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jeudi 22 juin 2017

Sélection glacée pour canicule prononcée

Les blogueuses, c'est un peu comme des petites mamies : elles parlent tout le temps de la météo.
(Comment ça, y'a que moi qui fait ça en fait?!)

Que voulez-vous chacun ses névroses...

(Et elles sont particulièrement nombreuses chez moi, je vous l'accorde...)

Bref. Vous le voyez venir gros comme un éléphant en tutu (non mais je vous jure que j'ai pas bu hein!) (au fait, c'est végane, de mettre un tutu à un éléphant?) je vais vous parler météo. Mais c'est pour la bonne cause, vous allez voir!

Le mois de mai nous a un peu fait le coup de l'ascenseur barométrique. Après deux premières semaines ULTRA POURRIES plus proches du mois de novembre à Édimbourg qu'autre chose, on s'est retrouvés d'un coup en mode "fournaise" sans passer par la case départ. Enfin la case printemps quoi. Et maintenant qu'on est officiellement en été, la météo s'est carrément sentie autorisée à basculer en position "canicule-pic-de-pollution-pensez-bien-à-vous-hydrater-et-surveillez-vos-mamies-et-vos-papis".

Ajoutez à ça le fait que ma chaudière a décidé de péter une durite et de continuer à balancer de l'eau méga chaude dans nos radiateurs alors qu'on a désactivé le mode chauffage (et quand je dis méga chaude, c'est MEGA CHAUDE. Même au plus fort de l'hiver nos radiateurs sont pas à cette température. Genre elle s'est dit "hey il fait que 27° dans l'appart, et si on montait à 42? Tropical partyyyyy!") et vous obtiendrez un bon relevé de ma situation actuelle. À savoir que j'ai l'impression de vivre dans un volcan (le pire étant quand je vais à la salle de sport, où je perds approximativement 7 kg en transpiration à chaque séance...). Un peu comme tout le monde en ce moment en fait...

Donc pour tenter de survivre à tout ça, je fais des litres de thé glacé, et j'ai ressorti ma sorbetière (qui a du servir à peu près deux fois depuis que je l'ai eue, faute de place pour le bac refroidissant dans mon congélo jusqu'à présent). Et du coup (enfiiiiin elle en arrive au sujet de l'article !!!) je vous ai préparé une petite sélection de douceurs glacées à vous mettre sous la dent! (Tout ça pour ça ?...) Et comme je sais que tout le monde n'a pas la chance d'avoir une sorbetière à la maison, j'ai aussi sélectionné des recettes qui n'en nécessitent pas!


Peanut butter chocolate cookie dough ice cream (Glace aux cookies au beurre de cacahuète et pépites de chocolat) | Minimalist Baker : On commence fort avec cette crème glacée au nom ultra décadent, une nouvelle preuve que végétalisme rime bien plus avec gourmandise qu'avec privation. Le mélange de lait de coco et de noix de cajou créent une base très onctueuse (mais aussi très riche, évitez de vous servir de très grosses portions!), que viennent agrémenter des pépites de pâte à cookie  au beurre de cacahuète et chocolat. Une vraie tuerie, qui aurait d'ailleurs dû figurer dans mes favoris du mois de mai, mais que j'ai réservée pour cet article ;)

Raw + vegan chunky monkey ice cream (Glace "Chunky Mokey" crue et végane) | My New Roots : Je suis dingue du parfum "Chunky Monkey" de Ben&Jerry's, à savoir une glace à la banane émaillée de noix et de pépites de chocolat (un mélange d'enfer que je recrée d'ailleurs dans mon banana bread!), alors cette version végane me fait bien évidemment saliver! Là encore, les noix de cajou servent de base, mélangées cette fois à des bananes congelées. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, pas besoin de sorbetière pour cette recette! Notez aussi l'astuce pour avoir des glaces moins dures : il suffit d'ajouter d'un filet de vodka dans la préparation pour garder la glace plus tendre!

Rhubarb sorbet with pistachio brittle (sorbet à la rhubarbe et croustillant à la pistache) | Jamie Oliver : Pendant longtemps, je ne jurais que par la crème glacée, mais ces dernières années, je me surprends à aimer de plus en plus les sorbets. Ca tombe plutôt bien, car ils sont beaucoup plus simples à préparer : des fruits, un peu de sucre, et hop, c'est plié! Cet été, mes envies gravitent autour de la framboise (envie déjà assouvie grâce au kilo et demi de framboises ramassées dans le jardin de ma mamie!), de l'abricot, et surtout de la rhubarbe! J'espère en trouver encore un peu sur les marchés pour pouvoir mettre cette recette en application!

Glace au yaourt et cerises rôties : Je vous ressors ma seule recette de glace sur ce blog, postée deux ans auparavant. La glace au yaourt est également une de mes préférées, et avec la saison des cerises qui est désormais entamée, j'ai bien envie de m'en refaire une dose, pour des desserts frais et acidulés!


Saffron and roasted edelflower apricots semifreddo (Semifreddo au safran et abricots rôtis aux fleurs de sureau) | Hortus Cuisine : Cette année, je nourris une véritable obsession pour les abricots. Pourtant je n'en ai pas encore mangé un seul, mais quand ils débarqueront sur les étals, je me jetterai dessus! Dans cette recette, ils sont rôtis avec du sirop de fleur de sureau (ma maman en a justement fait cette année, à la base ça devait être de la gelée, mais au début elle n'a pas bien pris alors j'ai récupéré deux pots sous forme de sirop pour pouvoir tester ce dessert!) puis mixés avec du safran, une combinaison audacieuse que je suis curieuse de tester, d'autant plus que je n'ai jamais mangé de semifreddo jusqu'à présent! Pour une version végétalienne, l'auteur conseille d'utiliser une crème à base de noix de cajou, mais je pense qu'en remplaçant le yaourt par du yaourt de soja, et les blancs d'oeufs par de l'aquafaba, ça fonctionne aussi!

Glaces au lassi vegan à la mangue | 100% Végétal : Si vous cherchez les bâtonnets glacés les plus simples du monde, les voilà! Il vous suffit de mixer du yaourt, du lait végétal et des fruits (ici de la mangue, mais ça marchera tout aussi bien avec des fruits rouges, de la banane, des abricots -oui, encore eux!- ou des pêches, ...) et de laisser le tout prendre au frais dans des moules. Un maximum de fraîcheur avec un minimum d'efforts ;)

Piña colada popsicles (bâtonnets glacés saveur piña colada) | A Beautiful Mess : Mieux qu'un cocktail qui sent bon l'été, un cocktail qui sent bon l'été sous forme de bâtonnets glacés! Là encore, rien de plus simple : on mixe tous les ingrédients d'une piña colada (lait et crème de coco, ananas, et rhum), on y ajoute des dés d'ananas, des copeaux de coco et du zeste de citron vert et hop, dans des moules au freezer. Vivement l'heure de l'apéro!

Watermelon, lime and hibiscus ice pops (bâtonnets glacés à la pastèque, hibiscus et citron vert) | Hello Glow : J'ai mis du temps à apprécier la pastèque (je lui préférais -et préfère toujours!- le melon) mais depuis quelques étés, ça va beaucoup mieux. Et heureusement, car chéri adore ça et a tendance à en acheter des morceaux énormes, qu'il faut bien réussir à liquider avant qu'ils ne se gâtent... Et en passer dans des glaces me paraît être une très bonne idée! Ici, elle est associée à l'hibiscus et au citron vert, à la saveur délicieusement acidulée, pour un résultat ultra frais et léger!

***

Etes-vous aussi fan de glaces? Quelles sont vos recettes préférées?
Passez une bonne journée et restez au frais!

lundi 12 juin 2017

Mes favoris du mois - mai 2017

Devinez quoi? Malgré ce que je disais dans mon post précédent, je n'ai absolument pas bossé pour le blog durant mon weekend prolongé ^^' Ni même la semaine dernière en fait! Bon, même si juin est désormais bien entamé, j'ai quand même envie de revenir sur mes favoris du mois de Mai. Je suis encore indécise sur le format à donner à cette rubrique, mais comme j'ai découvert pas mal de trucs chouettes dernièrement, je vais la conserver pour cette fois! Comme d'habitude, on commence par la bouffe, et puis je vous parlerai musique, série et chaînes YouTube!

Cuisine
J'ignore si c'est grâce au Défi Végane 21 jours ou l'arrivée du printemps et des primeurs sur les étals, mais le mois dernier j'ai testé plus de recettes d'habitude, aussi bien en provenance de mes (nombreux) blogs favoris que de ma collection de livres de cuisine (j'ai notamment essayé une omelette végétale dans Vegan de Marie Laforêt et c'était délicieux, chéri a même dit que c'était meilleur qu'une omelette aux oeufs!). A vrai dire, j'ai même eu du mal à choisir mes coups de coeur!


01. Panna cotta au lait de coco, rhubarbe et rose | Aime et Mange : Bon, pour celle là, j'ai pas hésité longtemps, j'ai vraiment ADORE cette recette! Je suis une grande amatrice de panna cotta, mais les rares versions végétales que j'avais testées jusqu'à présent ne m'avaient pas vraiment convaincue. Mais celle-ci, c'est un vrai délice. Alors certes, le goût de coco est vraiment présent, il ne faut pas s'attendre à quelque chose d'aussi neutre que la panna cotta classique, mais ce n'est pas un problème car la noix de coco se marie merveilleusement bien avec la rhubarbe! J'ai juste remplacé l'eau de rose (que je n'avais pas) par de la vanille et ça marche très bien aussi!

02. Tarte fraise-citron-rhubarbe | 100% Végétal : Encore de la rhubarbe? Eh bien oui, que voulez-vous, j'adore ça! J'ai découvert ce fruit (ou légume?) sur le tard alors je rattrape le temps perdu héhé. Par conséquent, j'avoue que quand j'en vois au marché, je perds un peu le sens de la mesure, et j'ai vite tendance à en ramener un chouïa trop à la maison. Là, les tiges étaient si énormes, que même en en prenant seulement 5, j'ai eu de quoi faire deux desserts avec. Cette recette de tarte, qui apparaît en page d'accueil du blog 100% Végétal, me faisait furieusement de l'oeil, avec son association fraise-rhubarbe qui a déjà fait ses preuves chez nous. La tarte aux fraises étant un de mes desserts préférés, je n'ai pas hésité longtemps avant de "sacrifier" une barquettes de fraises fraîchement cueillies à La Cueillette de l'Herbasse (cet endroit, c'est le paradis sur terre!) pour réaliser cette variation délicieusement acidulée! Petit bémol pour la pâte qui s'est avérée extrêmement dure après cuisson, mais peut-être que j'ai l'ai faite cuire un poil trop longtemps?

03. Roasted fingerling potatoes salad xith romesco + herby black quinoa (Salade de pommes de terre grenailles rôties à la sauce romesco et quinoa aux herbes) | Dolly and Oatmeal : Ce genre de plat, c'est tout à fait ma came : de petites pommes de terre nouvelles délicieusement rôties et napées d'une sauce légèrement acidulée et piquante au poivron grillé et noisettes, servies sur un lit de quinoa assaisonné de persil. Une assiette simple mais gourmande, rassasiante et riche en protéines, avec un mélange de textures et de saveurs bien équilibré. En bref, une recette qui a fait directement son entrée au panthéon de mes salades préférées!

04. Chinese scallion pancakes (pancakes chinois à l'oignon vert) | The Kitchn : Il y a des recettes qui n'ont l'air de rien mais qui me mettent l'eau à la bouche puissance mille. Allez savoir pourquoi, l'idée de crêpes légèrement feuilletées et farcies à l'oignon me faisait sérieusement baver devant mon écran (#ellevabien #obsédéedelabouffe). Alors quand on a récupéré plein de tiges d'oignon frais à la cueillette, j'ai sauté sur l'occasion de faire cette recette qui me tentait depuis si longtemps. Le résultat s'est montré à hauteur de mes espérances ; ces pancakes sont croustillants dehors, fondants dedans et délicatement parfumés, un vrai délice. Pour la sauce de trempage, j'ai fait un mélange de sauce soja, eau, huile et graines de sésame et tiges d'oignon finement ciselé, et les pancakes sont encore meilleurs avec!

Et parce que j'ai vraiment eu du mal à choisir, voici la liste des autres recettes que j'ai testées et qui reçoivent une mention très honorable : des boulettes à base d'okara de soja, parfaites avec des pâtes et une sauce tomate ; une salade de lentilles, pommes de terre et asperges rôties et ail des ours, un vrai concentré de printemps ; un veggie bowl aussi beau que bon avec des falafels aux petits pois cuits au four, idéal pour profiter de ce classique de la cuisine végétalienne sans les odeurs de friture ; et enfin des lasagnes à la poêle, pratique quand on a la flemme de faire le montage (en plus ça salit un plat de moins!), avec une ricotta végétale à base d'amandes fermentée avec des probiotiques, pour une saveur fromagée très réaliste!

Musique


Il y a quelques mois, je vous parlais de Ghost, un groupe qui m'avait totalement envoûtée au Hellfest l'été dernier. J'ai eu une chance énorme de les voir à ce moment là, car quelques temps plus tard, le guitariste rythmique quittait le groupe. En mars dernier, le musicien Martin Pesner, ancien membre de Subvision et Magna Carta Cartel (ou MCC pour les intimes), deux groupes à l'origine de Ghost, révélait son identité en tant qu'ancien guitariste rythmique de Ghost et annonçait la reformation de MCC. Si j'avais déjà écouté quelques morceaux de Subvision, je n'avais pas eu la curiosité de me penser sur MCC, mais j'ai plus que compensé cette lacune puisque j'ai développé une véritable obsession pour ce groupe le mois dernier (et je n'en suis toujours pas sortie!). J'écoute en boucle aussi bien leurs anciennes chansons que le nouvel EP, sorti tout récemment, et je suis totalement accro à leurs mélodies et leurs paroles mélancoliques, douces et planants. Sur certaines chansons, on ressent bien l'influence qu'a eu MCC sur Ghost, quoi qu'en dise le chanteur de Ghost, qui aurait prétendu être la seule tête pensante du projet après avoir viré tous ses anciens musiciens... En tout cas, si vous aimez le rock indé un peu planant, je vous conseille d'aller jeter un oeil (ou plutôt une oreille ;) à MCC!

Série



Ca faisait longtemps que je n'avais pas parlé de séries ici! Il faut dire que depuis cet hiver, je n'ai pas vraiment cherché à en découvrir de nouvelles, me contentant de continuer celles que j'avais déjà en cours (à savoir The Blacklist et Better Call Saul). Et puis, le mois dernier, je me suis laissée tenter par une nouvelle qui faisait le buzz : 13 Reasons Why. Bon, on va pas se mentir, c'est pas une série facile. Elle traite du suicide d'une lycéenne qui, avant sa mort, a fait une série de cassettes expliquant les raisons de son geste. Au cours de cette première saison, on suit un de ses camarades qui découvre progressivement le contenu de ces cassettes et qui tente de rendre justice à son amie décédée. Les situations exposées dans les cassettes sont de plus en plus dramatiques, et le suspense autour du rôle de chaque protagoniste (et du héros, qui est lui aussi sur une de ces cassettes) augmente au fil des épisodes, rendant la série très addictive malgré les scènes difficiles à supporter. Une seconde saison est en cours de production et j'ai hâte de retrouver le lycée Liberty, et de savoir comment les différents acteurs de la mort d'Hannah tireront leur épingle du jeu (ou pas...).

YouTube
Il y a quelques années, si on m'avait demandé à quoi je pensais quand on me disait "YouTube", j'aurais probablement répondu "Norman, Cyprien, tutos beauté et vidéos de chats". Mais aujourd'hui, ma réponse serait totalement différente. A vrai dire, je ne saurais même pas comment résumer en quelques mots le YouTube de 2017, tant les contenus se sont diversifiés et étoffes ces derniers temps. On trouve maintenant de tout, pour tous les goût, et avec une qualité qui n'a souvent rien à envier à la télévision. D'ailleurs, chez nous, il est plus fréquent que l'on passe quelques heures à voguer de vidéo en vidéo plutôt que de regarder la télé, qui offre des programmes de moins en moins intéressants à mon goût. Mon créneau préféré pour les chaines YouTube, ce sont les chaînes éducatives, et j'en ai découvert deux très à mon goût le mois dernier.

La première est celle de Max Bird, et c'est vraiment mon coup de coeur du moment. Avec beaucoup d'humour, mais aussi de précision scientifique ou historique, ce Youtubeur démonte dans chacune de ses vidéos une idée reçue telle que "Coca Cola a créé le Père Noël" ou bien "Les dinosaures ont disparu". Un format court, ludique mais enrichissant, parfait pour apprendre plein d'anecdotes pour briller en société !

La seconde, celle de Monsieur Phi, est d'un genre très différent puisqu'il s'agit d'une chaîne qui traite principalement de philosophie. Alors je sais, dit comme ça, ça fait pas vraiment rêver, moi la première je n'aurais jamais cru regarder ce genre de vidéos car au lycée, la philo me passait à des kilomètres au dessus de la tête. Mais maintenant, près de 10 ans plus tard (argh!), je me rends compte que je me pose beaucoup plus de questions qu'à l'époque (le fait de m'intéresser au véganisme n'y est pas pour rien je suppose) et je redécouvre avec beaucoup plus d'intérêt les grands courants de pensée et les concepts philosophiques. Donc si vous aussi, vous vous découvrez un goût tout nouveau pour la philo, allez faire un petit tour chez Monsieur Phi! Je vous conseille tout particulièrement ses vidéos "Matérialisme et Terminator" (le titre qui envoie du rêve haha!) et "Sommes-nous tous des simulations ?" qui parlent d'intelligence artificielle et de conscience, et qui m'ont totalement passionnée, en bonne fana de science fiction.

Et voilà pour ma longue liste de favoris du mois de mai! Et vous, qu'avez vous aimé ou découvert récemment ?

jeudi 1 juin 2017

Deux astuces pour utiliser l'okara : parmesan végétale et substitut d'oeuf

Je sais que je dis ça à chaque fois que je reviens après une absence prolongée sur ce blog, mais là, j’avais VRAIMENT pas prévu de vous abandonner comme ça aux deux tiers du défi végane 21 jours. A vrai dire, j’avais une recette pour la troisième semaine, en laquelle je plaçais beaucoup d’espoir. Visuellement, j’étais contente du résultat. Malheureusement, à la dégustation, ce fut la catastrophe. Le résultat était trèèèèès loin de ce que j’espérais, voire même, n’ayons pas peur des mots, franchement mauvais… Le problème c’est que j’ai maintenant toute une quantité de ce truc dans mon congélo (bah ouais, j’aime pas jeter de la nourriture) et qu’il va bien falloir que je trouve un moyen de le finir… Heureusement, j’ai réussi à en planquer un petit peu dans un plat récemment, donc j’espère bien arriver à en venir à bout, même si ça doit me prendre trois mois! J'ai déjà réfléchi à une nouvelle version, qui pourrait s’avérer beaucoup plus concluante que mon premier essai, ce que j'espère fortement car je n'ai pas vraiment envie de me retrouver avec une double ration de truc pas bon dans mon congel... Mais pas question que je lâche l’affaire car c’est une recette qui me tient réellement à cœur, donc je compte bien arriver à mes fins ! Ah, vous vous demandez peut-être de quoi il s’agit ? (comment ça, « non » ??!!) Eh bien pour l’instant, je vais garder le secret ;) Bon, vous attendez pas non plus à un truc ouffissime qu’on pourrait croire sorti de chez Pierre Hermé, c’est pas vraiment le genre de la maison hein. Je vous dirai juste que c’est une recette salée qui s’inscrit dans ma rubrique Version Tradi, Version Veggie, et qui devrait me rouvrir certaines possibilités en cuisine, que j’avais dû fermer en renonçant aux produits laitiers.

Après l’échec de cette mystérieuse recette (et à laquelle je n’avais évidemment pas prévu de plan B), j’ai voulu me rattraper la semaine dernière en vous proposant du sucré cette fois-ci, à savoir des financiers véganes. Mais encore une fois, j’ai raté mon coup… J’avais devant moi quelque chose de très bon, mais d’absolument pas présentable puisque j’avais fait ma feignasse et omis de huiler mes moules… Impossible donc d’en sortir mes petites douceurs sans les détruire totalement, et je ne pouvais décemment pas vous photographier un tas de miettes et vous dire « c’est moche mais c’est bon ! ». Là aussi je compte bien retenter le coup, mais sans sauter d’étapes ! J’attends juste que les températures redescendent un peu pour rallumer le four ;)

Bref, vous l’avez compris, ces deux dernières semaines n’ont pas vraiment été placées sous le signe du succès, c’est le risque du développement culinaire. J’avais bien quelques autres idées à tester, mais j’avoue qu’après deux échecs coup sur coup, je n’avais pas vraiment envie de me risquer à aller vers un troisième, comme le dit si bien le proverbe… Donc pour conjurer le sort, je vous propose aujourd’hui deux « recettes » hyper faciles, ou plutôt devrais-je dire deux astuces (le qualificatif de recette est vraiment exagéré au vu de la simplicité du truc) pour utiliser de l’okara d’amande et d’avoine. Pour ceux du fond qui n'auraient pas suivi, j’ai décidé de fabriquer mes laits végétaux pour réduire encore un peu le volume de mes déchets. Je ferai un article plus détaillé à ce sujet car j’ai pas mal de choses à dire là-dessus, mais en attendant sachez que celui que je fais le plus souvent est le lait d’avoine, suivi par le lait d’amande, mais bien moins fréquemment. Je me retrouve donc régulièrement avec de l'okara sur les bras, cette pulpe solide qui reste après que l’on ait égoutté le lait. Et comme je l’ai dit plus haut, j’aime pas jeter, surtout quand on sait que l’okara présente de nombreux bénéfices sur le plan de la santé mais aussi en cuisine. Je vous avais déjà aiguillé vers des articles recensant quelques idées pour l’utiliser (ici, ici, , et encore ), et j’ajoute aujourd’hui ma pierre à l’édifice.

On commence par l’okara d’amande. Il m’était déjà arrivé d’en déshydrater pour le mélanger à de la poudre d’amandes (même si la texture et le goût restent assez différents, d’ailleurs si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la poudre d’amandes n’a pas du tout la même saveur et le même aspect que des amandes moulues par mes soins, je prends !), mais cette fois-ci j’ai eu l’idée de l’utiliser de façon salée. Etant à court de parmesan végétal (ma recette habituelle est ici), j’ai tout simplement pensé que de mon okara d’amandes, une fois déshydraté, ferait une base parfaite pour une nouvelle fournée. Et en effet, ça marche à merveille, et l’avantage de cette recette est qu’elle rancit beaucoup moins vite qu’une à base de noix et de graines. Et la seconde bonne nouvelle c’est que vous pouvez faire pareil avec de l’okara de cajou, et peut-être même de noix également !


Parmesan végétal à l’okara {végétalien, sans soja}
Pour un petit pot :
- l’okara d’un demi-litre de lait d’amandes (préparé avec 50 g d’amandes sèches), ou de cajou, ou de noix
- 2 cs de levure maltée
- 1 cc d’ail semoule
- ½ cc de sel

(Optionnel : placez votre okara encore humide dans un bocal, fermez hermétiquement et laissez fermenter un ou deux jours à température ambiante ou 5 jours à une semaine dans le frigo)

Etalez l’okara sur une plaque de four en une couche fine et déshydratez à 50°C pendant 2h, ou jusqu’à ce que vous obteniez une poudre bien sèche, en remuant de temps en temps. Vous pouvez aussi utiliser un déshydrateur ou laisser sécher à l’air libre dans un endroit chaud et bien aéré.

Placez l’okara déshydraté avec les autres ingrédients dans le bol d’un mixer et mixez brièvement. Conservez dans un bocal hermétique à température ambiante. Utilisez comme du parmesan classique, sur des pâtes, des gratins, dans du risotto, sur des pizzas, des légumes grillés, …

Passons maintenant à l’okara d’avoine. Alors là ça va être encore plus rapide ! L’okara d’avoine est très collant et fait un très bon substitut d’œuf en pâtisserie. Si vous recherchez seulement un effet liant (par exemple pour des pancakes ou galettes de céréales), mélangez simplement 1 cs d’okara d’avoine avec 2 cs d’eau et utilisez à la place d’un oeuf. Pour un effet liant et gonflant (par exemple dans des cookies, ou dans les buns à burger en photo ci-dessous, bien que je me demande si l'oeuf est réellement nécessaire... Je vais faire quelques tests supplémentaires et je vous posterai peut-être le résultat de mes recherches!), mélangez 1 cs d’okara d’avoine avec 1 cs d’eau, 1 cs de vinaigre de cidre et ½ cc de bicarbonate de soude et utilisez à la place d’un oeuf. Si, comme moi, vous fabriquez régulièrement du lait d’avoine mais n’avez pas systématiquement besoin d’utiliser l’okara de suite, vous pouvez aisément le congeler dans des moules à glaçon, en le séparant en portions d’1 cs. Préférez des moules en silicones pour faciliter le démoulage. Une fois votre okara congelé, vous pouvez le sortir des moules et le mettre dans des sachets de congélation ou dans des boîtes sans risquer que les portions ne se collent entre elles. Pour l’utiliser, sortez-le un peu en avance et laissez décongeler à température ambiante (une demi-heure à une heure environ) avant de mixer avec l’eau ou les autres ingrédients.


Allez, comme d'habitude je vais clore cet article en promettant une plus grande régularité, d'autant plus que j'ai plusieurs articles sous le coude (dont mes articles sur Cuba qui attendent depuis deux mois maintenant...) donc il va bien falloir que je finalise tout ça! Ca tombe bien, je pars en weekend prolongé dans ma famille et on nous prévoit de la pluie, je n'ai donc aucune excuse!

mercredi 10 mai 2017

Poêlée de quinoa à la marocaine

Aujourd’hui marque la moitié Défi Végane 21 jours, et ces dix premières journées m’ont permis de réaliser à quel point cuisiner végétalien était devenu facile pour moi (si vous voulez voir mon menu de la semaine passée, allez faire un tour sur mon Instagram). Il faut dire que cela fait maintenant deux ans que j’ai amorcé un virage vers une cuisine toujours plus végétale, après cinq ans de flexitarisme de plus en plus pauvre en protéines animales. Comme je le disais dans mon dernier article, j’ai quasiment éliminé de ma cuisine les produits laitiers, à part dans les rares préparations industrielles que l’on consomme, mais je m’efforce de les traquer et d’opter pour des options végétaliennes à la place. En revanche, je mange encore des œufs, même si là aussi je m’en passe de plus en plus, surtout en pâtisserie. Je n’ai pas encore testé les omelettes ou les brouillades végétales mais je compte bien en faire d’ici la fin du défi. J’avoue avoir plus du mal à résister à un œuf au plat ou mollet avec son jaune bien coulant (mais la semaine dernière j’ai tout de même réalisé un bibimbap coréen sans œuf et c’était tout aussi délicieux !).
C’est lorsque je suis à l’extérieur que ça se complique… En province, les restaurants offrant des options végétaliennes hors salade composée et assiette de frites sont tout de même assez rares. Et quand je mange chez des amis, même si ceux-ci acceptent sans aucun problème que je ne mange pas de viande et me préparent souvent des options végétariennes (même si je dois régulièrement expliquer que non, le poisson, c’est pas végétarien. C’est AUSSI un animal mort hein), il reste tout de même difficile pour eux de cuisiner végétalien. C’est ainsi que j’ai fait un mini-écart le weekend dernier, en allant prendre l’apéro chez un pote. Pourtant plein de bonnes intentions, il avait acheté de quoi manger pour moi, mais malheureusement il avait choisi des olives aux anchois par inadvertance, le houmous contenait du fromage blanc (WTF ?) et les tortillas de maïs du lactose et des protéines de lait (eeuh, sérieusement les gars ?... Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer cette foutue manie qu’on les industriels de fourrer des dérivés de lait un peu partout ?...), quant au tzatziki, l’un des ingrédients principaux est évidemment le yaourt. Le pauvre était totalement dépité alors quand il m’a servi une verrine de gaspacho courgette-basilic maison, je n’ai pas osé lui dire que le pesto qu’il avait mis dedans n’était pas végane non plus (puis de toute façon quand il m’a donné les ingrédients j’avais déjà englouti la moitié du truc…).
Je comprends tout à fait que cuisiner végétalien puisse être déstabilisant au début, surtout quand on a grandi dans une tradition culinaire qui utilise beaucoup la viande et les produits laitiers comme c’est le cas en France. Les substituts existent, mais de manière générale il faut s’inculquer de nouvelles habitudes alimentaires et culinaires. Cependant, il serait faux de croire que la cuisine végétalienne est complexe et remplie de produits bizarres tels que tofu et fromage de cajou. C’est d’ailleurs une question qui est revenue plusieurs fois sur le groupe Facebook du défi : est-il possible de manger végane, local et de saison, avec des recettes simples et sans utiliser d’ingrédients hors du commun ? J’ai plusieurs fois répondu un franc « OUI », sans vraiment donner d’exemples (et tombant ainsi dans l’écueil du « dire pourquoi mais pas comment » mentionné dans cet excellent article d’Antigone XXI), alors aujourd’hui je me rattrape avec cette recette, née d’une improvisation un jour de flemme culinaire, et qui regroupe tous les critères demandés. Vous allez peut-être me dire : « Attends, t’es bien gentille, mais ton quinoa là, il vient pas du Pérou ? ». Eh bien non, on trouve maintenant du quinoa français en magasin bio, et en vrac qui plus est ! Ceci dit,  je dois avouer que je reste tout de même partagée entre un choix local (donc à empreinte carbone réduite) ou un choix éthique (car le quinoa andin fait vivre des communautés d’agriculteurs là bas, comme j’ai pu le voir durant mon voyage en Equateur). Si vous n’avez pas la chance de trouver du quinoa local (ou que vous n’aimez pas ça, c’est votre droit ;), vous pouvez le remplacer par du boulgour de blé ou d’épeautre, du millet, de l’orge mondé (« Ah non mais tu vois que tu nous sors des ingrédients bio-bizarres au final ! ». Bah écoutez, vous pouvez aussi le tenter avec des coquillettes hein ^^) ou pourquoi pas des lentilles, pensez juste à modifier la quantité d’eau en conséquence. Et c’est la grande force de ce plat : il est adaptable  selon ce que vous avez au frigo. Vous pouvez donc changer de céréale (que vous pouvez d’ailleurs ajouter déjà cuite aux légumes, si vous avez des restes. Dans ce cas supprimez évidemment le bouillon !), mais aussi remplacer ou ajouter des légumes selon la saison. Fèves, navets nouveaux ou épinards au printemps, courgette, poivrons et aubergines en été, butternut, potimarron ou patate douce en automne et hiver, à vous de choisir ! Pour les fruits secs, là aussi vous avez l’embarras du choix : les raisins secs peuvent être remplacés par de l’abricot sec en dés, des amandes ou des pistaches hachées. Enfin, je vous propose trois assaisonnements différents : un « basique » avec un mélange d’épices, auquel vous pouvez ajouter soit du citron confit au sel, soit de la tomate (et de la harissa si vous le souhaitez). Et bien sûr, à vous de choisir les herbes fraîches à rajouter au moment du service : menthe, persil plat, ou coriandre. Bref, vous avez compris, en mai, faites ce qu’il vous plait !
Poêlée de quinoa à la marocaine {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 2 personnes en plat principal (ou 4 personnes en accompagnement) :
- 1 verre (20 cl) de quinoa (ou autre céréale de votre choix : boulgour, millet, orge mondé, ou même des lentilles vertes ou blondes)
- 2 verres (40 cl) de bouillon de légumes (ajustez la quantité d’eau si vous choisissez une autre céréale)
- 1 oignon jaune
- 1 grosse gousse d’ail
- 4 carottes (ou autre légume au choix, voir notes en fin de recette)
- une dizaine de petits champignons de Paris (ou autre légume au choix, voir notes en fin de recette)
- 2 cs de raisins secs (ou d’abricots secs en dés, d’amandes ou de pistaches hachées, ou un mélange)
- 2 cc de cumin en poudre
- 2 cc de paprika
- ½ cc de coriandre en poudre
- ¼ cc de cannelle en poudre
- ¼ cc de noix de muscade en poudre
- 1 cs d’écorce de citron confit au sel, finement émincée OU 1 cs de concentré de tomates (optionnel)
- harissa au goût (optionnel)
- sel, poivre au goût
- huile végétale
- pour servir : herbes fraîches ciselées au choix : persil, menthe ou coriandre

Éplucher l’ail et l’oignon, ainsi que les carottes si elles ne sont pas bio (si elles le sont, il suffit de les rincer pour éliminer la terre, et éventuellement de les gratter avec un couteau pour enlever les petites racines). Frotter les champignons de paris avec un torchon sec pour éliminer la terre, couper la base si besoin. Rincer abondamment le quinoa à l’eau froide en frottant bien pour le débarrasser de son amertume.
Dégermer et émincer finement l’ail. Couper l’oignon en lamelles, et les carottes et les champignons en lamelles de 2 à 3 mm de large.
Faire chauffer 2 cs d’huile végétale dans une poêle. Ajouter l’ail, l’oignon, les carottes et les champignons et faire revenir une quinzaine de minutes à feu moyen, jusqu’à ce que les carottes soient tendres et l’oignon translucide et un peu doré.
Ajouter les épices (cumin, paprika, coriandre moulue, cannelle et muscade) et bien mélanger. Cuire quelques minutes puis ajouter le quinoa, bien mélanger et cuire une minute supplémentaire à feu vif.
Verser le bouillon (et le concentré de tomates si utilisé, en le diluant bien) et les raisins ou les abricots secs (attention, pas les amandes ou pistaches hachées !) et porter à ébullition. Laisser cuire à petits bouillons pendant une dizaine de minutes, en remuant de temps en temps pour ne pas que ça accroche, jusqu’à ce que le quinoa ait absorbé tout le liquide. Le quinoa doit être cuit, si ce n’est pas le cas ajouter de l’eau et poursuivre la cuisson. En fin de cuisson, ajouter le citron confit et les amandes ou pistaches hachées (si utilisés) et bien mélanger.
Saler, poivrer, et ajouter de la harissa au goût. Mélanger les herbes fraîches hors du feu et servir.
Notes : il est possible d’utiliser un reste de céréale déjà cuite (c’est en réalité ce que j’ai fait quand j’ai préparé le plat présenté en photo). Dans ce cas, bien faire revenir les légumes, et quand ils sont tendres, ajouter les épices puis la céréale cuite et bien mélanger pour imprégner d’épices. Ne pas utiliser de bouillon, mais diluer le concentré de tomates (si utilisé) dans un peu d’eau avant de l’ajouter. Les carottes et les champignons peuvent être remplacés par des fèves, des rondelles de navet nouveau, des lamelles de fenouil, des épinards ou des fanes de blettes hachés (à rajouter après les autres légumes, et à poêler quelques minutes seulement), des cottes de blettes en tronçons, des rondelles de courgettes, des dés d’aubergine, des lamelles de poivron, des dés de patate douce, courge butternut ou potimarron, ...
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mardi 2 mai 2017

Scones salés à l'ail des ours // Wild garlic savoury scones

Nous sommes le 2 mai, je n'ai pas posté depuis près d'un mois et pourtant...

Je n'ai pas rédigé mon article de favoris du mois (et je ne le ferai probablement pas car je n'ai pas grand chose à y mettre si ce n'est cette recette de cookies à l'okara d'avoine absolument délicieux)

Je n'ai pas encore fini de trier mes photos de Cuba, plus d'un mois après mon retour.

J'ai tout juste commencé à écrire un article sur le sujet mais je n'en suis pas satisfaite et je vais probablement le modifier entièrement.

J'ai à peine découpé les pièces de ma jupe pour mon projet capsule d'avril (oui oui, j'ai bien dit avril...)

Je n'ai toujours pas fini mon jean, projet capsule de février (OUI OUI, j'ai bien dit FÉVRIER...)

Et au lieu de m'occuper de tout ça, j'ai préféré faire des scones. Je crois que si la procrastination était une épreuve olympique, je serais médaillée d'or et détentrice du record mondial.


Oui mais attendez, il y a quand même une excellente raison qui fait que je vous parle de ces scones maintenant : c'est parce que la fin de la saison de l'ail des ours est dangereusement proche, et jusqu'à présent, je n'en ai que trop peu profité. C'est ainsi que, prise par l'urgence, j'en ai acheté deux gros bouquets au marché dimanche (y'en a qui achètent du muguet, moi je préfère l'ail des ours. Chacun son truc.) J'avais prévu d'en mettre dans une salade et dans un bibimbap, de faire de l'huile parfumée avec les fleurs, des pickles avec les racines et du pesto avec les tiges (spoiler alert : ça, c'était pas terrible comme idée, ça a pas super bien marché. Le faites pas. Coupez plutôt les tiges en petits tronçons et utilisez-les comme de l'ail ou de l'échalote dans des poêlées ou des vinaigrettes) et puis de congeler les feuilles restantes pour pouvoir assouvir mes envies de foccacia quand je le souhaitais.

Et puis l'idée de ces petits scones salés a germé de je ne sais où (enfin si, je sais : avec le froid polaire de ces derniers jours, je suis in the mood for love soupe, et qui dit soupe dit petits-trucs-croustillants-pour-manger-à-coté. Donc, des scones. CQFD.) alors je me suis empressée de les réaliser et de les poster ici en priorité devant tout le reste pour que vous puissiez avoir une chance d'en profiter vous aussi. Mais si jamais vous ne trouvez pas d'ail des ours, vous pouvez très bien le remplacer par une autre herbe de votre choix (j'imagine bien du basilic, de la ciboulette ou des oignons nouveaux, de la sauge, du thym, ou du romarin frais). Pour la pâte, j'ai tout simplement réutilisé celle de mes scones sucrés, avec quelques petites modifications pour les rendre végétaliens.


J'en profite d'ailleurs pour vous parler du Défi Végane 21 jours organisé par le Festival Végane de Montréal, et dont l'objectif est, comme vous l'aurez compris, de "tester" le mode de vie végane pendant 21 jours (et plus si affinités ;) à compter du 1er mai. Si vous souhaitez participer, il est bien évidemment encore temps de vous inscrire à la newsletter du défi pour recevoir des idées de menu et des conseils pour bien mener son alimentation végétalienne, et de rejoindre le groupe Facebook dédié! Pour ma part, bien que je mange végétalien à 90%, je n'ai pas encore totalement franchi le cap et je mange encore régulièrement des oeufs (et je dois avouer que j'aime beaucoup ça donc j'ai du mal à m'en passer...), et parfois des produits laitiers, surtout quand je suis hors de chez moi (c'est déjà pas toujours facile de trouver des options végétariennes en province, alors trouver des plats sans beurre, crème ou fromage ça tient presque de l'impossible...) Mais pendant ces 21 jours, je vais m'interdire totalement tout produit d'origine animale et voir comment je m'en sors! J'espère également retrouver un rythme de publication un peu plus régulier et poster quelques recettes dans le cadre du défi ! Allez, venez, on est bien en véganie ;)


Scones salés a l'ail des ours {végétalien, option dans soja, option sans noix}
Pour 12 à 15 scones :
- 175 g de farine de blé T80
- 1 cc de levure chimique
- 1 cc de bicarbonate de soude
- 1/4 cc de sel
- 40 g de margarine végétale ou d'huile de coco solide OU 20 g de margarine ou d'huile de coco + 20 g de purée de cajou (pour un gout plus fromagé)
- une dizaine de feuilles d'ail des ours, lavées, séchées et ciselées
- 90 ml de lait végétal non sucré + un peu pour dorer
- 1 cc de vinaigre de cidre

Faire tiédir le lait et ajouter le vinaigre. Laissez reposer quelques minutes.

Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le bicarbonate et le sel. Ajouter la margarine en petit morceaux (ou l'huile de coco, ou le mélange purée de cajou + margarine ou huile de coco) et sablez du bout des doigts. Ajouter l'ail des ours ciselé et mélanger pour bien répartir.

Verser le mélange lait + vinaigre dans le saladier en mélangeant avec une fourchette pour l'incorporer, puis pétrir la pâte quelques minutes, juste le temps d'obtenir une boule homogène.

Diviser la pâte en deux boules et, sur un plan de travail fariné, étaler chaque boule en un disque d'environ 1 cm d'épaisseur. Découper chaque disque en 6 ou 8 portions. Vous pouvez également découper des scones ronds à l'aide d'un emporte-pièce.

Répartir les scones sur une grille de four recouverte d'un tapis de cuisson. Badigeonner chaque scone d'un peu de lait végétal et enfourner pour 15 à 20 minutes à 180°C, jusqu'à ce qu'ils soient dorés mais encore moelleux à l'intérieur.

Servir en accompagnement d'une salade ou d'une soupe (la seconde option est évidemment préférable par ces temps glaciaires ;) Les scones se gardent quelques jours dans une boîte hermétique. La pâte peut être congelée crue, de préférence avec les scones déjà découpés, vous n'aurez plus qu'à les enfourner directement à la sortie du congélateur. Vous pouvez aussi congeler la pâte en boule ou en disque et la laisser décongeler quelques heures à température ambiante avant de la manipuler.


Wild garlic season is coming to its end, but I didn't get to enjoy its delicate flavour as much as I'd have liked this year. So when I spotted some at the market, I immediatly bought two big bunches of it. I plan to make this salad and use some leaves as topping for a bibimbap, then make garlic-flavoured oil with the flower buds, pickles with the roots, and pesto with the stems (which isn't a very good idea actually. Don't do it. Instead, chop the stems and use them like garlic or shalots in stir-fries or dressings), and finally freeze the remaining leaves so that I get to enjoy this focaccia whenever I want. But the the idea of making savoury scones popped into my mind (probably because we're freezing right now, so I'm thinking a lot about soup and about little crunchy things on the side), so I adapted my recipe for British scones into a savoury and vegan version, and I have to say that this is a big success! I had to prevent myself from eating them all in one night! If you can't find ramps, I think that fresh basil, scallions, sage, thyme or rosemary would work nicely too!


Wild garlic savoury scones {vegan, soy-free option, nut-free option}
Yields about 12-16 small sconnes : 
- 175 g semi-whole wheat flour
- 1/4 tsp salt
- 1 tsp baking powder
- 1 tbsp baking soda- 40 g vegan butter or solid coconut oil OR 20 g vegan butter or coconut oil + 20 g cashew butter
- 10 ramps (wild garlic) leaves or so, washed, dried and finely chopped
- 90 ml unsweetened plant milk of your choice + more to glaze
- 1 tsp apple cider vinegar

Warm the milk slightly, just to take the chill off. Add vinegar, and leave to curd for a few minutes.

In a big bowl, sieve flour, baking powder and soda and salt.

Add the cubed vegan butter (or coconut oil, or vegan butter/coconut oil + cashew butter) and mix with your fingertips until it looks like breadcrumbs. Add the chopped ramp leaves and mix well with your fingertips to distribute evenly.

Pour the milk into the flour miture, stirring with a fork to incorportae the liquid. Knead lightly until a soft dough is formed. Do not overmix or the scones will be too heavy.

Divide the dough into two balls and roll on a floured surface into 1 cm (1/2-inch) thick discs. Slice into 6 or 8 pieces. You could also make round scones with a pastry cutter. Pace them on a baking sheet, spacing them from 1 1/2 inch so that they do't stick together when baking.

Glaze each scone with milk and bake for 15 to 20 min at 180°C (400F) until golden and puffy. 

Serve as a side for salad or soup. The scones keep for a few days into an airtight box. The dough can be frozen raw, preferably cut into scones (this way you'll joust have to pop them into the oven straight from the freezer), but you can also freeze the dough uncut (formed into a ball or a disc) and let it thaw for a few hours at room temp before handling.

mercredi 5 avril 2017

Soupe de pois cassés à la cubaine

En bonne obsédée de la bouffe amatrice de cuisine du monde, j'adore découvrir la cuisine locale quand je voyage. Pendant la préparation de mon séjour, je me demande souvent à quoi ressembleront les repas sur place, ce que je mangerai et si je trouverai facilement des plats végétariens. Surtout, j'essaie de ramener des recettes et/ou des ingrédients locaux pour prolonger l'expérience chez moi.

En allant à Cuba, je m'attendais à découvrir une cuisine afro-caraïbéenne pleine de saveur nouvelles, mais je dois avouer que j'ai été un peu déçue. Soyez prévenus : ce n'est pas une destination très gastronomique et végé-friendly. La plupart des repas que nous avons manges là bas étaient calqués sur le schéma viande (principalement du poulet, généralement peu assaisonné, et pas mal de porc également, mieux épicé en revanche) + riz + haricots noirs (servis soit en soupe, soit mélangés au riz). En accompagnement, quelques crudités (beaucoup de chou blanc, à ma grande surprise, cru la plupart du temps, parfois mariné et salé, ainsi que des tomates et du concombre), et des tranches de banane plantain ou de patate douce frites comme des chips. De temps en temps, un peu de manioc, parfois frit lui aussi. Quelques fois, de la pomme de terre (frite, bien évidemment, vous aurez compris le truc...) Je peux compter sur les doigts d'une main les fois où j'ai pu manger des légumes un peu "différents" tels que carotte, poivron, aubergine, ou courge. Les desserts sont quasi-inexistants : flans au caramel (que nous n'avons pas testés), quelques gâteaux (de qualité variable), et surtout des fruits : ananas (délicieux, avec une chair plus claire et une saveur beaucoup plus fine que ceux qu'on trouve ici) et papaye principalement, mais aussi banane (le plus petites sont les plus parfumées), goyave, pamplemousse ou mangue (pourtant pas de saison en mars, mais là bas tout le monde a bien compris que c'est le fruit préféré des touristes alors vous en verrez quand même!



Autant vous dire qu'on a rapidement saturé de ce menu, malheureusement les possibilités d'échappatoire sont assez limitées : pâtes et pizzas dominent le reste du paysage culinaire, avec quelques sandwiches et hamburgers. Le tout avec très peu d'options végétariennes (surtout quand on sait que la viande se cache en réalité partout, dans les cuissons des soupes ou en petits morceaux dans le riz...), et encore moins d'options véganes, les oeufs et le fromage étant présent dans quasiment toutes les alternatives végé (à moins de ne manger que des crudités, des bananes/patates douces/pomme de terre frites, des sandwiches aux légumes -bien que je me demande à quoi ils sont garnis, vu que le légume, c'est pas vraiment un truc très tendance là bas...- ou des pâtes "à la napolitaine" en précisant "sans fromage", soit... Des pâtes à la tomate...). À ce titre, c'est un petit miracle que nous ayons pu trouver deux fois des falafels à La Havane, ils ont probablement sauvé ma santé mentale à eux seuls haha!



Et puis, au milieu de tout ça, une soupe à tomber à la renverse, dégustée dans la casa particular où nous logions à Viñales. Une base de tomate, un parfum de cumin incroyable, des petits morceaux de légumes (#BONHEUR), et ce que je pensais être de petits haricots blancs, qui se sont en fait avérés être des pois cassés. S'il y avait bien une recette qui méritait de revenir avec moi, c'était celle-ci. J'ignore en revanche si elle est répandue dans toute l'île, ou s'il s'agit d'une recette familiale. Quoi qu'il en soit, notre logeuse a gentiment accepté de me la révéler, et elle m'a même fait cadeau d'une généreuse portion de pois secs pour que je puisse la reproduire chez moi, ce que j'ai fait à peine rentrée ! J'y ai apporté une modification de taille : j'ai bien évidemment supprimé le morceau de viande qui sert à aromatiser le bouillon ! Quand je vous disais qu'il est difficile d'être végé à Cuba...



J'avais un peu peur que le printemps soit déjà trop avancé pour une recette de soupe (qui a encore envie d'entendre ce mot passé le mois de février ?!), au point que j'avais même prévu de vous dire "oui mais vous savez à Cuba, on a mangé de la soupe même par 28°C alors vous allez pas faire les difficiles nonmého!". Cependant les premiers jours d'Avril se montrent conformes au célèbre proverbe, ce qui rend l'idée d'un bol de soupe bien chaud encore acceptable à cette période de l'année. Ceci dit, j'ai tout à fait conscience qu'il s'agit plutôt d'une recette d'automne au vu de ses ingrédients. Si on trouve encore quelques butternuts, pour le poivron et le piment ça sera plus compliqué. Vous pouvez utiliser des légumes congelés si vous en avez (chez nous, on avait fait un stock de poivrons épépinés et coupés en quartiers, et de courgettes en dés à la fin de l'été, pour apporter un peu de variété pendant l'hiver !), ou bien vous passer du piment et remplacer le poivron par autre chose (par exemple du poireau, du céleri ou du kale/chou vert), je pense que ça sera tout aussi délicieux!
 

Soupe de pois cassés à la cubaine {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix} 
Pour 4 à 6 personnes :
- 150 g de pois cassés jaunes non décortiqués (ou de petits haricots comme les cornilles), trempés pendant une nuit et égouttés
- 50 g de pois cassés verts décortiqués (si vous ne trouvez pas de pois non décortiqués ou de haricots, utilisez 200 g de pois cassés verts)
- 150 g de courge butternut, pelée si non bio et coupée en gros morceaux
- 150 g de poivron vert, coupé en gros morceaux
- 1 oignon, finement émincé
- 2 gousses d'ail, écrasées avec le plat du couteau puis finement émincées
- 1 petit piment doux (je n'ai pas réussi à identifier la variété utilisée à Cuba, elle ressemble au habanero mais sans être piquante. Vous pouvez le remplacer par un piment doux des Landes, au goût similaire), finement haché
- 2 cs de concentré de tomate
- 1 cc de bouillon de légumes en poudre
- 1 cc de graines de cumin
- 1/2 cc de cumin en poudre
- sel, poivre, huile végétale

Placer les pois trempés et les pois cassés dans une cocotte minute avec une fois et demi à deux fois leur volume d'eau. Faire cuire 15 min dès que la vapeur s'échappe. Les pois jaunes (ou haricots cornilles) doivent être tendres mais pas défaits.

 Faire chauffer 2 cs d'huile dans une poêle et faire revenir à feu moyen et pendant une dizaine de minutes l'ail, l'oignon et le piment finement émincés. Ajouter le concentré de tomates et faire cuire 5 minutes en remuant pour ne pas que ça attache.

Une fois les légumineuses cuites, ajouter dans la cocotte le contenu de la poêle, le poivron et la butternut en morceaux, 1 litre d'eau et le bouillon en poudre. Mélangez bien pour dissoudre le concentré de tomate. Couvrez et portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que la butternut et le poivron soient tendres.

Faites toaster les graines de cumin à sec sur feu vif, jusqu'à ce qu'elles embaument et commencent à brunir. Broyez-les au mortier et ajoutez-les à la soupe, avec le cumin en poudre. La qualité de vos épices est essentielle pour le goût de cette soupe (à Cuba, notre hôte conservait même son cumin au frais pour en préserver les saveurs, et son odeur était à la fois très douce et incroyablement puissante !). Il est également important d'ajouter le cumin en fin de cuisson pour en conserver au maximum les arômes.

Rectifiez l'assaisonnement à votre goût avant de servir. Si possible, préparez cette soupe à l'avance (le matin pour le soir ou le soir pour le lendemain) et laissez la reposer pour que ses saveurs de développent. Si nécessaire, allongez la soupe avec un peu d'eau au moment de la réchauffer.

vendredi 31 mars 2017

Mes favoris du mois : mars 2017

Si vous me suivez sur Instagram (et si ce n'est pas le cas... Qu'est ce que vous attendez? :p), vous avez vu que je suis partie en vacances à Cuba durant dix jours. Impossible de résumer ce voyage en un seul mot, voire même en une dizaine, aussi je n'en parlerai pas aujourd'hui, mais j'y consacrerai bien évidemment quelques articles au cours du prochain mois. Mais avant ça, j'ai d'autres sujets à aborder : il faudra que je parle un peu couture, mais ça sera pas pour tout de suite non plus (kicéki a toujours pas fini son projet capsule de février et qui attaque celui de mars le... 31?...). Et puis comme d'habitude, il y a les favoris du mois.

Bon, pour Mars, vous vous en doutez, c'est assez light, puisque j'ai passé la première moitié du mois la tête dans le guidon avec les préparatifs du voyage (oui oui, à part pour les billets d'avion, on a quasiment tout fait à J-15 du départ...). Quant à la seconde moitié, je l'ai bien évidemment passée à bronzer sous les cocotiers, tellement coupée du reste du monde que même s'il y avait eu une invasion de Godzillas en France, j'aurais pas été au courant avant mon retour. Par conséquent, je n'ai que des favoris culinaires à vous présenter ce mois-ci, mais à vrai dire ce n'est pas plus mal car je ne suis pas réellement satisfaite de ce format un peu "fourre-tout" que j'ai adopté ces derniers mois... Je réfléchis actuellement à quelque chose de plus pertinent et de plus organisé pour cette rubrique (voire même à l'abandonner tout à fait?), donc si vous avez des suggestions à ce sujet, n'hésitez pas!


01. Donuts véganes | Déliacious : Eux, ils auraient déjà du faire partie des favoris de Février, mais j'ai oublié de les y mettre. Et comme j'en ai refait en Mars pour Mardi Gras (enfin, dans mon cas c'était plutôt Dimanche Gras vu que j'étais en déplacement pro le mardi en question), cette fois j'ai bien pensé à les inclure dans ma liste. Ca faisait longtemps que j'épinglais les recette de donuts sur Pinterest (j'ai même failli leur dédier un tableau spécial!) sans oser me lancer, car j'imaginais que c'était assez difficile à faire. En réalité, il s'agit d'un pâte à double levée, un peu semblable à de la brioche, qui est très facile à manipuler et à mettre en forme. Je l'ai faite avec de l'huile de coco à la place de la margarine, et avec du lait d'amande au lieu du lait de soja, et ça marche aussi. Reste l'étape de la friture, qui m'effraie toujours un peu aussi (en partie parce qu'après coup, tout mon appart sent l'huile...), mais ici la cuisson est assez rapide, à peine quelques minutes par donut. Au total, avec la double pousse, le temps de réalisation de cette recette est un peu long mais il y a en réalité très peu de travail, et le résultat est délicieusement gras et sucré (et prouve bien que les véganes ne se nourrissent pas uniquement de toasts à l'avocat ;).

02. Brandade d'algues | Déliacious : Bah dis donc Délia, entre la bolo végétale, les donuts ci-dessus et maintenant la brandade, tu serais pas en train de t'installer dans ma cuisine un peu? ;) Mais bon, je peux pas t'en vouloir hein, parce que tes recettes sont au top! Si je dis souvent que me passer de viande n'est pas difficile pour moi, en ce qui concerne le poisson, c'est une autre histoire. J'adore ça, et j'ai beaucoup de mal à y résister (d'ailleurs j'en mange encore quand je suis dans un restaurant qui n'a aucune option végétarienne...) mais l'état alarmant de nos océans me préoccupe beaucoup alors je fais de mon mieux pour m'en passer. C'est pour ça que j'apprécie tout particulièrement les recettes qui essaient de recréer des saveurs marines en version végétale (comme par exemple ce fish and chips ultra-bluffant chez 100% Végétal). Je ne sais donc pas comment j'ai pu zapper cette recette de brandade quand l'article est paru, mais heureusement que je suis retombée dessus en farfouillant dans les archives de Délia, car c'est un délice! La morue est remplacée par un mélange de haricots blancs et d'algues (auquel j'ai rajouté un peu de sauce soja pour la saveur umami et le goût salé de la morue), et au niveau du goût et de la texture, on croirait manger une vraie brandade! Parfait pour satisfaire mes envies de saveurs iodées!

03. Za'atar swirl bread (pain marbré au za'atar) | Dolly and Oatmeal : Le nom de cette recette est un peu trompeur car on est plutôt en présence d'une galette, ultra simple à réaliser, à base de farine de pois chiches. Le résultat n'en est pas moins très savoureux, et s'accompagne très bien d'une salade ou d'un bol de soupe pour un repas léger. Je l'imagine également coupé en petits cubes pour un apéro, et pourquoi pas accompagné d'une sauce tomate pour faire trempette.

04. Petites crèmes à l'amande et à la fleur d'oranger | Mango & Salt : Version végétalienne du mouhallabieh libanais, un flan libanais parfumé à la fleur d'oranger, ces petites crèmes sont d'une simplicité enfantine à réaliser, ce qui les rend parfaites pour ces moments où on a envie d'un dessert frais et léger qui ne demande pas beaucoup de temps de préparation. SI vous n'aimez pas la fleur d'oranger, Victoria propose de la substituer par de l'eau de rose, mais je pense que sur le même modèle vous pouvez aussi réaliser des crèmes au chocolat en utilisant du cacao en poudre.