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mercredi 22 février 2017

Zéro déchet : mes axes d'amélioration pour 2017

Et le lauréat du prix du mois-qui-passe-à-la-vitesse-supersonique est attribué à... Février 2017! Félicitations! Non mais là, entre mes déplacements pro hebdomadaires, mes beaux-parents qui nous rendent visite, un weekend entre amis en Lorraine (donc avec 5h de route pour y aller et en revenir, hein), et quelques jours de vacances dans ma famille, je peux vous dire que je n'ai absolument pas vu passer le temps... Avec tout ça, je n'ai pas eu le temps de publier cet article plus tôt, alors que je l'avais prévu pour le mois de janvier. Mais bon, mieux vaut tard que jamais non? Alors aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet que je voulais mentionner ici depuis longtemps : le zéro déchet, et plus particulièrement là où j'en suis dans ce mode de vie et les actions que je veux mener dans ce domaine en 2017.

Qu'est-ce que le zéro déchet?

Je suppose que vous connaissez tous ce mouvement, dont on parle de plus en plus en ce moment, mais au cas où ce n'est pas le cas, voici un petit résumé. Comme son nom l'indique, le zéro déchet ou ZD est un mode de vie qui vise à réduire au maximum la quantité de déchets que nous produisons, cela afin de préserver notre environnement et nos ressources, mis à mal par l'excès d'emballages que l'on trouve dans le commerce. Le zéro déchet fait donc la part belle aux achats en vrac, de seconde main, et aux préparations maison, que ce soit en cuisine, pour les cosmétiques ou même les produits d'entretien. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez lire le livre de la papesse de ce mouvement, Béa Johnson, ou bien le blog et le livre de La famille (presque) zéro déchet.

La base du zéro déchet : le vrac et le fait-maison

Et moi, dans tout ça?

Pour ma part, je suis rentrée dans ce mouvement par la porte de l'alimentation (comme on pouvait s'en douter vu ma passion pour la bouffe haha!). Depuis que j'ai commencé à cuisiner au quotidien, je tiens en horreur le gaspillage alimentaire (pourtant je n'ai pas le souvenir d'avoir été élevée à coup de "finis ton assiette, y'a des enfants qui crèvent de faim dans le monde!"). Je déteste jeter de la nourriture et des ingrédients, non seulement ce n'est pas écologique (toutes les ressources nécessaires à la production des aliments jetés sont perdues), mais c'est aussi une perte d'argent. J'ai donc été ravie de tomber, il y a quelques années, sur le très instructif livre de Lisa Casali : Cuisiner mieux en jetant moins. Il explique comment cuisiner et consommer des parties de légumes habituellement jetées  bien que totalement comestibles (épluchures, fanes, cosses etc), mais aussi accommoder un reste de céréales, de pain ou de gâteau sec, etc, et la grande majorité des recettes sont végétariennes (seules quelques unes sont a base de poisson). J'avoue que je ne suis plus aussi motivée qu'au début (je ne stocke plus de pelures en quantité astronomique dans mon congélateur pour en faire du bouillon par exemple, mais j'ai tout de même une recette de bouillon en poudre à partir de pulpe de légumes ici) mais j'essaie tout de même de continuer dans cette voie au maximum. 

De plus, mon goût pour la cuisine et le fait maison, ainsi que mon aspiration à une alimentation (et également à une routine beauté, d'ailleurs) les plus exemptes possibles d'additifs nocifs, me poussent à me passer au maximum des préparations industrielles. Je fais donc moi-même mes pâtes à tarte et à pizza, mes pains a burger, granolas et mueslis, gâteaux, brioches... Ça prend certes un tout petit peu plus de temps que d'ouvrir un paquet de "tout fait", mais au moins je sais ce que j'y mets et je trouve ça meilleur, et c'est souvent moins cher ! C'est par ce biais que je me suis intéressée au zéro déchet et petit à petit, j'ai commencé à en appliquer de plus en plus les principes de base dans ma vie : j'achète mes légumes à des producteurs locaux, je refuse les sacs plastiques et leur préfère les tote bag en tissu, je privilégie le vrac en magasin bio, ne consomme quasiment pas de plats préparés sous emballage, et finalement nous avons mis en place un bac de compost sur notre balcon, qui s'est rapidement rempli (mais malheureusement, le compost ne s'est pas correctement formé et nous avons maintenant un bac rempli d'une substance marronnasse bizarre qu'on refuse d'ouvrir...). 

Malgré ça, je trouvais que nos déchets continuaient à se multiplier à une vitesse qui me rendait dingue. C'est dans un de ces moments de raz-le-bol envers ma poubelle qu'est paru La famille (presque) zéro déchet, et j'ai décidé d'y voir un signe. Je me suis donc jetée sur ce livre (qui s'est d'ailleurs retrouvé quasiment en rupture de stock dès sa sortie, du moins dans ma librairie) en espérant y voir un peu plus clair dans mes déchets.

Le tofu en barquette ou sous vide, le lait et la crème végétale en brique : un cauchemar pour les zéro déchets...

La famille (presque) zéro déchet

Après une introduction qui m'a semblé un peu répétitive, probablement car les mêmes chiffres y sont mentionnés plusieurs fois, le livre se divise en plusieurs parties pour attaquer les déchets sous tous les angles : les courses, la cuisine, l'hygiène de la maison, les cosmétiques, les fêtes, les enfants, et la maison. J'ai beaucoup apprécié la profusion de "recettes" de cosmétiques et de produits ménagers, qui permettent de réaliser aussi bien du mascara que des tablettes pour lave-vaisselle. Mais à part ça, je n'ai rien appris de nouveau par rapport à ce que je savais déjà : pour limiter ses déchets, il faut d'abord ne pas en créer. Donc, ne pas acheter de produits emballés ou refuser les emballages dès que possible, leur privilégier des emballages réutilisables (sacs à vrac, tuperwares), faire soi-même ce que l'on trouve généralement sous plastique (biscuits, yaourts, compotes, pâtes à tartes, etc), préférer les contenants en verre ou métal (recyclables à l'infini), acheter d'occasion, offrir des cadeaux non matériels ou faits main, etc. 

J'avoue qu'après une première lecture, je me suis sentie un peu découragée, du moins par rapport à mes déchets alimentaires. Car la famille presque zéro déchets n'est pas végétarienne, et ils peuvent donc relativement facilement trouver de la viande et des produits laitiers en vrac. Mais quand on ne consomme aucun de ces produits et qu'on cherche à les remplacer par des alternatives végétales, impossible de se passer d'emballage : briques Tetra Pak pour les laits et crèmes, et plastique à gogo pour le tofu et tempeh. Et je ne parle même pas des substituts carnés ou des fromages véganes, eux aussi vendus sous emballage, c'est d'ailleurs ce qui fait que je n'en achète jamais (ainsi que leur prix exorbitant... De toute façon j'en trouve très peu dans mon magasin bio!) À quand les boucheries et crèmeries véganes ?! (Le premier qui me dit "y'en a une a Paris!", je l'étrangle...).

Une fois ce premier moment d'abattement passé, j'ai décidé que je n'allais pas en rester là et j'ai réfléchi un bon coup aux déchets que je produisais et aux actions que je pouvais mener pour les réduire. J'ai donc fait une liste, déchets d'un côté, solutions de l'autre. Et croyez-moi, même sans m'occuper de mes produits végétaliens, j'ai déjà une belle marge de progression ! J'ai déjà commencé à entreprendre quelques améliorations, je fais par exemple ma margarine maison, et j'ai acheté une brosse à dents entièrement compostable (à 4€ pièce, quand même... J'espère qu'elle va me dire jusqu'en 2025 à ce prix là !), et en ce début d'année (oui bon, on est fin février, OK, mais ça reste quand même le début d'année par rapport à décembre non?) je voulais lister quelques actions zéro déchet que je compte bien intégrer à mes habitudes en 2017! J'ai divisé cette liste en deux volets, correspondant à deux endroits particulièrement générateurs de déchets chez nous : la cuisine et la salle de bains. J'espère que cette petite liste me motivera à poursuivre dans la bonne direction, et qu'elle vous encouragera à vous lancer si vous êtes un novice en la matière !



Mes objectifs zéro déchets pour 2017 : en cuisine...
  • Bannir le Sopalin : oui, vous avez bien lu. On utilise toujours du Sopalin, l'ennemi n°1 des ZD. Ca fait un moment que je songe à m'en débarrasser, alors cette fois, on va le faire une bonne fois pour toutes. Une fois que notre dernier rouleau sera terminé, on n'en rachètera pas, et à la place on utilisera des lingettes microfibres et des serviettes en tissu.
  • Fabriquer des sacs à vrac : privilégier le vrac, c'est bien, mais avec des sacs réutilisables, c'est mieux. Pour l'instant, on réutilise les sachets en papier fournis dans notre magasin bio, mais ils finiront bien par nous lâcher un jour (sans compter que ceux qui sont fournis actuellement ont une bande de plastique sur le devant qui se décolle/déchire/les deux au premier usage...). Je vais donc rentabiliser mes chutes de tissus fins pour fabriquer quelques sacs à vrac, même si ce n'est franchement pas le truc le plus passionnant à coudre...
  • Fabriquer des tawashis : rien à voir avec les sushis, si ce n'est l'origine géographique. Le tawashi est une éponge lavable, tissée ou crochetée, qui nous vient du Japon. Une fois sale, hop, un petit tour au lave-vaisselle, et c'est reparti pour un tour! Exit les éponges jetables qui se désagrègent au bout de trois semaines! Comme j'ai prévu de coudre avec du jersey cette année, je vais là aussi rentabiliser mes chutes pour me fabriquer un ou deux tawashis et me débarrasser définitivement des éponges classiques. Et pour la partie grattounette (mais siiii, vous savez, le côté vert, là!), j'avais déjà prévu le coup il y a quelques mois en achetant des brosses à vaisselle à Amsterdam (chacun ses souvenirs, hein...)
  • Changer de poêles : alors là, vous vous demandez peut-être le rapport avec le zéro déchet. C'est pourtant simple : chez moi, les poêles en Teflon dépassent rarement les 5 ans d'existence (et encore, je vise large), avant que le revêtement ne se fasse la malle (et me file le cancer au passage). Parce que, sérieusement, le Téflon, c'est l'enfer, en vrai. Tu peux rien faire dans ta poêle ou ton moule : ne pas couper dedans, ne pas le gratter pour le laver, et en plus la chaleur dégrade le revêtement. Alors pourquoi est-ce qu'on est aller coller ça sur un truc qui sert à cuire des aliments ?! Alors qu'une poêle en inox, ça te dure au minimum 20 ans, voire même toute une vie. En plus de ça, aucun risque sanitaire n'est associé à ce matériau. Donc c'est décidé, je remplace toutes mes poêles une bonne fois pour toutes par de l'inox. C'est certes un investissement, mais lors des soldes, il est possible en trouver à des prix intéressants (chacun son objectif soldes, hein...)
  • Remplacer les biscuits petit déj de chéri par du fait maison : autant côté salé, on ne génère pas trop de déchets, autant sur le sucré, on a quelques progrès à faire, surtout concernant les biscuits emballés en portion individuelles, fourrées dans une boîte en carton. Je pense notamment aux biscuits "petit déjeuner" que mon copain mange de temps en temps, les matins où il est pressé et qu'il n'a pas le temps de déjeuner à l'appart. (Au passage, on en parle de cette imposture marketing du biscuit petit déj? Hop, on y met trois pauvres flocons d'avoine et on fait croire que c'est trop bien de commencer la journée en mangeant des gâteaux bourrés de sucre et d'huile de palme. Bref.) Pour lui éviter d'en consommer, je fais déjà des muffins que je congèle, il suffit d'en sortir un la veille pour le lendemain. Le problème, c'est qu'on n'y pense pas systématiquement, d'où la présence de biscuits petit déj dans nos placards. Cette année, je compte bien me trouver une recette de cookies pour petits déjeuners, riche en vrais flocons de céréales, que je ferai régulièrement pour remplacer les biscuits industriels. Chéri n'aura plus qu'à en attraper un ou deux dans un bocal avant d'aller travailler!
  • Refuser les sachets du pain : oui, ça paraît ridicule comme action, dit comme ça. Mais autant on refuse les sacs plastiques, autant on continue à accepter les sachets/papiers du pain. Et vu le nombre de baguettes que l'on consomme, je peux vous dire que c'est un déchet TRÈS présent chez nous. Donc en 2017, on refuse les sachets pour le pain, et on apporte nos sacs à vracs pour les pains à trancher!
  • Faire du lait végétal plus souvent : comme je le disais ci-dessus, nous produisons des déchets car nous consommons des substituts végétaux à la viande et aux produits laitiers, d'autant plus que nous avons décidé de bannir définitivement les briques de lait de vache de notre alimentation. Nous le remplaçons par du lait de soja ou d'amande, et malheureusement il n'est pas possible de se fournir directement chez un producteur avec une bouteille en verre pour ce genre de produits. La bonne nouvelle, c'est que faire du lait végétal maison, c'est tout à fait possible (de même pour le tofu et le tempeh d'ailleurs, mais chaque chose en son temps!). J'aimerais donc prendre l'habitude d'en réaliser plus souvent, notamment du lait d'amande, de cajou, ou d'avoine, car c'est très simple à faire. Il suffit juste de penser à mettre les noix à tremper la veille au soir, et le lendemain matin l'affaire est réglée en 5 minutes de mixage et filtrage! Pour le lait d'avoine, c'est même encore plus simple puisqu'il n'y a même pas besoin de passer par l'étape trempage! En outre, je suis certaine que cela coûte moins cher que d'en acheter du tout fait.

... et dans la salle de bain.

  • Bannir les mouchoirs en papier: eh oui, en plus du Sopalin, on utilise des mouchoirs en papier. Enfin, surtout moi d'ailleurs, vu que je passe une bonne moitié de l'année avec la reniflette... La honte du zéro déchet quoi! Eh bien cette année, fini les mouchoirs jetables, je passe à la version en tissu. Je sais que c'est un sujet controversé, beaucoup trouvent ça sale, mais je pense que c'est uniquement parce qu'on nous a fourré ça dans le crâne pour mieux nous vendre du jetable. Car honnêtement, QUI ne se mouche réellement qu'une seule fois dans son Kleenex avant de le jeter à la poubelle? (Ne me dites pas que je suis la seule à les collectionner dans mes poches?...) Quant à ceux qui disent que c'est dégoutant de les laver en même temps que ses vêtements, je vous répondrai que vous l'avez bien vous sous-vêtements qui ont été en contact avec vos fesses toute une journée sans que ça ne vous pose de problème, alors pourquoi les mouchoirs seraient-ils pires? Et puis vous pouvez choisir de les laver avec vos draps et serviettes au pire!
  • Faire du déodorant maison : ça fait longtemps que j’ai abandonné les déodorants « classiques » du commerce, d’une part parce que ceux-ci étaient de plus en plus inefficaces sur moi, et surtout parce qu’ils sont bourrés de produits a priori pas tip-top pour la santé (d’autant plus qu’on les utilise sur une zone de notre corps assez stratégique, à savoir près de ganglions situés sous les aisselles et à proximité des seins pour les femmes…). Depuis, j’ai examiné plusieurs alternatives plus naturelles, d’abord du bicarbonate de soude (au très fort pouvoir anti-odeurs) en friction sur les aisselles, puis un déo solide acheté sur Etsy et dont la texture trop crémeuse ne m’a pas convaincue, et enfin de l’huile essentielle de palmarosa (anti-bactérienne, elle permet d’éviter les mauvaises odeurs liées non pas à la transpiration mais bien aux bactéries qui prolifèrent dans le milieu chaud et humide que sont nos aisselles !) mais son odeur très forte a fini par me dégoûter un peu (depuis, j’en ai dilué quelques gouttes dans du bicarbonate et ça va mieux !). Je m’étais promis depuis longtemps de me fabriquer un déo en crème car c’est un produits très facile à faire et qui ne nécessite que quelques ingrédients faciles à trouver (vous pouvez en trouver une recette ici par exemple) . C’est donc un bon point de départ pour ceux qui voudraient se tourner vers les cosmétiques maison. Je compte bien honorer enfin cette promesse en 2017, même si ça ne sera pas pour de suite car j’ai encore pêché par fainéantise et acheté un stick de la marque Dr Schmidt’s récemment. Mais une fois vide, promis, je me lance ! [Petite précision concernant le bicarbonate de soude : il est possible qu'il vous irrite les aisselle à forte dose, donc si vous avez la peau sensible, évitez de l'appliquer pur sur votre peau. Ceci dit, moi j'ai une peau habituellement très réactive mais le bicarbonate ne m'a jamais fait le moindre mal!]
  • Remplacer mes gommages industriels par du fait-maison : j’ai une peau sensible et fragile, aussi je n’utilise que très rarement des produits de gommage, et pourtant j’en ai trois tubes dans ma salle de bain! Une fois qu’ils seront vides, je ne les remplacerai pas car il est très facile de fabriquer ce genre de produits soi-même, c’est même encore plus simple que pour le déo! Le plus ironique dans l’histoire, c’est que j’en ai déjà fait plusieurs fois pour offrir, à partir de cette recette. Les avantages d’un gommage maison sont nombreux : outre le fait de pouvoir contrôler parfaitement la composition et de l’adapter aux besoins de sa peau, et bien entendu de ne produire aucun déchet plastique (flacon ou boîte), c’est également une solution beaucoup plus économique et surtout écologique. En effet, les gommages du commerce contiennent souvent des microbilles en plastique qui vont alors polluer les océans (il existe cependant des alternatives naturelles à base de noyaux d’abricots, c’est le cas des produits que j’ai chez moi). Ce type de produits sera bientôt interdit à la vente en France, si ce n’est pas déjà le cas, mais en tout cas, avec une recette maison, vous êtes sûrs de ne rien rejeter de toxique dans la nature!
  • Se passer d'après shampoing : je dois vous avouer que j'ignore pourquoi j'ai commencé à en utiliser, car pendant des années je faisais sans. Je me suis peut-être dit que ça permettrait de limiter l'apparition de fourches sur mes pointes toujours très sèches, mais je ne suis pas certaine que ce soit réellement efficace... Je compte donc finir le flacon que j'ai en cours et ne pas en racheter, à la place je miserai sur un masque mensuel à base de gel d'aloe vera et d'huile végétale, un mélange qui fait des miracles sur cheveux secs.
  • Passer au dentifrice solide : bon, je ne vais pas vous mentir, ce point sera probablement le plus difficile de la liste,. Ce ne sont pourtant pas les options qui manquent, qu'elles soient maison ou du commerce, mais je ne sais pas trop quelle sera la réaction de chéri face à ce type de produit... Et j'avoue également que je me demande un peu si c'est réellement pratique à transporter en voyage. Enfin bon, qui ne tente rien n'a rien!
  • Favoriser les produits multi-usages au maximum : pourquoi avoir une crème pour les mains ET une pour le corps quand une seule peut faire le boulot de deux? Je vous ai déjà parlé de mon produit chouchou du moment, une crème Basis sensitiv de Lavera, qui remplit parfaitement son rôle partout où je l'applique (elle a même sauvé en deux jours à peine mon nez complètement écorché par un mouchage intensif!). Dans le même genre, je pense au beurre de karité, qui peut en plus faire office de baume à lèvres : du trois-en-un!

ET VOILA, tu es arrivé à la fin de cet interminable article (aussi bien à lire qu'à écrire, dis toi que ta souffrance est partagée!) (si t'as tout lu en entier hein, rien n'est moins sûr... Si ce n'est pas le cas, je ne t'en veux pas, rassure-toi). Pour les pros du zéro déchets, ces actions pourront peut-être paraître assez minimes, mais je suis une partisane du "chaque chose en son temps", il me faut un certain moment pour mettre en place des routines et des habitudes. Pour les novices en revanche, ça peut paraître beaucoup d'un coup, mais une fois encore, il s'agit d'y aller progressivement et de découper la chose en petits morceaux pour la rendre plus digeste. C'est vraiment un pli à prendre, et ça se fait plus facilement qu'on ne se l'imagine. Et puis la communauté du zéro déchet grandit, de nombreux blogs et groupes Facebook sont consacrés à ce mode de vie et vous y trouverez toujours du soutien les jours où le découragement pointe. Chaque petit geste compte, ne laissez personne vous dire le contraire! Si vous aussi, vous avez des objectifs zéro déchet pour l'année 2017, n'hésitez pas à les partager avec moi, plus on est de fous, plus on rit ;)

mardi 14 février 2017

Une robe Eliana bohème


Je m'étais promis de vous montrer cette cousette en janvier, mais avec les températures polaires de ces derniers temps, difficile de faire des photos dehors sans perdre trois orteils au passage... (Quant aux photos en intérieur, vous voyez ce que ça donne...) Heureusement, il fait maintenant (un peu) moins froid, je peux donc vous présenter ma robe Eliana, qui attendait de voir le jour depuis une éternité (si ce n'est pas deux, haha). En effet, cela fait presque un an, ou peut-être même plus, que je l'ai terminée une première fois, et depuis, elle était en attente de retouches pour pouvoir l'aller correctement. Allez, grimpez dans la DeLorean avec moi, je vous raconte son histoire !

Automne/hiver 2015. Les robes bohèmes à motifs de fleurs sur fond sombre sont à la mode. J'en ai vu partout dans les festivals pendant l'été, c'est une pièce qui est pile dans mes goûts et dans mon style, bref, moi aussi je veux ma robe fleurie. Un jour, ça fait tilt dans mon cerveau : en réalité, je l'ai déjà, mais en pièces détachées. D'un côté, le patron Eliana de Pauline Alice, l'un des tout premiers que j'ai achetés. De l'autre, un tissu en pseudo crêpe de je-sais-pas-quoi, acheté au poids chez Toto, à motifs végétaux sur fond noir.


À cette époque, j'ai encore peu d'expérience en couture et je suis un peu perdue quant à la taille que je dois couper. Mes mensurations m'orientent vers un 36 en haut, 38 à la taille et 40 en bas, mais les mesures de la robe finie me laissent penser qu'un 36 partout peut suffire. Confuse, je profite de ma venue au salon CSF pour demander a Pauline, la créatrice du patron en personne, un conseil de taille. D'après elle, un 36 suffit, voire même un 34.




Une fois de retour chez moi (et après quelques mois semaines de procrastination...) je me décide enfin à couper dans mon tissu. En bonne tête de mule que je suis, je choisis du 36 au niveau du buste que je grade vers un 38 à la taille et pour la jupe. La réalisation se passe sans encombre, si ce n'est la pose du biais sur la fente sur le devant, qui est un peu délicate et qui fait quelques plis, mais rien de vraiment grave. Je suis contente du résultat, mais au moment de l'essayage, je déchante. Déjà, les manches sont beaucoup trop longues, de 10 bons centimètres, mais c'est facilement corrigeable. Et surtout, il y a un gros excès de tissu à la taille et sous les bras, qui forme un repli pas du tout esthétique au niveau de l'élastique.





J'essaie alors d'imaginer des solutions : reprendre la robe sur les côtés, mais avec les manches raglan je ne suis obligée de faire correspondre ma couture côté avec celle en biais de manches, et en pinçant le tissu avec les doigts, je vois bien que ça resserrera beaucoup trop la manche sous le bras. Ou bien je peux remonter l'encolure, puisque je me rends compte qu'en tirant dessus pour faire coïncider la couture de dessous du bras avec mon aisselle, tout l'excès de tissu est résorbé. Mais ça implique de couper 5 bons centimètres sur le haut de la robe, de perdre les pinces sur le haut des manches et la fente sur le devant, et surtout il faudrait reposer tout le biais d'encolure et j'avoue que ça ne m'emballe pas vraiment. À ce stade, j'envisage d'envoyer un mail avec des photos à Pauline pour lui demander conseil, mais je ne prends pas le temps de le faire.





C'est ainsi que ma robe a passé environ 10 mois en stand-by, en attendant que je trouve une solution miracle pour l'arranger. Arrive alors le mois de novembre, et avec lui le salon CSF et une nouvelle occasion de poser mes questions à Pauline. Je prends donc quelques photos de ma robe avant de monter à Paris, et une fois sur le stand, j'expose mon problème et les deux solutions auxquelles j'avais réfléchi. C'est alors que Pauline me dit : "Pourquoi ne pas simplement remonter la taille? Ça résorberait l'excès de tissu à ce niveau, quant aux aisselles, c'est normal qu'elles soient basses sur ce modèle."



Mais oui, c'est aussi simple que ça! Au cours de l'année passée, j'avais pourtant réalisé que j'avais la ligne de taille assez haute, ça aurait du me mettre sur la piste, mais je restais bloquée sur mes deux pseudos solutions galère. J'ai donc tout simplement repris la taille de 3 cm, et raccourci les manches pour qu'elles tombent correctement, deux modifications ultra faciles à mettre en place et qui se sont avérées payantes puisque ma robe me va désormais parfaitement! J'ai juste un peu fait mon boulet sur les biais d'emmanchure : j'ai recoupé des rubans un peu trop étroit et je n'arrivais pas à les replier vers l'intérieur, j'ai donc du en coudre une seconde bande au bout de la première, mais le résultat n'est pas très régulier et la piqûre de maintien n'est pas droite et surtout elle se voit sur l'endroit. Malgré ce détail, je suis véritablement dingue de cette robe, elle correspond parfaitement à mes attentes et elle a (presque, faut bien la laver de temps en temps!) relégué au placard toutes les autres! Elle se marie aussi bien avec un gros gilet et une paire de bottines qu'avec un gros pull et des cuissardes, et s'assortit à merveille avec tous mes bijoux de hippie ;) En bref, c'est vraiment LA robe bohème parfaite pour l'automne et l'hiver, et je sais qu'elle va m'accompagner pendant de nombreuses années! Merci donc à Pauline pour ce patron et ses réponses à mes questions (deux fois, tout de même!), sans quoi cette merveille n'aurait jamais vu le jour! Oui oui, merveille, rien que ça, j'assume tout à fait mon enthousiasme débordant et mon manque d'objectivité envers cette robe, mais que voulez-vous, je suis tellement heureuse du résultat et j'étais tellement dépitée d'être bloquée si près du but que je peux difficilement cacher mon amour pour cette pièce ;)

Patron : Robe Eliana (Pauline Alice)
Niveau : Débutant confiant
Techniques requises : fronces, pose de biais
Remarques sur le patron : j'ai choisi la version PDF,je n'ai eu aucun souci sur l'assemblage des feuilles. Les explications sont détaillées et illustrées de façon très claire.
Taille : 36 au niveau du buste, gradé vers un 38 à la taille et pour la jupe
Fournitures : tissu au poids Toto Tissus, élastique
Modifications apportées : taille remontée de 3 cm et manche racourcies de 9 cm
Difficultés rencontrées : la pose du biais sur la fente de devant est un peu délicate

Cohérence avec ma garde robe : 10/10, une robe pile dans mon style!
Confort : 9/10, avec un pull par dessus, la taille a parfois tendance à remonter. J'adore le fait qu'elle ait des poches! #lespochescestlavie
Seyant : 10/10, après retouche, je suis pleinement satisfaite de la coupe!
Qualité : 8/10, le tissu a l'air solide, mais est un peu décoloré par endroits (en bout de manches notamment). Les finitions au niveau du biais d'emmanchure ne sont pas très propres. Heureusement, ces défauts n'ont pas d'impact sur le rendu général de la robe!

A refaire ? : maintenant que je sais quelles modifications faire pour que ce modèle tombe parfaitement sur moi, il est probable que j'en fasse une nouvelle un jour car j'aime beaucoup cette silhouette! Je tenterais bien la version B sans manches pour l'été.

mercredi 8 février 2017

Version tradi, version veggie : poule au pot végétale

Me passer de viande n'a jamais été très difficile. Je ne dirais pas que je n'aime pas ça, mais je n'y tiens pas plus que ça. Dans ma famille, on en mangeait certes à presque tous les repas, mais je pense que c'était plus par habitude qu'autre chose. Je n'ai pas grandi dans le "culte" d'une "belle" pièce de boucher, ni dans celui de la cuisine française traditionnelle. Mon père n'aime de toute façon pas les viandes en sauce, qui composent à mes yeux une grande partie du patrimoine culinaire français, et ma mère, tout comme moi, n'aime pas les viandes saignantes (et encore moins le gibier, ou les abats!). Même chez ma grand mère, les plats bien franchouillards se faisaient très rares à table, à l'exception de la poule au pot.



La poule au pot, c'est une sorte de pot au feu mais avec une volaille plutôt que des morceaux de boeuf. La légende veut que ce soit un plat typique du Béarn, et même le favori du roi Henri IV, né à Pau. La poule est farcie et plongée dans une marmite d'eau agrémentée de légumes (carotte, poireau, navet, céleri, oignon, chou) et d'un bouquet garni. Elle mijote longuement, et lorsqu'elle est cuite, on la retire de son bouillon, ainsi que les légumes. Le bouillon est alors dégraissé puis servi en entrée, agrémenté de vermicelles, suivi de la poule avec sa farce et ses légumes, accompagnés de "riz au gras" (du riz dans lequel on a délayé le gras du bouillon), et de sauce. Il semblerait que la sauce traditionnelle soit  un roux (beurre + farine) délayé avec du bouillon et de la crème, mais ma grand mère sert du coulis de tomate maison tellement délicieux que je pourrais le boire à la louche!



Même si manger de la viande ne me manque absolument pas, j'ai parfois la nostalgie de certains plats de mon enfance. Mais plutôt que d'être triste de ne plus pouvoir en manger, je préfère voir cette situation comme une opportunité de recréer ces recettes en version végétale. La poule au pot de ma grand mère était en tête de ma liste depuis longtemps, c'est même elle qui a motivé la création de ma rubrique "Version tradi, version veggie" (mais comme je ne trouvais pas de gluten de blé en magasin jusqu'à présent, j'ai mis longtemps à passer à l'action...). Elle est inspirée d'une recette de Marie Laforêt dans son livre Vegan, un rôti de seitan farci aux marrons. J'ai changé la farce pour quelques chose de plus rustique, à base de lentilles et de champignons. Lorsque j'avais demandé son secret à ma grand mère, elle m'avait expliqué que sa farce contenait une part importante de foie de volaille, ce qui lui donnait beaucoup de saveur et parfumait le bouillon. J'avoue avoir été un peu horrifiée par cette révélation, étant donné que le foie est quelque chose que je déteste habituellement... Mais j'ai gardé dans un coin de ma tête l'idée que la farce devait avoir un profil aromatique bien marqué, et j'ai donc accentué sa saveur avec de la sauce soja et des champignons séchés (pour booster le côté umami) et des épices (pour "recréer" la richesse aromatique du foie). 


Le rouleau de seitan farci est alors mis à cuire dans un bouillon de légumes au miso. J'ai eu la main très généreuse sur les légumes (vous n'en voyez que la moitié sur les photos!) probablement plus que ma grand mère, mais cela permet de bien corser le bouillon de cuisson, qui peut ensuite être servi en entrée, comme on le fait dans la recette originale. Libre à vous cependant d'en diminuer la quantité si vous ne voulez pas servir un régiment (ou en manger pendant 12 jours, comme ça sera probablement le cas chez nous...). Bien qu'assez simple à réaliser, c'est une recette qui demande un temps assez long de préparation et de cuisson par rapport à celles que je propose habituellement, mais c'est le lot de toute recette traditionnelle (ou nouvellement traditionnelle, dans ce cas ^^). En tout cas pour moi, le temps que j'ai passé en cuisine en a clairement valu la peine car je suis très satisfaite de ma poule au pot végétale, qui m'a prouvé encore une fois que cuisine traditionnelle et végétalienne ne sont pas incompatibles!



Poule au pot de seitan {végétalien, option sans noix}
Pour 8 personnes :
Pour le seitan :
- 175 g de gluten de blé 
- 75 g de farine de maïs ou de riz
- 1 cc d'ail semoule
- 1/4 cc de poivre
- 5 cs de sauce soja
- 250 ml de bouillon de légumes 
Pour la farce :
- 180 g de lentilles brunes ou vertes séchées 
- une dizaine de champignons de Paris
- une dizaine de noix (optionnel)
- 10 g de champignons séchés de votre choix
- 1 gousse d'ail
- 1 cs de sauce soja
- 1/2 cc de coriandre moulue (attention, pour les épices j'utilise une cuillère à café classique et non pas une cuillère mesureuse)
- 1/2 cc de muscade moulue
- 1/2 cc de poivre
Pour le bouillon :
- 3 l d'eau 
- 2 cs de miso brun
- 1 oignon
- 3 carottes
- 2 poireaux
- 1 petit navet (ici un navet boule d'or)
- 1 branche de céleri
- 1 petit chou vert
- 2 feuilles de laurier 
- 3 branches de thym 
- 4 clous de girofle 
Pour servir :
- riz
- coulis de tomate (maison, de préférence)

Placer les lentilles dans une casserole et recouvrir d'eau non salée. Porter à ébullition et laisser cuire 20 minutes, ou jusqu'à ce que les lentilles soient tendres. 

Pendant que les lentilles cuisent, préparer le seitan : mélanger le gluten, la farine, l'ail et le poivre dans un saladier. Mélanger le bouillon et la sauce soja dans un verre et versez dans le saladier. Pétrir pour obtenir une pâte homogène. Réserver.

Quand les lentilles son cuites, égoutter et verser dans un saladier (vous pouvez évidemment réutiliser celui qui a servi à la préparation du seitan!). Écraser grossièrement avec une fourchette ou le dos d'une cuillère.

Hacher l'ail (finement) et les champignons (grossièrement). Faire revenir dans un peu d'huile à feu moyen, pendant quelques minutes. Quand les champignons commencent à s'attendrir, ajouter 1 cs de sauce soja et laissez cuire encore 1 minute en remuant.

Réduire les champignons séchés en poudre. Concasser les noix. Ajouter les champignons cuits et en poudre, les noix et les épices à la farce. Bien mélanger.

Étaler le seitan en un rectangle d'environ 20 X 30 cm sur une étamine ou un torchon propre. Disposer la farce au centre et rouler le seitan pour bien entourer la farce. Envelopper dans l'étamine et ficeler sans trop serrer.

Brosser les carottes et le navet pour éliminer la terre. Les peler s'ils ne sont pas bio. Couper le navet en gros dés et les carottes en deux ou quatre morceaux dans la longueur. Peler l'oignon, le couper en quartiers et enfoncer un clou de girofle dans chaque morceau. Retirer les feuilles externes du chou pour ne conserver que le coeur vert clair (gardez les feuilles pour un autre usage : soupe, chou farci, chips de kale) et couper en quartiers. Retirer les racines et le vert des poireaux (conserver les fanes pour un autre usage : soupe, quiche, ...) et couper en deux dans la longueur. Nettoyer les poireaux sous l'eau courante en soulevant les feuilles pour bien retirer la terre. Briser la branche de céleri en trois morceaux.

Placer la moitié des légumes dans une cocotte, poser le seitan farci par dessus et repartir les légumes restants autour. Ajouter trois litres d'eau, le laurier, le thym et le miso. Le seitan doit être entièrement immergé.

Porter à ébullition, ecumer puis laisser mijoter une heure à couvert et a petits bouillons, jusqu'à ce que tous les légumes soient tendres.

À l'aide d'une écumoire, retirer les légumes du bouillon. Retirer le seitan de son étamine et disposer dans un plat. Servir accompagné des légumes, de riz et de coulis de tomates.

Le bouillon peut être servi en entre (agrémenté de vermicelles si souhaité) ou être conservé ou congelé pour un usage ultérieur (soupe, risotto, ...)


English translation coming soon

jeudi 2 février 2017

Mes favoris du mois - janvier 2017

Qui dit début de mois dit article de favoris! C'est parti pour le cru de janvier 2017, et comme d'habitude on commence par la cuisine!


01. Vegan butternut macaroni and cheese (Macaronis au fromage vegan) | Annet Vesberg : quand j'ai vu les photos de ce plat sur Instagram, je crois bien que mon coeur s'est arrêté une seconde ^^ des pâtes, une sauce "fromagée" crémeuse à base de butternut, que demander de plus? On a rajouté des champignons de Paris poêlés dans la préparation, et même un peu de broccoli râpé pour la version gratin. J'imagine que du kale ou des épinards iront également très bien avec la sauce. Attention, les quantités sont astronomiques : on en a mangé une première fois tel quel, une seconde fois en gratin (avec de la chapelure par dessus), et j'ai pu me faire un troisième repas avec un jour où j'ai déjeuné seule. Donc vous pouvez facilement servir 5 personnes avec les proportions indiquées, même plus, parce qu'on est plutôt des gros mangeurs de pâtes. Donc si, contrairement à nous, vous savez vous tenir en présence d'un plat de macaronis, comptez même 6 parts!

02. Romanesco green curry (Curry vert au chou romanesco) | Local Heaven : si vous me lisez depuis un moment, vous savez peut-être que je suis une dingue de broccolis. Eh bien, je crois que c'est encore pire avec le chou romanesco : j'adoooooore ce légume, que je trouve malheureusement trop peu souvent au marché. C'était d'ailleurs le cas quand on a voulu faire cette recette, donc on s'est replié sur un broccoli, et ça marche bien aussi. On a aussi zappé la coriandre parce que chéri, il aime pas, mais au final la sauce reste tout de même très parfumée, un vrai régal pour les amateurs de currys que nous sommes!

03. Pizza jardin d'hiver : potiron, broccoli, pois chiches | Dorian cuisine : Courge + broccoli, vous sentez comme un thème dans mes recettes du mois, non?... Autant la recette originale de cette pizza, sur le blog Minimalist Baker (dont je suis pourtant une grande fan!), ne m'a jamais vraiment tentée, autant la version de Dorian m'a immédiatement tapé dans l'oeil! Mais comment voulez-vous résister à une si belle pizza, à l'air bien dorée et moelleuse? Bon, la mienne n'étais pas aussi jolie en sortant du four, mais elle était assurément délicieuse. J'aime beaucoup cette idée d'une sauce qui n'est pas à base de tomates, non seulement ça permet de varier les plaisirs, mais ça permet d'utiliser moins de tomates en hiver (même si en cette saison, je les achète en conserve uniquement, mais au final rien ne me garantit qu'elles ont bel et bien poussé en saison...). Et pour la petite anecdote : cette fois, on n'avait pas de broccoli au frigo, mais du chou romanesco, donc là aussi on a fait l'échange!

04. Gnocchi de potiron, sauce ail, cajou et sauge | La Table Verte : vous vous souvenez quand je vous disais que chéri aimait pas les gnocchis? Eh bien figurez-vous que suite à mon post, il a changé d'avis en goûtant mon gratin! Victoire! Ca faisait donc un moment que je voulais en refaire, et plus précisément à la courge, puisqu'il me restait de la purée de la recette de pizza (faut dire que j'ai une mamie qui me donne des citrouilles ENTIERES, loin de moi l'idée de me plaindre vu que j'adore ça, mais quand on en ouvre une, on en mange pendant 12 jours après, alors faut bien varier!). J'ai eu du mal à trouver une recette de gnocchis végane au potiron, et c'est chez Coralie que j'ai finalement déniché la perle rare! J'ai également testé la sauce, mais je pense que je n'ai pas mis assez de sauge car elle avait assez peu de goût. Cependant, la texture était bluffante, bien riche et crémeuse, mais là aussi, même en divisant les quantités par deux, j'en ai eu pour un régiment! J'ai congelé l'excès, on verra bien ce que ça donne à la décongélation...

Place maintenant aux favoris "divers" (ou lifestyle, en language bloguesque ^^). On commence avec une vidéo d'un youtubeur que j'ai rapidement mentionné dans mon post de favoris de décembre, à savoir Gurren Vegan. Je ne suis pas une grande consommatrice de vidéos Youtube, mais de temps en temps, je me laisse porter par les suggestions en page d'accueil, et c'est ainsi que j'ai découvert sa chaîne. Chéri et moi, on est vite devenus fan (même si en ce qui me concerne, la partie course/vélo ne m'intéresse pas plus que ça), et en particulier de la vidéo La police végane, que j'ai trouvé très juste et qui correspond tout à fait à la manière dont je veux vivre mon engagement. Le véganisme est un sujet que je vois apparaître de plus en plus dans les médias, et donc dans mon fil Facebook. A chaque fois dans les commentaires, c'est la guerre entre omnis et véganes, parfois même entre véganes, et je dois dire que ce genre de pseudo-débats stériles et cette attitude de jugement permanent ont tendance à me déprimer/me mettre en colère car je trouve que ce n'est absolument pas productif, encourageant ou bénéfique pour la cause. La vidéo de Gurren Vegan est arrivée pile au bon moment, juste après un mois de décembre qui m'avait mis un peu le moral dans les chaussettes (comme vous avez pu le voir dans mes articles de début d'année...) et ça m'a fait le plus grand bien d'entendre ce genre de message!


Mon second favori de janvier est, une fois n'est pas coutume, un cosmétique. Il est très rare que je parle beauté ici, non pas que le sujet ne m'intéresse pas, mais je ne me sens absolument pas légitime pour prodiguer des conseils. Il faut dire que j'ai une routine très minimaliste, d'une part parce que je suis une adepte du naturel (aussi bien en terme de composition des produits qu'en terme de maquillage), et surtout parce que je suis beaucoup trop flemmarde pour m'imposer durablement u routine qui dépasse le simple duo nettoyage + hydratation. De plus, j'ai une peau très sèche et assez sensible, qui peut réagir à certains composants, donc je m'en tiens vraiment au minimum. Et c'est justement de ma peau très sèche dont je voudrais vous parler aujourd'hui : en hiver, j'ai souvent tendance à développer de l'eczéma (enfin, encore plus que pendant les autres saisons quoi...), j'ai des plaques sèches sur les bras, la peau qui tire, bref, le bonheur quoi. Jusqu'à présent, je n'ai jamais trouvé de crème véritablement efficace sur tous ces problèmes, et croyez-moi, j'en ai essayé des tas parmi les crèmes prescrites pas les dermatos, celles qu'on trouve en parapharmacie, celles du commerce, ou celles des boutiques de cosmétiques. Et puis à Noël, ma mère m'a offert la crème Basis Sensitiv de Lavera en m'en vantant les mérites. Elle est notamment à base de beurre de karité et d'huile d'amande, avec une composition ultra clean, végane et cruelty-free. Cela fait maintenant un mois que je l'utilise et cette crème est un véritable miracle qui a dégommé mon eczéma en un temps record. Sa texture est riche mais ne colle pas et pénètre bien la peau, et elle a une odeur très douce et agréable. Cerise sur le gâteau : l'emballage est en métal, donc entièrement recyclable, et à l'infini! Donc si vous aussi vous cherchez désespérément une crème pour venir à bout d'une peau très sèche, je ne peux que vous conseiller de tester celle-ci (disponible en magasins bio).

Erased - Kei Sanbe - 8 tomes aux éditions Ki Oon

Et pour finir, je voudrais vous présenter un manga que j'apprécie énormément : Erased, de Kei Sanbe. C'est grâce à ma mère que j'ai découvert ce titre, puisqu'elle m'avait offert le premier tome à Noël il y a quelques années. Il faut croire qu'elle a le nez creux pour dénicher des séries qui me plaisent puisque, des années plus tôt, elle m'avait aussi offert un tome de D-Gray Man qui est également devenu un de mes mangas préférés (même si je désespère d'en lire un jour la fin tant les chapitres mettent du temps à sortir...). Erased narre l'histoire de Satoru, un jeune homme doté d'un pouvoir étrange et incontrôlable : lorsqu'un incident se produit, il est projeté quelques minutes en arrière, jusqu'à ce qu'il parvienne à empêcher l'accident de se produire. Un jour, sur un parking en compagnie de sa mère, l'une de ses "rediffusions" lui permet d'empêcher un enlèvement d'enfant. Sa mère remarque en effet un individu suspect, qui lui rappelle alors toute une série de meurtres d'enfants survenus quand Satoru avait 8 ans. Le soir même, elle est assassinée au domicile de son fils, qui est alors accusé du crime. En cherchant à échapper à la police, son pouvoir se déclenche et le ramène non pas quelques minutes en arrière, mais bien plusieurs années dans le passé, à l'époque de ces fameux meurtres. Satoru parviendra-t-il à changer le cours du temps et à sauver ses camarades ainsi que sa mère?

Si je vous parle de ce manga, c'est parce que le huitième et dernier tome est sorti en fin de mois et que je me suis évidemment empressée de l'acheter. Il apporte sa conclusion à une histoire digne des meilleurs thrillers, et qui ma tenue en haleine jusqu'au bout. L'intrigue est extrêmement bien ficelée, le suspense savamment dosé, et les retournements de situations sont véritablement inattendus sans être grotesques. Même si vous n'êtes pas un grand amateur de mangas, c'est une série que je vous conseille car elle s'éloigne des clichés du genre et je pense qu'elle a la capacité de captiver un public plus larges que les passionnés de BD japonaise. Et si vous êtes intéressés par mes lectures, restez dans le coin car j'ai deux articles prévus à ce sujet pour le mois de février ;) Passez une bonne fin de semaine et un excellent weekend!

mardi 31 janvier 2017

{#jecoudsmagarderobecapsule2017} Janvier : ma robe rouge


Et voilà, nous sommes (déjà) le dernier jour de janvier, il est donc temps pour moi de vous présenter le premier projet de ma garde-robe capsule. Pour ceux qui prennent l'aventure #jecoudsmagarderobecapsule2017 en route, il s'agit d'une initiative lancée par la blogueuse Clo Piano qui consiste à coudre 12 types de vêtements différents au cours de l'année, au rythme d'un par mois, afin de se constituer une garde-robe complète en un an. Si vous souhaitez aller voir (ou revoir) les projets que j'ai prévus, c'est par ici!



Pour janvier, j'avais choisi la robe, et malgré l'abondance de patrons pour ce genre de pièce dans mon stock, c'est un patron de blouse que j'ai utilisé pour ma réalisation. Mon objectif était de reproduire une robe vue chez Promod, qui n'était autre que La Brune de Delphine et Morissette, mais en plus long. J'ai donc tout simplement modifié le patron original en lui rajoutant 25 cm tout en évasant le bas du vêtement, afin de pouvoir y rentrer mon postérieur. J'ai également cousu une ceinture à partir d'une longue bande de tissu, et je pense y ajouter deux petits pompons à chaque extrémité.




C'est la deuxième fois que je réalise ce modèle, et je vais vous dire exactement la même chose que lors de ma première fois : j'adore ce patron, très simple à réaliser, très bien construit et coupé, et qui fait son petit effet une fois porté. Je n'ai rencontré aucune difficulté, et j'ai taillé un 36 comme la dernière fois (avec, je le rappelle, 25 cm de longueur supplémentaire et un élargissement de 16 cm au bas de la robe, soit 4 cm de chaque côté, marges de coutures comprises) et la taille est impeccable. j'ai juste fait le boulet en ourlant les bordures des volants avec mon pied roulotté, par pure flemme, alors que le patron est prévu pour un "vrai" ourlet de 1 cm (contre une consommation de tissu d'environ 0,4 cm pour mon pied roulotteur). Résultat : une petite zone où le bord de coupe apparaît à vif à la base des volants. Pour y remédier, je vais tout simplement replier le coin vers l'arrière, réalisant ainsi un pli là où il y avait le bord coupé, et fixer le tout à la main.



Et je remercie chéri de ne pas m'avoir dit que j'avais un bout de fil collé sur le collant...

Comme je le craignais, mon tissu est légèrement raide (c'est un coton originalement destiné au patchwork) et le tombé de la robe est donc moins fluide que sur l'originale. En plus de ça, le tissu accroche sur certains de mes collants, j'espère que ça s'arrangera avec le temps. sinon j'ai toujours la solution de la sous-robe plus glissante à porter en dessous mais je ne trouve généralement pas ça très confortable... Malgré ça, je suis très contente de ma réalisation qui est globalement conforme à ce que j'avais imaginé et je pense la porter souvent! C'est donc avec un succès que je démarre mon année couture 2017, j'espère que c'est un bon présage pour la suite! En février, je m'attaque à une pièce qui me fait peur : un pantalon, et un slim qui plus est. Souhaitez-moi bonne chance!



PS : désolée pour la qualité déplorable des photos, mais on les a faites un jour où il pleuvait des cordes (d'où les photos en intérieur) et la luminosité était absolument affreuse. Les trois quarts des clichés se sont révélés flous, j'ai donc du faire avec les moins pires et je n'ai malheureusement aucune vue de dos qui ne soit pas ratée... Les couleurs ne sont pas non plus fidèles à la réalité, le tissu tire beaucoup moins vers l'orange en vrai, même si sa couleur restez assez vive, entre celle de mes clichés et celle de la fiche produit ici.

Patron : Blouse La Brune de Delphine et Morissette
Niveau : débutant
Techniques requises : fronces
Remarques sur le patron : Patron PDF, dessiné à la main. Pas d'illustrations dans les explications mais un pas-à-pas en ligne.
Taille : 36
Fournitures : 2m de cotonade rouge imprimée œillets (Cousette)
Modifications apportées : blouse rallongée de 25 cm et évasée de 16 cm à la base
Difficultés rencontrées : aucune

Cohérence avec ma garde robe : 8/10, le rouge n'est pas une couleur que je porte très souvent (srtout cette nuance très vive, presque orangée), mais comme il s'agit d'une robe, je n'ai pas vraiment à me demander avec quoi l'assortir puisqu'elle se suffit à elle-même.
Confort : 8/10, le tissu est un peu raide, j'espère qu'il se détendra un peu au lavage
Seyant : 8/10, la taille est bonne, mais le tombé du tissu est un peu trop raide pour ce genre de pièce. Le col baille un peu, mais je pense qu'il se remettra en place au lavage.
Qualité : 9.5/10, j'ai fait une petite boulette au niveau des ourlets des volants, mais rien de dramatique. Le reste est nickel et le tissu a l'air très solide.

A refaire ? : comme j'adore ce patron, il est très probable que je le refasse, au moins en blouse en tout cas. Mais j'aime énormément cette version robe, donc il n'est pas impossible que je réitère l'expérience un jour!

vendredi 27 janvier 2017

Crumble de légumes aux graines de courge // Savory vegetable crumble with pepitas

Hey, saluuuut, c'est le retour de la recette-qu'est-pas-très-jolie-mais-qu'est-très-très-bonne! Après mon chili et mon croque pomme-oignons caramélisés (qui datent de plus d'un an OMG! Ca me semblait beaucoup plus près que ça!), je rajoute le crumble de légumes à ma liste de plats "gloubiboulga réconfortants" (avouez que ça vend du rêve...). Vous noterez quand même que j'ai essayé de glamouriser le truc à coup de jeunes pousses de broccoli, mais force est de constater qu'ajouter des supers aliments/healthy/bio/tendance, ça ne fait pas tout.




Vous allez donc devoir me croire sur parole, ce crumble est un pur délice, en plus d'être ULTRA rapide et facile à faire. Je ne fais pas souvent de crumbles salés (en revanche, les sucrés sont très présents dans ma cuisine, eux, la preuve ici et ) mais depuis que j'ai mis au point cette recette, je pense qu'ils feront une apparition plus régulière dans mes menus, d'autant plus qu'elle utilise des ingrédients que j'ai en permanence dans mes placards. La pâte a un petit gout fromagé assez bluffant à mes yeux (enfin, à mes papilles!) et les graines de courge apportent du croustillant en plus de leur saveur addictive. Elle sublimera n'importe quel mélange de légumes d'hiver (ou de n'importe quelle saison!), ici par exemple j'ai utilisé du potiron, du topinambour, du poireau et un peu de champignon, mais vraiment, faites avec ce que vous avez sous la main : butternut ou autre courge, patate douce, céleri ou chou rave, panais, chou fleur/de Bruxelles/romanesco/broccoli, carotte, ou même dés de tofu je pense que tout lui va. Une recette parfaite pour vider le frigo en fin de semaine! (Ca tombe bien, on est vendredi. Vous mangez quoi ce soir, vous? ;)

 



Crumble de légumes aux graines de courge {végétalien, sans noix, option sans soja}
Pour 3 à 4 personnes :
- 5 cs de farine de blé T80 (ou un mélange blé + épeautre)
- 1 cs de levure maltée
- 3 cs de graines de courge, grossièrement hachées (ou de graines de votre choix)
- 1/4 cc de sel
- 1/2 cc d'origan séché
- 1 cs de purée de cajou
- 2 cs et demi d'huile d'olive
- mélange de légumes au choix, coupés en dés ou râpés (ici un mélange de potiron, topinambour, poireau et champignons de Paris, je n'ai pas mesuré les quantités mais je dirais qu'il y avait deux bols pleins de légumes avant cuisson)
- crème végétale au choix (environ 5 cl)

Coupez vos légumes en dés de taille uniforme (environ 2 cm de côté). Faites-les précuire à la vapeur, jusqu'à ce qu'ils soient à peine tendres. Vous pouvez également râper vos légumes, dans ce cas inutile de les faire pré-cuire.

Dans un saladier, mélanger la farine, la levure maltée, l'origan, le sel et les graines de courge. Ajoutez la purée de cajou et l'huile d'olive et mélangez du bout des doigts pour obtenir une pâte sableuse. Ajoutez de l'huile si votre pâte est trop sèche, ou de la farine si elle colle trop.

Répartissez les légumes dans un plat à gratin et mélangez-les avec un peu de crème végétale (juste ce qu'il faut pour lier un peu les légumes). Saupoudrez de pâte à crumble et enfournez pour 20 minutes à 180°C. Servez bien chaud.


Savory vegetable crumble with pepitas {vegan, nut-free, soy-free option}
Serves 3-4 :
- 5 tbsp semi-whole wheat flour (or a mix of semi-whole wheat and spelt flour)
- 1 tbsp nutritional yeast
- 3 tbsp pepitas, coarsely chopped (or any seeds of your choice)
- 1/4 tsp salt
- 1/2 tsp dried oregano
- 1 tbsp cashew butter
- 2 1/2 tbsp olive oil
- a mix of vegetables of your choice, diced or garted (here I used winter squash, Jerusalem artichoke, leeks and mushrooms, but anything will work : butternut, sweet potatp, carrot, pasnip, celery root, kohlrabi, Brussel sprouts, cauliflower, broccoli or romanesco florets, or even diced tofu. I didn't measure how much vegetables I used, but I'd say it would have filled 2 bowls before cooking)
- vegetable creamer of your choice

- Dice the vegetable in 1-inch pieces and steam until barely tender. Alternatively, you could grate them. In this case, no need to steam them.

In a wide bowl, mix the flour, nutritional yeast, seeds, salt and oregano. Add ths cashew butter and olive oil and mix with the fingertips until a coarse and crumbly meal forms. Add more oil if the mix is too dry, or more flour if it is too wet.

Spread the vegetables into an oven-proof dish and toss with a bit of vegetable creamer (just enough to lightly coat the vegetables). Sprinkle the crumble dough on top and bake for 20 minutes at 180°C (350F). Serve warm.

mardi 24 janvier 2017

Le mensonge (#jetricotemagarderobecapsule2017)

Cher blog. J'ai quelque chose à t'avouer. Je t'ai menti. Et je me suis menti. Tu sais, il y a à peine quelques semaines, je disais que je n'étais pas faite pour me lancer dans des projets tricot de grande envergure. Que je n'en avais ni la patience, ni les capacités. Que je me contenterais de chaussettes ou autres trucs de ce genre. Blablabla.



La vérité, c'est que j'ai envie de tricoter bien plus que des chaussettes, et ce malgré ma tendance à ne jamais mener un "gros" projet tricot jusqu'au bout, en tout cas pas sans en commencer un autre avant (mais d'après ce que j'ai vu sur Instagram, je suis loin d'être la seule à souffrir de cette maladie d'accumulation des en-cours tricot!). Je crois que le fait d'avoir structuré mes projets couture pour 2017 m'a donné l'illusion que j'aurai plus de temps pour le tricot, puisque j'optimiserai mon temps de couture. J'ai beau essayer de faire comprendre à mon cerveau que ça ne marchera pas comme ça, il s'en fiche.

Je dois aussi avouer que le tricot m'attire tout particulièrement en cette saison, puisque je peux le pratiquer au chaud sous un plaid, en regardant un film aux côtés de chéri. Alors que pour la couture, c'est un peu plus difficile, hein... Et puis, mon tricot, je peux le transporter partout avec moi : dans le train, en weekend au ski (ceci est un appel du pied à mes copains qui me lisent : quand est-ce qu'on va au ski?!), ... Et puis je dois avouer que même si j'adore la couture, j'ai souvent du mal à m'y mettre en semaine : après avoir passé ma journée à bosser devant un écran, je ressens comme une fatigue oculaire qui me donne moyennement envie de fixer l'aiguille de ma machine à coudre (ou pire, de décalquer des patrons. Mais ça, même le weekend, ça me fait pas très envie...).



Pour toutes ces raisons, je sentais une envie de tricot grandir en moi, se faire de plus en plus irrésistible, au point que j'ai fini par décider de participer au projet #jetricotemagarderobecapsule, lancé par Simone, sur le même modèle que celui de Clotilde en couture. Au début, je me disais que je ne pourrais jamais arriver à bout de 6 projets dans l'année, moi qui mets deux semaines à faire un pauvre bonnet. Et puis j'ai commencé à lister des projets, comme ça, l'air de rien, à fureter sur Ravelry juste pour voir. Tu parles. J'ai fini par la dresser, ma liste. Donc je la partage ici aujourd'hui, en espérant que mon obsession du tricot ne s'évanouira pas avec l'arrivée du printemps!

Vous verrez que je suis tout de même moins organisée que pour la couture, puisque je n'ai pas défini de planning mensuel (je pense fonctionner un peu plus à l'envie, et aussi à m'adapter en fonction du matériel que j'aurai à tel ou tel moment), et je ne suis rarement fixée sur les laines que je vais utiliser. Mes choix sont loin d'être aussi réfléchis que pour la couture et sont fondés à la fois sur des besoins réels et sur des coups de coeur totalement irrationnels. Mais au final, cette liste un peu brouillon me plaît bien comme ça, même si, vous l'avez compris, je ne suis pas certaine d'en arriver au bout, que ce soit par manque de motivation, de temps, ou de matériel.



1. Un gilet en grosse laine : pendant l'hiver 2015 (oui, oui, vous avez bien lu) j'ai acheté 5 grosses pelotes chez We Are Knitters dans le but de me tricoter un cardigan à grosses mailles de couleur verte, vu que je ne trouvais pas mon bonheur dans le commerce. Sauf que jusqu'à présent, je n'avais pas trouvé de patron qui me convenait (ou alors seulement des kits, mais comme j'avais déjà la laine je ne voulais pas investir dans de nouvelles pelotes), au point que j'avais envisager de laisser tomber ce projet. Et puis finalement, Pinterest m'a apporté la solution sur un plateau d'argent il y a quelques jours, avec ce tuto, qui me paraît très simple et très rapide à réaliser. Maintenant, je n'ai plus qu'à trouver les bonnes aiguilles et à me lancer!

2. Un pull d'hiver : alors que j'hésitais à me lancer dans ce projet de garde-robe capsule, cette catégorie m'a définitivement fait basculer du côté obscur de la force. En fait, le modèle qui a amorcé mon obsession du tricot, c'est le pull Imogen de Carrie Bostick Hoge (qui n'est pas celui que je vais réaliser, mais c'est pour vous raconter l'histoire depuis le début). Ce modèle me hante véritablement, je MEURS d'envie de le réaliser depuis des mois (j'en parlais déjà ici), et j'avais même acheté de la laine pour avant de la destiner à un autre usage. Par conséquent, je devais m'en trouver de nouvelles pelotes pour ce patron, et j'ai voulu profiter de mini soldes sur la Gilliat de chez De Rerum Natura, puisque j'avais craqué sur le coloris caramel. Sauf que cette laine n'est pas du tout adaptée à Imogen, donc j'ai voulu trouver un autre modèle (ne cherchez pas la logique, il n'y en a pas...), et c'est comme ça que je suis tombée sur Keera. Mon coeur a fait BOUM!, j'ai acheté la laine, et j'ai plongé la tête la première dans ce projet de garde-robe capsule qui commençait à s'étoffer de plus en plus. Problème : le coloris Caramel n'est pas du tout fidèle à ce que je voyais sur mon écran (beaucoup moins orangée) et ne me plait pas du tout, je vais donc être obligée de retourner mes pelotes et d'attendre plusieurs semaines avant que les autres couleurs ne reviennent en stock (mais au final ce n'est pas plus mal, ça me laisse un peu plus de temps pour me décider!).

3. Un gilet : s'il y a bien une pièce qui manque dans mon placard, c'est un cardigan noir ou gris. J'en ai deux jaunes, un rouge, un vert, et un bleu, mais pas de noir-qui-va-avec-tout. Pour cette catégorie, j'ai eu un peu plus de mal à trouver le patron, car autant j'aime les torsades et la dentelle sur un pull, autant sur les gilets, c'est moins mon truc. Je me suis finalement souvenu de ce tuto de L'atelier de Clara, un modèle très simple pile dans mes goûts (et dans mes cordes! Parce que je me connais, si je ne fais que des projets compliqués tout plein de dentelle, j'y suis encore en 2027!)

4. Un petit pull : Je vous disais plus haut que j'avais destiné ma laine initialement achetée pour un Imogen à un autre projet, eh bien le voilà! J'ai voulu commencer par un modèle simple et confortable, le V-neck Boxy de Joji Locatelli. Bon, au final il s'est avéré un peu délicat sur le début car plein de rangs raccourcis auxquels je ne pigeais absolument rien, mais après un petit appel à l'aide sur Instagram, tout est rentré dans l'ordre! Vous pouvez voir ma progression en photo un peu plus haut dans l'article (c'est le machin qui ressemble à rien à côté du cactus et des bougies), et je dois dire que je suis assez contente de moi pour l'instant!

5. Une étole : bon, pour cette catégorie j'ai un peu triché, j'ai choisi un châle, qui devrait plutôt rentrer dans la catégorie suivante que dans celle-ci, mais j'avais déjà quelque chose pour la catégorie accessoire. Mais bon, c'est ma garde-robe, je fais ce que je veux, nan? (Si.) Je n'ai jamais été fan de châles, à vrai dire je n'ai même jamais compris cette obsessions des tricoteuses pour ce genre de pièces. Mais le modèle Caress My Soul est l'exception qui confirme la règle, comme on dit. J'adore le motif de la dentelle, et je pense que la couleur olive/dorée du modèle de présentation a aussi joué dans mon craquage.

6. Un accessoire : on en revient au début de mon article, c'est-à-dire aux chaussettes! Je n'ai pas abandonné l'idée d'en tricoter car je pense que c'est enrichissant techniquement (ça me permettra notamment de me faire la main sur de la dentelle) et parce que j'ai réellement besoin de chaussettes plus résistantes (et plus chaudes aussi, surtout avec le froid qu'il fait en ce moment. Autant vous dire que j'ai intérêt à me grouiller si je veux en avoir tricoté avant le printemps!). Je ne pense pas me limiter à une seule paire, à vrai dire j'en prévois au moins deux : un paire classique, pour apprendre le montage, et une paire avec un motif de dentelle, pour me familiariser avec cette technique avant mon pull et mon châle (le modèle en photo est le Monkey Socks)

Crédits photo : @crazygreenfruits (Instagram), Mama in a Stitch, Isabel Kraemer pour De Rerum Natura, L'atelier de Clara, Joji Locatelli, Melanie Berg, @bmandarines (Instagram)