qu’il s’est montré totalement odieux avec Lena Headey durant le tournage des Frères Grimm, ce qui le fait considérablement baisser dans mon estime…), Terry Gilliam revisite dans ce film les contes de notre enfance. Il oppose deux frères, l’un croyant à la magie et l’autre non, qui se font passer pour des chasseurs de fantômes et autres créatures fantastiques qu’ils créent de toutes pièces afin d’acquérir richesse et notoriété. Mais un jour, nos deux héros sont appelés dans un village où sévit une vraie sorcière… Ont-ils affaire à une faussaire plus expérimentés qu’eux, ou à une vraie manifestation surnaturelle?

A Cure for Life, de Gore Verbinsky : Un film que j'ai vu il y a peu (et pourtant ça faisait un moment que je souhaitais le regarder, mais je l'avais raté au cinéma) et qui m'a beaucoup plu, malgré son accueil critique mitigé. Je l'ai pour ma part trouvé très beau et glaçant, voire même cauchemardesque, et j'ai apprécié la façon dont le personnage principal flirte avec la folie, ainsi que le dénouement digne d'un roman gothique.

La famille Adams, de Barry Sonnenfeld : Et pour finir cette liste, un film tout à fait incontournable : en effet, que serait Halloween sans la célèbre Famille Adams ? Bien qu’étant plutôt une comédie, ce film reste pour moi un indispensable en cette période!

Et vous, avez-vous des lectures et films favoris que vous lisez/regardez à l'approche d'Halloween? Si vous avez des recommandations à me faire, je suis toute ouïe ;)

mercredi 18 octobre 2017

Poêlée de riz et de quinoa à l'équatorienne (+ quelques photos de l'Equateur) // Ecuadorian rice and quinoa stir-fry (+ a few travel pictures from Ecuador)

L’autre jour, mon téléphone m’a affiché une notification me proposant de « revivre une journée » que j’avais immortalisée en photo il y a deux ans, et mise dans un album photo en ligne afin de pouvoir partager les clichés avec les autres personnes présentes ce jour-là. J’ai beau trouver cette intrusion de plus en plus visible de Google, Facebook and co dans nos vies privées, j’étais quand même contente de ce rappel, car les photos en questions étaient celles de mon voyage en Equateur. Cela fait donc deux ans que j’ai vécu cette incroyable aventure, deux semaines au sein de trois communautés kichwas, dans les Andes et en Amazonie, mon premier grand voyage hors d’Europe. J’ai encore de nombreux souvenirs très vifs de mon séjour, qui fut parsemé d’expériences plus extraordinaires les unes que les autres : voir la force de Coriolis s’inverser d’un côté et de l’autre de la ligne d’équateur, marcher dans les pâturages andins à plus de 3000m d’altitude, planter des tubercules locaux, tondre un mouton et récolter du quinoa, grimper à plus de 5000m d’altitude sur l’un des volcans les plus hauts du monde, faire de la pirogue et pénétrer dans la forêt amazonienne, … Et surtout, le sourire, l’hospitalité et la gentillesse de ceux qui nous ont accueillis, leur fierté de partager une part de leur culture et de leur savoir, tout cela me marquera à jamais.



Lorsque j’étais rentrée, j’avais prévu de partager tous ces beaux moments ici, mais force est de constater que de trier et retoucher plus de 1000 photos demande un temps et surtout une motivation que je n’ai pas encore trouvés (mais vous pouvez tout de même avoir un petit aperçu ici, avec une sélection de mes clichés préférés). J’avais également prévu de partager des recettes inspirées de plats que j’avais goûtés là bas, car j’adore découvrir les spécialités culinaires locales quand je voyage, et je m’efforce toujours de ramener ces nouvelles saveurs dans ma cuisine à mon retour (comme par exemple cette soupe aux pois cassés et légumes, rapportée de Cuba en mars dernier). J’ignore si je trouverai un jour l’énergie pour rédiger quelques posts sur mon voyage en Equateur (et également à Cuba…), mais en tout cas, en ce qui concerne la recette, j’ai aujourd’hui décidé de remédier à mon oubli en vous présentant une poêlée de riz et de quinoa adaptée d’un plat que j’avais dégusté là bas. 



Je me souviens parfaitement du cadre dans lequel il nous a été servi. C’était notre dernière journée au sein de la communauté de San Martin Alto, et le programme de la journée était chargé: tout d’abord, une visite du marché de Colta, en commençant par le marché aux animaux. J’avoue ne pas avoir été très enthousiaste à cette idée, craignant de voir des bêtes attachées, traînées de force vers des camions, peut-être même abattues dans un coin du marché, mais nous n’avons heureusement rien vu de tout ça. Les propriétaires des animaux (des moutons et des cochons) se tenaient à côté de ces derniers qui, bien que retenus par des cordes, étaient généralement très calmes. Il n’y avait donc aucune violence pratiquée sur les bêtes. C’était tout de même difficile pour moi de voir ce genre de scène, en sachant pertinemment quel était le sort final qui leur était réservé (bien que certains moutons fussent vendus uniquement pour leur laine), même si je garde en tête des images très fortes et très belles, comme cette femme vêtue de ses habits traditionnels et qui se tenait à côté du plus grand mouton que j’aie jamais vu, et qui a, malheureusement pour moi, refusé que je la prenne en photo (sentiment que je comprends parfaitement, je n’ai d’ailleurs pas insisté!).



Puis nous sommes passés au marché aux fruits et légumes, beaucoup plus supportable pour moi. Bananes, agrumes, poivrons, céréales et légumineuses, herbes aromatiques, et autres denrées qui m’étaient inconnues mêlaient leurs couleurs à celles des ponchos de leurs vendeurs, tous coiffés de ce petit chapeau typique de la région. Nous avons également traversé un marché d’artisanat, où des hommes fabriquaient des vêtements, penchés sur de vielles machines à coudre Singer à pédale.





Nous avons ensuite repris la route en direction du fameux volcan Chimborazo, dont la silhouette imposante ornait l’horizon. Nous avons alors entamé une mini randonnée, suivant un sentier qui serpentait et grimpait doucement à travers un paysage lunaire, rendu plus mystérieux encore par des voiles de brumes qui flottaient çà et là, masquant le sommet du volcan et charriant de temps à autre de minuscules flocons de neige. Bien que nous n’ayons que 300m de dénivelé à parcourir, ce fut une épreuve difficile car nous avions démarré notre ascension à 4700m, et les effets de l’altitude se faisaient fortement sentir, sauf, évidemment, pour notre guide qui nous a confié être déjà monté plusieurs fois jusqu’au sommet, situé à plus de 6000m. Les plus courageux (dont j’ai fait partie, après avoir longtemps hésité cependant, car j’étais déjà fatiguée par le trajet parcouru jusqu’à présent) pouvaient monter de 100m supplémentaires pour arriver à la limite d’ascension autorisée sans entraînement spécifique. Nous sommes ensuite redescendus jusqu’à notre minibus, et je peux vous dire qu’à ce stade de la journée, j’étais véritablement affamée. J’ai donc accueilli avec joie l’assiette qu’on me tendait, remplie de cette fameuse poêlée de quinoa et de riz agrémentée d’oignon, de carotte, de petits pois, et de petits morceaux de poulet (bien que végétarienne à l’époque, j’avais fait le choix d’accepter sans réserve la nourriture qui me serait proposée sur place, sachant que je me trouverais dans un pays moins aisé que le mien où la viande constitue encore une part importante de l’alimentation. J’ignore cependant si je prendrais la même décision aujourd’hui.)


C’était sans compter sur le casse-*** du voyage (il y en a toujours un dans les groupes de voyages organisés, et je vous jure que cette fois-ci, c’était pas moi!) qui a décrété qu’on n’allait quand même pas manger dans le minibus, que ça allait sentir et que ce serait mieux de rester dehors. Au vu du froid qui régnait à 4700m, l’opération semblait un peu compromise, alors nous avons remballé le pique-nique sans avoir pu en avaler la moindre bouchée, et nous avons repris la route, redescendant le volcan vers notre prochaine étape, où la température serait plus clémente. Je ne sais pas combien de temps nous avons roulé, probablement pas plus d’une heure, mais j’étais à l’agonie tellement j’avais faim, et les derniers mètres parcourus en cahotant sur un sentier au milieu des champs m’ont paru interminables. Quand nous nous sommes enfin arrêtés, nous étions entourés de pâturages et d’alpagas, mais surtout d’une brume humide qui nous glaçait jusqu’aux os et qui nous a contraints à… nous replier dans le minibus pour manger. Voilà. Autant vous dire qu’après tout ça, cette poêlée de quinoa, qui était encore chaude par je ne sais quel miracle, m’a semblé être le meilleur repas de ma vie!




La recette que je vous présente aujourd’hui est une très légère adaptation de ce plat, reconstituée à partir des notes que m’a donné notre guide. J’ai bien entendu supprimé le poulet, que j’ai remplacé par des champignons, mais vous pouvez aussi y mettre du tofu ou du seitan émietté à la place. J’ai également ajouté une petite pincée de curcuma pour colorer le plat en jaune afin de le rapprocher visuellement de l’original, mais j’ignore ce qui lui donnait alors cette teinte (peut-être l’oignon ?). Je ne suis pas sûre de faire les choses tout à fait correctement car certains passages ne sont pas très clairs, mais en tout cas le résultat reste délicieux et me ramène deux ans en arrière dès la première bouchée. J'espère que cet article mi-culinaire, mi-voyage vous aura plu, en tout cas moi je suis heureuse de m'être replongée dans ces beaux souvenirs!





Poêlée de riz et de quinoa comme en Equateur {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 1 verre (20cl) de riz (environ 120 g)
- 1 verre (20cl) de quinoa (environ 120g)
- 5 ou 6 champignons de Paris de taille moyenne
- 1 oignon rouge ou jaune
- 1 carotte
- 100 g de petits pois, frais ou surgelés
- 1 pincée de curcuma
- huile végétale
- sel

Nettoyez l'oignon pour en retirer la terre et coupez la base pour retirer les racines. Coupez-le en deux sans le peler (retirez au besoin la première feuille externe si elle est très sale ou abîmée). Pelez la carotte et coupez-la en petits dés d'environ 5mm de côté. Détaillez les champignons en tranches. Rincez le quinoa et égouttez bien.

Portez une casserole d'eau à ébullition et blanchissez les carottes et les petits pois pendant 10 minutes. Retirez à l'aide d'une écumoire et réservez. Conservez l'eau chaude pour la cuisson du riz et du quinoa.

Placez le riz dans une casserole avec deux fois son volume d'eau (réutilisez l'eau de cuisson des petites pois et carottes) et un demi-oignon. Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire 10 minutes à couvert, à petite bouillons. Le riz doit avoir absorbé tout le liquide. Réservez l'oignon et le riz cuit.

Répétez l'opération pour le quinoa, mais avec 2 à 3 fois son volume d'eau. (Je suppose qu'il est aussi possible de faire cuire tous les aliments en même temps dans une seule casserole, pour un gain de temps et de vaisselle).

Récupérez les deux moitiés d'oignon qui ont cuit avec le riz et le quinoa, pelez-les et détaillez-les en lanières.

Faites chauffer de l'huile dans une grande poêle. Faites-y revenir à feu moyen l'oignon, la carotte (si cuite à part) et les champignons avec une pincée de sel et de curcuma, pendant une dizaine de minutes. Les légumes doivent être tendres et les champignons doivent avoir réduit.

Ajoutez le riz, le quinoa et les petits pois et mélangez bien pour tout incorporer. Faites revenir pendant quelques minutes, en remuant régulièrement, jusqu'à ce que tous les ingrédients soient chauds et servez.



This dish is inspired by a rice and quinoa stir fry I had during my trip in Ecuador 2 years ago. On that day, we visited a market, then hiked on one of the highest volcano on Earth. When lunch time arrived, I was starving and this quinoa stir fried was happily welcomed in my belly. I loved it so much that I asked our guide for the recipe. It was originally made with chicken, but since I don't eat meat anymore, I used mushrooms instead. I also added a pinch of turmeric because the original dish somewhat had a yellowish colour. I am not sure my recipe is done properly as the notes that my guide gave me aren't very clear, but it is still very good and reminds me of that amazing day!


Ecuadorian quinoa and rice stir-fry {plant based, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 1 cup uncooked rice (120g)
- 1 cup uncooked quinoa (120g)
- 1 cup fresh or frozen green peas (100g)
- 1 red or yellow onion
- 1 carrot, peeled and diced
- 5-6 medium button mushrooms, cleaned and sliced
- 1 pinch turmeric
- vegetable oil
- salt

Brush the onion to remove the dirt. Cut off its root and slice in half, keeping the skin on (you can remove the external layer of skin if it's dirty or damaged). Clean and slice the mushrooms. Peel the carrot and chop it in 1/2-inch (5mm) pieces. Rince and drain the quinoa.

Bring a pot of water to boil and blanch the carrots and peas for 10 min. Remove with a slotted spoon and reserve the cooking water for cooking the rice and quinoa.

Place the rice and one half of the onion (skin on) in a pot and add 2cups of water. Bring to a boil, the lower the heat and cover. Cook for 10 minutes. The rice should have absorbed all the water. Reserve the cooked rice and onion and repeat with the quinoa, this time using 2 to 3 cups water. Alternatively, you could cook all the ingredients (carrots, peas, rice and quinoa) together to save time.

Pick the cooked onion from the rice and quinoa, peel and slice it.

Heat 1 tbsp oil in a large pan, add the onion, mushrooms and carrots (if cooked separately) and fry for 10 minutes on medium heat with a pinch of salt and turmeric. Add the cooked rice, quinoa and peas and stir well. Cook a few more minutes, stirring often so that it doesn't stick to the bottom of the pan and serve hot.

mercredi 11 octobre 2017

Steaks de quinoa façon chorizo // Chorizo-flavoured quinoa burgers

Vous savez quoi? Je n'ai jamais autant mangé de burgers que depuis que je suis végéta*ienne! Qui a dit que la cuisine végane était synonyme de privations? Il faut dire que je n'ai jamais vraiment aimé les steaks hachés (surtout s'ils étaient saignants!), et que je ne suis pas non plus une grande amatrice de fromage, alors forcément, les possibilités étaient assez limitées et les burgers n'exerçaient pas un attrait formidable sur moi... Mais depuis que je fais des burgers végé, je ne peux plus m'en passer! Il y a tellement de combinaisons de saveurs possibles pour le steak, entre les légumineuses, les céréales, le tofu/tempeh, et les légumes, et tellement de variantes d'assaisonnements, qu'il est impossible de se lasser, il y a toujours un nouveau burger à tester ou à inventer!


Pour celui-ci, je me suis inspirée d'une recette de chorizo végétal absolument bluffante de Sébastien Kardinal (dans le livre Ma petite boucherie végane aux Editions La Plage). L'assaisonnement est d'une justesse incroyable, on retrouve vraiment les saveurs du chorizo, et j'ai donc voulu réaliser des burgers avec ce profil aromatique si particulier. J'ai donc fait cuire mon quinoa dans un liquide de cuisson parfumé avec du poivron rouge et des épices, et j'y ai ajouté des oignons et des champignons parce que c'est trop bon ^^ Pour avoir vraiment le goût si typique de cette charcuterie espagnole, il faut une variété de piment fumé bien particulière, le piment de la Véra. J'en ai trouvé dans une boutique Dille et Kamille à Amsterdam (j'ignorais alors ce que c'était, je cherchais simplement du paprika fumé!), mais depuis j'ai vu les mêmes boîtes dans un magasin Grand Frais. Vous pouvez sans doute en trouver aussi en ligne ou dans des épiceries spécialisées, ou sinon le remplacer par un autre type de piment ou de paprika fumé. Pour la garniture, outre les incontournables salade-tomate-oignon qui accompagnent souvent mes burgers (enfin, quand la tomate est en saison du moins), j'ai opté pour des lanières de courgette grillées, là aussi inspirée par Sébastien Kardinal qui avait fait la démonstration d'une recette de risotto courgette-chorizo au Veggie World, association qui m'avait alors tapé dans l'oeil et que je m'étais promis d'essayer.  Mais vous pouvez bien évidemment y mettre toutes les autres garnitures qui vous font envie! Pour la sauce, j'ai utilisé de la sauce barbecue car j'en avais sous la main, mais là aussi vous êtes libres de choisir celle qui vous plaît!


Au final, ça donne un burger délicieux et bien parfumé, même si pas très facile à manger, entre les tomates qui cherchent à se faire la malle à chaque bouchée (vous aussi vous avez le sketch Gad Elmaleh sur le blond et les sandwiches en tête? ^^), les lanières de courgettes qui viennent d'un coup en bouche, et le steak qui s'écrase dans le bun, mais bon, avouez qu'un burger qui ne coule pas partout sur les doigts, c'est moins bon, non? ;)


Steaks de quinoa façon chorizo {végétalien, sans gluten, sans noix, option sans soja}
Pour 6 steaks :
- 120 g de quinoa cru
- 1 gros poivron rouge
- 1 cc de piment de la Vera (ou de paprika fumé)
- 1/2 cc de cumin
- 1/2 cc de feuilles de thym séché
- 1 cs de sauce soja (à remplacer par 1/2 cc de sel pour une version sans soja)
- 1 cs d'huile d'olive
- 700 ml d'eau ou de bouillon de légumes
- 1 oignon rouge ou blanc
- 5 ou 6 beaux champignons de Paris frais (ou 10 à 12 petits)
- si besoin : farine de pois chiches, ou fécule, polenta, flocons d'avoine
- huile d'olive
- sel, poivre au goût

Préchauffez le four à 200°C. Faites-y rôtir le poivron jusqu'à ce qu'il soit tendre et que la peau soit noircie par endroits. Vous pouvez également le cuire au barbecue ou au-dessus d'une flamme. Placez -le dans un tuperware ou un sac de congélation et fermez hermétiquement. Laissez refroidir.

Une fois le poivron tiédi, pelez-le (la peau doit se détacher toute seule) et retirez les graines et le pédoncule. Mixez-le avec l'eau (ou le bouillon), la cs d'huile d'olive, le piment, le cumin, le thym et la sauce soja (ou le sel) jusqu'à obtenir une consistance bien fluide. Hors saison, vous pouvez aussi utiliser du poivron rouge grillé en conserve.

Mettez le quinoa dans un saladier ou une grande casserole et versez de l'eau par dessus. Frottez bien le quinoa pour le nettoyer, puis égouttez. Répétez l'opération deux fois.

Dans une casserole, mélangez le quinoa rincé et le coulis de poivron. Portez à ébullition, puis cuisez à couvert à petits bouillons pendant 10 minutes, ou jusqu'à ce que le quinoa ait absorbé tout le liquide. Egrainez à l'aide d'une fourchette et laissez reposer 5 minutes hors du feu à couvert.

Pendant que le quinoa cuit, émincez grossièrement l'oignon et les champignons. Faites revenir à feu vif dans un peu d'huile d'olive et avec une pincée de sel, jusqu'à ce que les champignons aient réduit de moitié. Ajoutez le contenu de la poêle au quinoa cuit et rectifiez l'assaisonnement. Le mélange doit être assez collant et doit pouvoir se tenir lorsqu'on le presse dans la main. Si ce n'est pas le cas, ajoutez de la farine de pois chiches (ou autre agent absorbant ; fécule, flocons d'avoine, polenta, ...) jusqu'à obtenir la consistance désirée.

Huilez légèrement vos mains et formez des galettes de la taille d'un steak. Déposez sur une plaque de four recouverte de papier cuisson. Enfournez pour 15 minutes à 180°C, en retournant délicatement à mi-cuisson.

Les steaks peuvent se congeler avant ou après cuisson et se réchauffent au four, avec ou sans décongélation préalable.

Servir dans des pains à burger accompagné de garnitures et de sauces de votre choix (ici : sauce barbecue, mâche, tomate, oignon rouge, lamelles de courgette grillée).


Chorizo-flavoured quinoa burgers {vegan, gluten-free, nut-free, soy-free option}
Makes 6 :
- 120 g (1 cup) uncooked quinoa, thoroughly rinsed
- 1 large red pepperbell
- 1 tsp de la Vera chili (or smoked paprika)
- 1/2 tsp ground cumin
- 1/2 tsp dried thyme
- 1 tbs olive oil
- 1 tbsp soy sauce (or use 1/2 tsp salt for a soy-free version)
- 700 ml (3 cups) water or vegetable broth
- 1 red or yellow onion
- 5 or 6 medium button mushrooms (or 10 to 12 small ones)
- if needed : chickpea flour, or starch, oat flakes, polenta, breadcrumbs, ...
- salt and pepper to taste
- olive oil

Preheat the oven to 200°C (390F) and roast the pepper until soft and blakened. Alternatively, you can cook it on a grill or above a flame. Place in a airtight box or ziplock bag and let cool.

When cool enough to handle, peel (the skin should come off easily) and remove the stem and seeds.

Place in a blender with the chili powder (or paprika), cumin, thyme, 1 tsp olive oil, soy sauce (or salt) and the water (or broth). Blend until smooth.

Place the rinced quinoa in a pot with the pepper and spices blend. Brig to a boil, then cover and simmer for 10 minutes, or until all the liquid has been absorbed. Fluff with a fork and let rest for 5 minutes, covered.

In the meantime, chop coarsely the onion and mushroom. Cook on medium heat in a bit of olive oil and with a pinch of salt, until the mushrooms have shrunken by half. Add to the cooked quinoa and adjust seasoning. The quinoa mixture should be sticky enough to be formed into patties. If not, add chickpea flour (or any thickening ingredient such as oat flakes, polenta, starch, ...) until you get the desired consistency.

Lightly oil your hand and form 6 patties. Place on a lined baking sheet and cook for 15 minutes at  180°C (350F), flipping delicately halfway.

The burgers can be frozen before or after baking, and defrosted in a hot oven, with or without thawing.

Serve between buns with your choice of toppings and sauce (here I used barbecue sauce, lamb's lettuce, tomatoes and red onion slices, and grilled zucchini ribbons).