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mardi 24 janvier 2017

Le mensonge (#jetricotemagarderobecapsule2017)

Cher blog. J'ai quelque chose à t'avouer. Je t'ai menti. Et je me suis menti. Tu sais, il y a à peine quelques semaines, je disais que je n'étais pas faite pour me lancer dans des projets tricot de grande envergure. Que je n'en avais ni la patience, ni les capacités. Que je me contenterais de chaussettes ou autres trucs de ce genre. Blablabla.



La vérité, c'est que j'ai envie de tricoter bien plus que des chaussettes, et ce malgré ma tendance à ne jamais mener un "gros" projet tricot jusqu'au bout, en tout cas pas sans en commencer un autre avant (mais d'après ce que j'ai vu sur Instagram, je suis loin d'être la seule à souffrir de cette maladie d'accumulation des en-cours tricot!). Je crois que le fait d'avoir structuré mes projets couture pour 2017 m'a donné l'illusion que j'aurai plus de temps pour le tricot, puisque j'optimiserai mon temps de couture. J'ai beau essayer de faire comprendre à mon cerveau que ça ne marchera pas comme ça, il s'en fiche.

Je dois aussi avouer que le tricot m'attire tout particulièrement en cette saison, puisque je peux le pratiquer au chaud sous un plaid, en regardant un film aux côtés de chéri. Alors que pour la couture, c'est un peu plus difficile, hein... Et puis, mon tricot, je peux le transporter partout avec moi : dans le train, en weekend au ski (ceci est un appel du pied à mes copains qui me lisent : quand est-ce qu'on va au ski?!), ... Et puis je dois avouer que même si j'adore la couture, j'ai souvent du mal à m'y mettre en semaine : après avoir passé ma journée à bosser devant un écran, je ressens comme une fatigue oculaire qui me donne moyennement envie de fixer l'aiguille de ma machine à coudre (ou pire, de décalquer des patrons. Mais ça, même le weekend, ça me fait pas très envie...).



Pour toutes ces raisons, je sentais une envie de tricot grandir en moi, se faire de plus en plus irrésistible, au point que j'ai fini par décider de participer au projet #jetricotemagarderobecapsule, lancé par Simone, sur le même modèle que celui de Clotilde en couture. Au début, je me disais que je ne pourrais jamais arriver à bout de 6 projets dans l'année, moi qui mets deux semaines à faire un pauvre bonnet. Et puis j'ai commencé à lister des projets, comme ça, l'air de rien, à fureter sur Ravelry juste pour voir. Tu parles. J'ai fini par la dresser, ma liste. Donc je la partage ici aujourd'hui, en espérant que mon obsession du tricot ne s'évanouira pas avec l'arrivée du printemps!

Vous verrez que je suis tout de même moins organisée que pour la couture, puisque je n'ai pas défini de planning mensuel (je pense fonctionner un peu plus à l'envie, et aussi à m'adapter en fonction du matériel que j'aurai à tel ou tel moment), et je ne suis rarement fixée sur les laines que je vais utiliser. Mes choix sont loin d'être aussi réfléchis que pour la couture et sont fondés à la fois sur des besoins réels et sur des coups de coeur totalement irrationnels. Mais au final, cette liste un peu brouillon me plaît bien comme ça, même si, vous l'avez compris, je ne suis pas certaine d'en arriver au bout, que ce soit par manque de motivation, de temps, ou de matériel.



1. Un gilet en grosse laine : pendant l'hiver 2015 (oui, oui, vous avez bien lu) j'ai acheté 5 grosses pelotes chez We Are Knitters dans le but de me tricoter un cardigan à grosses mailles de couleur verte, vu que je ne trouvais pas mon bonheur dans le commerce. Sauf que jusqu'à présent, je n'avais pas trouvé de patron qui me convenait (ou alors seulement des kits, mais comme j'avais déjà la laine je ne voulais pas investir dans de nouvelles pelotes), au point que j'avais envisager de laisser tomber ce projet. Et puis finalement, Pinterest m'a apporté la solution sur un plateau d'argent il y a quelques jours, avec ce tuto, qui me paraît très simple et très rapide à réaliser. Maintenant, je n'ai plus qu'à trouver les bonnes aiguilles et à me lancer!

2. Un pull d'hiver : alors que j'hésitais à me lancer dans ce projet de garde-robe capsule, cette catégorie m'a définitivement fait basculer du côté obscur de la force. En fait, le modèle qui a amorcé mon obsession du tricot, c'est le pull Imogen de Carrie Bostick Hoge (qui n'est pas celui que je vais réaliser, mais c'est pour vous raconter l'histoire depuis le début). Ce modèle me hante véritablement, je MEURS d'envie de le réaliser depuis des mois (j'en parlais déjà ici), et j'avais même acheté de la laine pour avant de la destiner à un autre usage. Par conséquent, je devais m'en trouver de nouvelles pelotes pour ce patron, et j'ai voulu profiter de mini soldes sur la Gilliat de chez De Rerum Natura, puisque j'avais craqué sur le coloris caramel. Sauf que cette laine n'est pas du tout adaptée à Imogen, donc j'ai voulu trouver un autre modèle (ne cherchez pas la logique, il n'y en a pas...), et c'est comme ça que je suis tombée sur Keera. Mon coeur a fait BOUM!, j'ai acheté la laine, et j'ai plongé la tête la première dans ce projet de garde-robe capsule qui commençait à s'étoffer de plus en plus. Problème : le coloris Caramel n'est pas du tout fidèle à ce que je voyais sur mon écran (beaucoup moins orangée) et ne me plait pas du tout, je vais donc être obligée de retourner mes pelotes et d'attendre plusieurs semaines avant que les autres couleurs ne reviennent en stock (mais au final ce n'est pas plus mal, ça me laisse un peu plus de temps pour me décider!).

3. Un gilet : s'il y a bien une pièce qui manque dans mon placard, c'est un cardigan noir ou gris. J'en ai deux jaunes, un rouge, un vert, et un bleu, mais pas de noir-qui-va-avec-tout. Pour cette catégorie, j'ai eu un peu plus de mal à trouver le patron, car autant j'aime les torsades et la dentelle sur un pull, autant sur les gilets, c'est moins mon truc. Je me suis finalement souvenu de ce tuto de L'atelier de Clara, un modèle très simple pile dans mes goûts (et dans mes cordes! Parce que je me connais, si je ne fais que des projets compliqués tout plein de dentelle, j'y suis encore en 2027!)

4. Un petit pull : Je vous disais plus haut que j'avais destiné ma laine initialement achetée pour un Imogen à un autre projet, eh bien le voilà! J'ai voulu commencer par un modèle simple et confortable, le V-neck Boxy de Joji Locatelli. Bon, au final il s'est avéré un peu délicat sur le début car plein de rangs raccourcis auxquels je ne pigeais absolument rien, mais après un petit appel à l'aide sur Instagram, tout est rentré dans l'ordre! Vous pouvez voir ma progression en photo un peu plus haut dans l'article (c'est le machin qui ressemble à rien à côté du cactus et des bougies), et je dois dire que je suis assez contente de moi pour l'instant!

5. Une étole : bon, pour cette catégorie j'ai un peu triché, j'ai choisi un châle, qui devrait plutôt rentrer dans la catégorie suivante que dans celle-ci, mais j'avais déjà quelque chose pour la catégorie accessoire. Mais bon, c'est ma garde-robe, je fais ce que je veux, nan? (Si.) Je n'ai jamais été fan de châles, à vrai dire je n'ai même jamais compris cette obsessions des tricoteuses pour ce genre de pièces. Mais le modèle Caress My Soul est l'exception qui confirme la règle, comme on dit. J'adore le motif de la dentelle, et je pense que la couleur olive/dorée du modèle de présentation a aussi joué dans mon craquage.

6. Un accessoire : on en revient au début de mon article, c'est-à-dire aux chaussettes! Je n'ai pas abandonné l'idée d'en tricoter car je pense que c'est enrichissant techniquement (ça me permettra notamment de me faire la main sur de la dentelle) et parce que j'ai réellement besoin de chaussettes plus résistantes (et plus chaudes aussi, surtout avec le froid qu'il fait en ce moment. Autant vous dire que j'ai intérêt à me grouiller si je veux en avoir tricoté avant le printemps!). Je ne pense pas me limiter à une seule paire, à vrai dire j'en prévois au moins deux : un paire classique, pour apprendre le montage, et une paire avec un motif de dentelle, pour me familiariser avec cette technique avant mon pull et mon châle (le modèle en photo est le Monkey Socks)

vendredi 13 janvier 2017

Crumble poire-chocolat à l'amande et huile d'olive


Je sais que l'idée de mettre de l'huile d'olive dans un gâteau peut paraître bizarre à certains. Moi même, la première fois que j'y ai été confrontée, j'ai trouvé ça étrange. Et puis elle a fait son chemin, et aujourd'hui, deux de mes recettes de gâteaux préférées en contiennent (celui-ci et celui-là). J'aime comment sa saveur si typique se marie avec les fruits, le citron ou l'amande. Bien sûr, il est essentiel d'en choisir une qui ne soit pas trop forte en goût. Et si jamais vous pensez que ce n'est vraiment pas un concept pour vous, vous pouvez toujours la remplacer par une autre huile végétale au goût neutre (tournesol, pépins de raisin).


Ce crumble est né de l'association de plusieurs duo de saveurs que j'aime : poire/chocolat, poire/amande, amandes/huile d'olive, ... je me suis dit que s'ils allaient si bien ensemble deux par deux, c'est qu'ils pourraient très bien être tous rassemblés, non? (Spoiler : la réponse est oui ;)


Crumble poire-chocolat à l'amande et huile d'olive {végétalien, sans soja, option sans gluten}
Pour 4 personnes :
- 4 à 6 poires, selon la taille
- 75 g de chocolat noir, grossièrement haché
- 1 cs de sucre vanillé
- 100 g de farine de blé T80 ou de petit épeautre, ou de farine de riz complet pour une version sans gluten
- 50 g de poudre d'amandes
- 2 cs d'huile d'olive fruitée
- 35 g de sucre de canne blond
- 1 pincée de sel

Pelez les poires et découpez-les en gros dés. Mélangez avec le chocolat haché et le sucre vanillé dans un plat allant au four (ou répartissez-les dans des plats individuels).

Dans un grand bol, mélangez la farine, la poudre d'amandes et le sel. Ajoutez l'huile d'olive et sablez du bout des doigts. La pâte doit avoir la consistance du sable mouillé, ajoutez de l'huile si elle est trop sèche et de la farine si elle est trop humide (dans ce cas, compensez en rajoutant aussi un peu de poudre d'amandes et de sucre). Ajoutez le sucre et mélangez du bout des doigts pour répartir.
Émiettez la pâte à crumble sur les poires et enfournez 20 à 30 minutes à 180°C. Les poires doivent être fondantes et le dessus du crumble doré. Servez tiède ou froid.

La pâte à crumble peut être congelée crue et conservée quelques mois. Saupoudrez-la sans décongélation préalable sur des fruits et enfournez.

Pear, chocolate, almond and olive oil crumble {vegan, soy-free, gluten-free option}
Serves 4 :
- 4 to 6 pears, depending on their size
- 75 g unsweetened dark chocolate chips
- 1 tbsp vanilla flavoured sugar
- 100 g semi-whole wheat or spelt flour (use whole rice flour for a GF version)
- 50 g almond meal
- 35 g light cane sugar
- 1 pinch salt
- 2 tbsp light and fruity olive oil

Peel, core and dice the pears (make 1 inch-sized pieces). Combine with chocolate chips and vanilla sugar in an oven proof dish (or in individual ramequins).

On a wide bowl, whisk the flour, almond meal and salt. Add the oil and mix with the tip of your fingers. The dough should look like wet sand, add more oil if it is too dry and more flour if it is too wet (in the latter case, add also a bit of almond meal and sugar to make up for the excess flour). Add the sugar and mix with your fingertips to distribute evenly.

Sprinkle the crumble dough on top of the pears and bake for 20 to 30 minutes at 180°C, or until the pears are soft and the top is golden. Serve warm or cold.

Extra crumble dough can be frozen for a few months into a ziplock bag or in a airtight box. To use, simply sprinkle on top of fruits, unthawed, and bake.

mardi 10 janvier 2017

Couture : mes projets pour 2017 (#jecoudsmagarerobecapsule2017)

Si vous avez lu mon bilan couture de 2016, vous avez vu que je n'ai absolument pas respecté la liste de projets que je m'étais fixée pour l'année. Et pourtant, j'ai décidé de remettre le couvert en 2017! Comme un grand nombre d'Instagramo-couturières, j'ai succombé au projet #jecoudsmagarderobecapsule2017 initié par Clotilde, alias @clo_piano. Si vous voulez tout savoir à ce sujet, vous pouvez aller voir les articles dédiés sur le blog de Clotilde, mais pour faire court, il s'agit de réaliser un vêtement par mois, sans aucune contrainte de patron ou de tissu, si ce n'est qu'on doit réaliser 12 pièces différentes : un pantalon, une jupe, un short, une chemise, un top en jersey, etc. Ainsi, à chaque mois est associé un projet, ce qui va m'aider à respecter la liste que je me suis constituée, pas comme l'an dernier. 

Autre objectif affiché de ce projet, en tout cas pour moi : utiliser au maximum les patrons et tissus que j'ai déjà, afin de ralentir un peu sur mes achats. En effet, je ne manque pas de matériel, et j'ai aussi un tas d'idées qui n'attendent qu'à être réalisées. J'ai donc constitué ma liste au maximum avec des projets que j'avais déjà imaginés l'an dernier, sans être encore passée à l'action. Bon, parfois je n'aurai pas le choix, il y a certains types de tissus qui sont totalement absents de mon stock et j'ai des projets qui nécessitent des matières bien spécifiques, il faudra donc que je fasse quelques achats tout de même. Et bien sûr, comme toujours, je compte bien prendre du plaisir à coudre, aussi je n'ai pas vraiment réfléchi en terme de compatibilité morphologique et de cohérence entre mes pièces (contrairement à ce que le terme "garde-robe capsule" laisse penser), même si certaines d'entres elles pourront probablement s'associer. 12 pièces, ça peut paraître peu, mais d'une part, rien ne m'empêche d'en coudre d'autres hors liste, et d'autre part, si j'ai commencé à coudre, c'est aussi pour limiter mes achats de vêtements. Sauf que si c'est pour compenser en accumulant tissus et patrons, ce n'est pas très intéressant... Et puis, malgré le plaisir que j'éprouve à coudre, j'avoue qu'il m'arrive de me mettre la pression en voyant non seulement mon tas de tissus et ma to-do list, mais aussi les couturières plus productives que moi sur Instagram. Sans compter que certaines créations, marques de patrons ou même certaines marques de prêt à porter me donnent envie de réaliser toujours plus de pièces. J'achète donc toujours plus de tissu, mais mes journées n'étant pas extensibles, on en revient au point où je me mets la pression. Un rythme d'une pièce par mois, c'est donc l'assurance de ne pas (trop) me stresser, et ça me laisse le temps pour mes autres activités : tricot, lecture, et cuisine bien entendu! Allez, après cette intro bien trop longue, voici mes projets couture pour l'année.


Janvier : une robe. Comme le dit si bien Clotilde, le plus dur, c'est d'en choisir une. Les patrons de robe sont tellement nombreux, je dirais même que c'est ce qui se fait le plus, et il y en a vraiment pour tous les goûts. Moi-même j'en possède un certain nombre, j'adore coudre des robes et j'adore en porter (pas besoin de réfléchir pour associer le haut et le bas, le top non?), et pourtant, le patron que j'ai choisi pour cette catégorie est, à la base, un patron de blouse. Mon objectif est de reproduire une robe Promod, que j'ai d'abord aperçue sur Internet, probablement au détour d'une pub. Je n'en voyais pas très bien les détails, mais je me disais que je trouverais bien le moyen de bidouiller un truc qui ressemble. Et puis un jour, je suis allée la voir en boutique, et j'ai réalisé qu'il ne s'agissait ni plus ni moins de La Brune de Delphine et Morissette, mais en plus longue. Facile, non?

Vous vous demanderez peut-être quel est l'intérêt de faire de la couture si c'est pour reproduire une robe déjà toute faite en boutique? Eh bien déjà, c'est de ne pas soutenir une industrie de la mode qui fait réaliser ses vêtements dans des conditions pas très propres. Ensuite, après plusieurs achats de tissus à motifs un peu trop foufous que je ne porterai finalement pas, s'inspirer du prêt à porter me permet d'éviter, dans une certaine mesure, les cousettes trop impulsives. En effet, je soumets parfois mes idées à la question : "si tu le trouvais dans une boutique, est-ce que tu l'achèterais?", ce qui m'empêche de me lancer tête baissée dans un vêtement qui s’avérera importable. Ainsi, il m'arrive de faire du lèche-vitrines uniquement pour m'inspirer dans mes projets couture, pour voir ce que je peux faire avec des patrons que j'ai déjà, etc. C'est donc le cas de cette robe : il me suffit de rallonger le patron de blouse, de coudre une ceinture, et voilà! J'ai trouvé un tissu similaire, si ce n'est qu'il est en coton et non en synthétique, et que le tombé sera donc différent. J'espère que ça rendra tout de même correctement!

Février : un pantalon. S'il y a bien UNE pièce dont j'ai réellement besoin, c'est d'un jean. Je suis très difficile en la matière, autant en terme de coupe que de couleur, et ma morphologie n'arrange pas les choses (petite, avec une taille haute, les hanches larges et les fesses rebondies, et le dos cambré... Le top quoi!). Et comme le dit si bien le proverbe, on n'est jamais mieux servi que par soi-même : je vais donc me coudre un jean, le Safran de Deer and Doe. J'avoue que les pantalons sont des pièces qui me font peur, d'autant plus si la coupe est slim et la taille haute comme ici, mais avec le sew-along super complet sur leur blog, ça devrait bien se passer. Côté tissu, je vais prendre un denim de chez Pretty Mercerie (quand il sera de nouveau en stock, il aura fallu à peine quelques heures pour que tout disparaisse la première fois, donc je vais guetter le réassort!), la couleur me semble pile dans mes goût, et croyez moi ce n'est pas facile! J'ai tout de même des doutes sur la compatibilité de cette coupe avec ma morphologie, mais on verra bien!

Mars : un haut en jersey. En mars, c'est décidé, je me mets au jersey (rah mince j'aurais du faire ça en février pour que ça rime!). Et quoi de mieux que le T-shirt Plantain de Deer and Doe pour démarrer en douceur? J'ai depuis longtemps un coupon de Jersey chiné gris, et dans lequel je comptais tailler un top basique et confortable, ce qui me semble être la définition même de ce patron. Je vais opter pour la version à manches courtes, malgré la saison, car j'ai déjà un haut à manches longues dans ce type de tissu. Si je suis motivée, je profiterai de mes connaissances nouvellement acquises pour réaliser l'une des robes en jersey que j'avais prévues de faire l'an dernier (voire peut-être même les deux, mais je n'y crois pas trop!)

Avril : une jupe. Je sais, je sais, en Avril, ne te découvre pas d'un fil. Ce n'est peut-être pas le mois idéal pour coudre une jupe, mais d'une part, je ne savais pas trop où la mettre (c'était ça ou septembre...), et d'autre part, ça fera peut-être venir les beaux jours un peu plus vite, vous ne croyez pas? (Comment ça, non?!) Et pour la troisième fois consécutive, je vais utiliser un patron Deer and Doe, l'un des premiers que j'ai acheté : la jupe Chardon. Allez savoir pourquoi, depuis le temps que je l'ai, je ne l'ai pas réalisé une seule fois, pourtant ce ne sont pas les idées qui ont manqué. Je rêve d'une jupe en Wax depuis longtemps mais je n'arrivais pas à mettre la main sur THE tissu. Ce fut chose faite en mai dernier, quand je suis partie en déplacement pro à Lille. J'en ai profité pour faire un tour à Toto (la nana qui fait du shopping tissu partout où elle va, c'est moi!) et j'ai enfin trouvé mon bonheur, et à un prix dérisoire qui plus est! Là aussi, si je suis motivée, je coudrai peut-être un crop top assorti. Et si je suis très très motivée, j'en profiterai pour faire enfin la version que j'avais prévu de réaliser l'an dernier!


Mai : une combinaison. Ce projet, je l'ai dans la tête depuis l'été dernier, j'avais acheté toutes les fournitures, mais je n'ai pas eu le temps de le concrétiser avant l'arrivée de l'automne. Cette fois, je m'y prends à la fin du printemps pour être sûre de mon coup. J'avais flashé sur la combi Marigold de Tilly and the Buttons dès sa sortie, même si je pense que c'est une pièce qui pourrait ne pas être flatteuse sur moi. Mais j'étais attirée par l'impression de confort qu'elle dégageait, et surtout par les possibilités de customisation qu'elle offrait. C'est d'ailleurs une version hackée que je vais réaliser, en changeant le haut par un modèle de La Maison Victor (juillet-aout 2016), sans manches et avec deux pans en cache-coeur sur le devant. Pour le tissu, ça sera le Lili de chez Atelier Brunette.

Juin : un top chaîne et trame. Avec l'été qui arrive, c'est le moment de se coudre un petit top léger pour supporter la chaleur. J'ai longtemps hésité pour cette catégorie, ou plutôt je n'avais pas d'idée, en tout cas pas qui me plaisait suffisamment. Et puis je me suis rappelée de mon idée de Macumba à plastron brodé, et j'ai su que je tenais mon projet. Je ne suis pas encore tout à fait décidée, ni sur la broderie (mais je récolte un max d'inspiration partout où je peux!) ni sur le tissu. J'ai bien un coupon de coton blanc cassé, mais j'aime bien l'utiliser en photo culinaire alors j'hésite à le sacrifier (en plus, il me semble que j'ai mis de la tomate dessus à un endroit...). Je pourrais aussi la réaliser dans un morceau de voile de coton safran qui traîne dans mon stock (avec des broderies noires ou bleues marine, ça peut être sympa!), à moins que je ne déroge à ma règle de non-achat et que je commande un bout de mousseline blanche de chez Amandine Cha.

Juillet : un maillot de bain. Ça, c'est une pièce qui m'a vraiment posé problème. Outre le fait que j'ai un peu la trouille de coudre un maillot, c'est le genre de pièce dont je n'ai absolument pas besoin (bon, même si j'avoue que je rêve parfois d'un une pièce noir bustier, je trouve ça hyper chic. Mais je me sens pas DU TOUT le niveau pour coudre un truc de ce genre). Enfin, ça, c'est ce que je pensais au début. J'ai en effet une petite collection de maillots qui me suffit amplement pour l'usage que j'en fais (c'est à dire, maxi trois sorties plage ou piscine dans l'année...), Mais j'ai réalisé que j'avais surtout des hauts, et seulement deux bas, pas des plus assortis qui plus est (merci la tendance été 2013 des maillots dépareillés!). Donc histoire d'harmoniser un petit peu tout ça, je vais tout simplement me coudre un bas, tout noir, à partir du patron Ursula (gratuit !) de Wear Lemonade.

Août : un short. Pour profiter au max du dernier mois d'été, rien de tel qu'un short, surtout si c'est un short-culotte aérien! Idéal pour se trémousser ou se rouler dans l'herbe sans craindre l'attentat à la pudeur (bah quoi, vous vous roulez pas dans l'herbe l'été vous? Ok, j'avoue, moi non plus, j'suis allergique aux pollens, ça me fait des yeux de lapin albinos après). Bref, j'ai jeté mon dévolu sur la version jupe-culotte du Aime comme Manège, dans un tissu a grosses marguerites également ramené de Lille en mai dernier. Le truc marrant dans cette histoire, c'est que j'ai acheté ce tissu pile pour ce patron, alors que je ne l'avais pas encore chez moi, et que je n'ai acheté ce dernier qu'au salon CSF en... Novembre! C'est ce qu'on appelle de la procrastination, non?


Septembre : une chemise. Alors là, c'est vite vu, je n'ai qu'un seul patron de chemise : la Garçonne de Charlotte Kan, que j'avais acheté pour sa version robe en plus. Encore une pièce qui me fait peur, à cause du nombre de pièces et du soin à apporter aux finitions (sans parler des raccords quand il y en a!) Et pourtant, il va bien falloir que je m'y fasse, car j'ai promis à chéri de lui coudre des chemises à lui aussi. Concernant le tissu, c'est un peu plus compliqué : j'aimerais trouver une sorte de flanelle bleue à lignes marrons pour reproduire, encore une fois, un vêtement vu chez Promod (et qui ne m'allait pas du tout d'ailleurs). Pour obtenir un effet un peu plus "casual", il est possible que j'allonge et arrondisse le bas de mon patron. Si d'ici septembre je n'ai toujours pas trouvé de tissu qui me convient, je me rabattrai soit sur de la dentelle (là aussi, inspirée par Promod, mais j'ai bien conscience que la dentelle risque de me compliquer la tâche), ou bien sur du Liberty. Je porte très peu de chemises, car là aussi je suis difficile et je n'arrive pas à trouver mon bonheur dans le commerce, j'espère donc que comme pour les jeans, le cousu main m'apportera une soution!

Octobre : une veste. Vêtement peu représenté dans ma garde-robe, la veste de mi-saison est un indispensable pour affronter les premiers "vrais" jours d'automne. Pour cette pièce, j'ai assez peu d'inspiration, si ce n'est que j'avais adoré le patelot couleur brique d'Huguette Paillettes. Il y a donc de fortes chances que je m'en fasse un aussi, je ne sais pas encore si j'achète le patron Londres de chez Orageuse pour faire exactement la même version ou si je bidouille un peu à partir du Mona de Wear Lemonade (qu'il faudra donc que j'allonge un peu, et que j'y ajoute des pattes aux épaules). Pour le tissu, je prendrai probablement le même que Clémence, une suédine de chez Mondial Tissus, mais peut-être que j'opterai pour une autre couleur (vert ou marron). Je reste quand même assez mitigée concernant ce projet, donc il n'est pas impossible que je change d'avis en cours de route pour réaliser un Aime comme Madawan à la place, mais je n'ai encore pas trouvé de tissu dans mes goûts pour ce patron...

Novembre : un manteau. Enfin, une cape, plutôt. Parce que des manteaux, j'en ai déjà plein (j'en compte 5 chez moi, et encore j'en ai donné deux avant de déménager, et il y en a au moins deux autres chez mes parents...) De toute façon, je n'aurais jamais pu faire mon choix tant il y a de patrons de manteaux, tous plus beau les uns que les autres (non mais j'ai vraiment un problème avec ça, je vous jure...). Heureusement que Clotilde à suggéré la cape comme alternative, car j'ai justement en réserve un patron que je n'aurai sans doute jamais réalisé sans ce projet. Il s'agit de la cape Camden de Colette Patterns. J'ai pas mal hésité sur la couleur : j'aime beaucoup la version de présentation dans un coloris rouille, mais un beau bleu canard pourrait être sympa aussi, ou bien des carreaux pour un résultat plus preppy et passe partout. Mais au fond de moi, j'ai toujours rêvé d'un manteau jaune. Le hasard faisant bien les choses, en plus du tissu parfait pour mon futur jean, Pretty Mercerie a aussi le tissu qu'il me faut pour ma cape : un lainage couleur miel, qui ne semble a priori pas trop vif (parce que je n'ai pas l'intention de me transformer en poussin non plus...). Peut-être que je tenterai le coup des galons et des pompons comme sur la photo d'inspiration, pour un effet bohème.

Décembre : des sous-vêtements. Et voilà, on arrive au bout des 12 mois, j'ai du mal à croire que j'ai réussi à planifier autant de pièces! La seule catégorie qui me reste est celle des sous-vêtements, qui est à la base très orientée pyjamas/vêtements de nuit. Sauf que des pyjamas, c'est comme pour les maillots et les manteaux, j'en ai déjà bien assez. Par contre, je ne serais pas contre quelques culottes supplémentaires (non mais je vous jure, ce qu'il faut pas lire!). Donc voilà, décembre sera le mois de la culotte, avec le patron Bel Air d'Atelier Sur le Fil! Si je m'en tiens aux règles du jeu, je ne devrai en faire qu'une, mais j'ai bien conscience qu'une seule petite culotte en un mois, c'est plutôt ridicule. Je risque donc d'en faire plus, selon le tissu que j'aurai en stock (car oui, la lingerie, c'est top pour utiliser ses chutes de tissu!). Ceci dit, décembre est généralement un mois chargé, entre le marathon cadeaux et biscuits de Noël, et les derniers dossiers à boucler avant la fin de l'année. Par conséquent, ce n'est pas plus mal que je ne fasse pas de projet trop ambitieux pour ce mois-là, d'autant plus que j'aurais sans doute besoin de souffler après les projets plus complexes des mois précédents!

Voilà donc tous mes projets pour l'année, ça me fait bizarre de me projeter si loin avec autant de précision, j'ai du faire un GROS effort pour associer patrons et tissus et tout répartir sur 12 mois, mais j'aime beaucoup le résultat et j'ai vraiment hâte de me lancer dans mes différentes réalisations, d'autant plus qu'à les voir côte à côte, elles ne me semblent finalement pas si dépareillées que ça, non? Je ne suis habituellement pas une pro de l'organisation, et j'ai beaucoup cousu au feeling l'an passé, mais là, d'avoir une liste toute propre, ça me motive et ça m'excite à fond! Pour plus de la moitié des projets, je n'aurai pas besoin d'acheter de tissu, et je devrais pouvoir me débrouiller sans acheter le moindre patron également. Ce qui ne signifie cependant pas que je m'interdis tout achat non plus! Mais au moins, avec un tel planning, chaque projet supplémentaire (et nouvel achat de patron) sera consciencieusement réfléchi pour ne pas interférer et ne pas être (trop) superflu. Enfin, ça, c'est en théorie, parce que je me connais, je ne peux pas m'empêcher de toujours chambouler mes listes, j'espère donc que j'arriverais à respecter celle-ci. Allez, maintenant je n'ai plus qu'à me mettre au boulot! Rendez-vous en fin de mois pour la présentation de mon premier projet, la robe Promod-like rouge ;)

Sources des images d'inspiration : Promod, Mango and Salt, Style Pantry (via Pinterest), Victoriakha shop (via Pinterest), Punky B, @opk.design (via Instagram), Asos, Huguette Paillettes, Miroslava Duma

lundi 9 janvier 2017

Couture : mon bilan de 2016

Je ne suis pas une grande amatrice de bilans de fin/début d'année, mais pour une fois, il y en a un que j'ai réellement envie de faire : mon bilan couture de 2016. L'an passé, j'ai beaucoup progressé dans ce domaine (mais il me reste encore beaucoup à apprendre!), et je considère 2017 comme mon "premier anniversaire" de couturière, même si j'ai ma machine depuis bien plus longtemps que ça en réalité. Je l'ai reçue à Noël il y a maintenant trois ans, mais j'ai mis beaucoup de temps à me lancer vraiment, même si ce n'était pas l'envie qui me manquait.

A l'époque j'habitais dans un appart où je n'avais pas vraiment d'endroit pour coudre, donc je bidouillais de temps en temps sur la table basse du salon, pliée en deux. Pas très pratique, ni très confortable... En outre, je n'avais que très peu de matériel : un livre de patrons japonais pas du tout adaptés à mon style ni à ma morphologie, et quelques mètres de tissu de chez Toto, choisi un peu n'importe comment. J'ai plus ou moins stagné à ce niveau jusqu'à ce que j'emménage avec mon copain, en avril 2015. J'ai alors pu m'aménager un petit "atelier" dans la chambre d'amis (même si je déborde souvent dans le salon aussi!), et surtout, j'ai découvert que la couture est un loisir qui est revenu sur le devant de la scène, qu'il existe pléthore de boutiques de patrons et de tissus qui proposent de véritables merveilles, et que la blogo/instagramosphère couture est très fournie et très active. Je n'étais donc plus limitée à mes patrons japonais ou aux patrons Burda très 80's que l'on trouve en mercerie "classiques", ni au tissus plus ou moins ringards de chez Toto (en tout cas à Grenoble à l'époque, depuis les choses se sont nettement améliorées!).


Tout doucement, la mayonnaise a commencé à prendre : j'ai étoffé ma collection de patrons et de tissus, parfois de façon un peu compulsive, mais j'avais quand même du mal à me lancer tant j'étais étourdie par toutes les possibilités. J'achetais trop facilement un patron ou un tissu que j'aimais bien en théorie, mais qui ne correspondait pas du tout à mon style. J'ai d'ailleurs failli faire une robe Françoise dans un tissu un peu Art Deco, que je n'aurais probablement jamais portée, d'autant plus qu'après réflexion, je pense que le tombé du tissu n'est absolument pas adapté au modèle. Au final, le tissu n'est jamais passé sous la machine, puisque je me suis fait voler mon colis dans ma boîte aux lettres, et Cousette n'a pas pu me le renvoyer car il était en rupture de stock. Aujourd'hui, je me dis que ce n'est peut-être pas plus mal. En novembre 2015, je suis allée pour la première fois au salon Créations et Savoirs Faire, d'où j'ai ramené un butin assez léger, ne me sentant pas encore totalement en confiance pour faire une orgie de tissus et de patrons. Là bas, j'avais acheté de quoi me coudre une blouse Mathilde, que vous pouvez voir ici, et qui n'est pas vraiment une réussite à mes yeux, malgré des finitions très soignées...


Je considère donc que c'est à partir de 2016 que j'ai commencé à coudre de façon régulière. J'avais d'ailleurs fait mon #2016makenine, une liste de 9 projets pour l'année, dont seuls deux sont arrivés à leur terme : mon hack de La Parisienne (que j'adore!), et ma jupe Aime comme Mini, jamais présentée sur ce blog, mais que vous pouvez apercevoir ici. J'ai totalement abandonné la blouse en Liberty, car les couleurs du tissus ne me conviennent en réalité pas du tout. J'hésite à réaliser la jupe-culotte après ma toile, qui m'a laissée assez mitigée. Je me dis cependant que le tombé du tissu final est très différent de celui du crêpe, et je ne sais de toute façon pas comment l'utiliser autrement, donc autant tenter le coup. Concernant les autres projets, je compte toujours les réaliser. Pour la blouse marbrée, je me tâte encore pour savoir si j'achète le patron de Marthe ou si je hacke (encore) la blouse Stocholm. J'ai fini par trouver un tissu pour ma robe Wear Lemonade, un tencel trouvé chez Les Coupons de Saint-Pierre. Y'a plus qu'à, comme on dit. Quant aux projets en jersey, j'aimerais me procurer un tapis de coupe auto-cicatrisant, apparemment plus pratique pour découper ce type de tissu. Jusqu'à présent, je n'ai pas cherché très activement, mais je vais devoir y remédier car j'ai de plus en plus de projets en jersey sur ma to-sew list. J'hésite encore un peu sur ma jupe Chardon, il est très probable que je ne la fasse pas en plumetis mais dans un tissu à rayures noirs opaques et transparentes.


En bref, si on regarde uniquement ma liste #2016makenine, mon année n'a pas été très concluante. En réalité, j'ai principalement cousu des projets "hors liste" (mes favoris sont surlignées en gras) : une blouse La Brune à fleurs, un top Macumba camel (ainsi qu'un en plumetis bleue aperçu ici), deux shorts Burda, un top Cézembre, une robe Karri, un hack de la blouse Stockholm, ma combi Imagine pour la deuxième saison du challenge #hacklamode, ainsi que plusieurs pièces que je n'ai pas montrées ici mais qu'on peut entrevoir sur Instagram : une robe Eliana (que je montrerai bientôt ici), une tunique Mercer dans un tissu Navajo de chez Anna Ka Bazaar (la quatrième sur cette vidéo vidéo, qui répertorie d'ailleurs la quasi-intégralité de mes cousettes), un short Ben à pomponsune jupe plissée en tissu Atelier Brunette, deux blouses Magellan (dont je parlerai aussi prochainement), une blouse Stockholm en chambray bleu (toujours pas finie, mais je ne suis pas sûre de l'aimer vraiment en fait...), et en toute fin d'année, une simple jupe élastiquée en tissu kibrille pour le réveillon (et le #défipaillette d'Artesane, j'ai d'ailleurs eu l'incroyable surprise de faire partie de leurs nominées!). Plus une pseudo-cousette, ce petit top noué créé à partir d'une chemise trouvée en friperie. Un total de 20 pièces, et avec très peu de ratés qui plus est. C'est loin du rythme des couturières les plus actives sur le web, mais je m'en fiche, au départ je ne pensais même pas pouvoir arriver à 12 pièces en un an!


Je me sens aujourd'hui beaucoup plus à l'aise face à ma machine, même si j'ai encore des défis à relever, notamment la couture du jersey. Ce qui me ralentit le plus, c'est l'étape de décalquage des patrons et de découpage des pièces, je sais bien que je devrais parfois me motiver à découper plusieurs patrons d'un coup (chose que j'ai faite une ou deux fois cette année), mais c'est vraiment la partie que je déteste le plus (avec le surfilage!). Au cours de cette année, j'ai considérablement étoffé ma collection de patrons et de tissus, et je suis retournée au salon CSF où j'ai fait un véritable massacre cette fois... Je me promets toujours d'être plus raisonnable dans mes achats, mais je continue encore à craquer de temps en temps. Sur la fin de l'année cependant, j'ai l'impression d'avoir réussi à rectifier le tir en termes de choix de tissus, qui sont beaucoup plus fidèles à ce que j'ai réellement envie de porter. J'espère poursuivre ce cap en 2017! Comme cet article est déjà suffisamment long, je vais m'en tenir là pour aujourd'hui et je vous propose de revenir demain pour découvrir mes projets pour cette année. A demain, donc ;)

vendredi 6 janvier 2017

Mes favoris de décembre 2016

Au départ, je ne pensais pas poster de favoris pour le mois de décembre, d'une part parce que je n'avais presque pas de matière pour faire un article, et ensuite parce que j'étais bien contente de laisser 2016 derrière moi. Et puis, à la fin du mois, je suis tombée sur plusieurs trucs chouettes et je me suis dit que je devais les partager ici. Après tout, mieux vaut se concentrer sur le positif non?


01. Je n'ai qu'un seul favori culinaire ce mois-ci, mais croyez moi, c'est une vraie pépite. Il s'agit des biscotti végane façon pain d'épices d'Antigone XXI, qui sont absolument délicieux, bien croustillants, parsemés d'amandes et de fruits secs, et avec un bon goût d'épices de Noël. Si je ne m'étais pas promis d'en offrir à mes collègues, je les aurais tous boulottés à moi toute seule!

02. Vous commencez à avoir l'habitude maintenant : mon second favori est un jeu, qui m'a été offert par mon frère à Noël et qui s'appelle Imagine. Le principe est simple : vous avez des cartes avec des listes de mots, répartis en catégories telles que "films", "animaux et nature", "objets", "personnages", etc, et vous devez les faire deviner grâce à un autre jeu de cartes, celles-ci étant transparentes et munies d'un dessin ou symbole (principalement des personnages et formes géométriques). Vous pouvez utiliser autant de cartes que vous le souhaitez, les superposer, les faire bouger, en cacher une partie avec vos doigts, mais vous n'avez absolument pas le droit de faire de bruit. Ça peut paraître simple comme ça, mais quand vous devez faire deviner "Il faut sauver le soldat Ryan" ou "les frères Bogdanov", je vous garantis que ça n'est pas si facile! C'est donc un jeu qui fait fonctionner les méninges, tout en restant amusant, parfait pour une soirée tranquille!

03. Autre cadeau de Noël, mais de moi à moi cette fois. Je n'avais absolument pas prévu de m'offrir un nouveau livre de recettes, mais quand mon regard a accroché la couverture de La cuisine végétarienne du Moyen-Orient (Salma Hage, Editions Phaidon), j'ai su que je DEVAIS le feuilleter. Pensez-vous, déjà que la cuisine végétarienne, c'est mon quotidien, alors de la cuisine du Moyen-Orient, que j'adore mais que je ne prépare que trop peu souvent, je ne pouvais pas résister. Et le contenu du livre s'est avéré bien au-delà de mes espérances : des recettes libanaises, certaines traditionnelles, d'autres plus modernes et végétalisées, véganes dans leur grande majorité (et quand elles ne le sont pas, l'auteur propose souvent des substitutions pour rendre le plat 100% végétal), classées en diverses catégories telles que boissons (la première recette est un jus à l'orange sanguine, grenade et eau de rose, un mélange pile dans les goûts du chéri!), mezzé, salades, légumineuses, etc. Les photos sont simples mais alléchantes, et il y a également un lexique et une liste d'essentiels de la cuisine libanaise. En bref, un ouvrage très bien fait qui m'a conquise au premier regard! J'ai hâte d'essayer les recettes qu'il contient, le plus dur sera de choisir par laquelle commencer!

04. Enfin, et comme je vous l'avais dit dans mon précédent article, mes derniers favoris concernent des petites initiatives qui apportent un peu de bonté dans ce monde de brute. La première, vous la connaissez peut-être déjà si vous fréquentez la blogo, il s'agit de la vidéo de la danse de Noël de Coline. Franchement, j'adore cette nana (enfin, virtuellement, hein, vu que je ne la connais pas personnellement). C'est mon héroïne d'Internet avec Marie Laforêt (et depuis peu, avec Gurren Vegan. Enfin, à part que lui, c'est un garçon, donc plutôt un héros quoi. Mais on en reparlera!). Pour sa désormais traditionnelle danse de Noël, elle a invité d'autres Youtubeurs à participer, mais surtout, comme elle l'explique en intro, sa vidéo est à but caritatif. Tous l'argent récolté par la monétisation de cette vidéo jusqu'au 22 janvier sera reversé à des associations. Donc si vous avez trois minutes, vous pouvez aller la visionner ici, ça ne vous coûte rien mais ça rapportera un peu à l'association que Coline aura décidé de soutenir. Super non?

Deuxième initiative qui, là aussi, permet de faire des dons à des associations sans que cela ne vous coûte un rond : le moteur de recherche Lilo. Non seulement il ne récupère pas vos données comme Google et compagnie, mais chaque recherche vous permet de cumuler une goutte d'eau correspondant à l'argent généré par les annonces publicitaires qui apparaissent lors de l'affichage des résultats. Vous pouvez ensuite reverser ces gouttes sous forme de soutien financier à l'association de votre choix (parmi la liste sélectionnée par les créateurs du site, plus d'infos ici), et ce, sans que ça ne vous ait coûté un centime. Je trouve ça absolument génial de "détourner" l'argent des annonces sur internet pour soutenir des bonnes causes! En outre, Lilo a organisé pour la seconde fois cette année une opération "Lilo Noël" visant à distribuer petits mots et cadeaux (financés par des gouttes d'eau!) à des SDF dans plusieurs villes de France. Un projet qui m'a véritablement touchée, car je suis très sensible à la détresse des SDF tout en me sentant complètement impuissante face à leur situation. J'ai regretté d'avoir découvert Lilo si tard car je n'avais collecté encore aucune goutte d'eau pour ce projet, mais j'en réserverais assurément pour celui de l'an prochain!

Si vous aussi, vous avez des belles initiatives de ce genre a faire connaître, parlez m'en en commentaire! Je suis convaincue que ce genre d'actions, qui trouvent facilement leur place dans le quotidien de chacun sans apporter de contraintes supplémentaires, peuvent avoir une réelle influence autour de nous! Je tire mon chapeau à tous ces gens qui ont de si belles idées et qui se battent pour les mettre en place.

Sur ce, je vous souhaite un merveilleux weekend, sous le signe de la galette ;) Si vous cherchez une recette de frangipane vegan, allez jeter un œil chez Délia. Et pour ceux qui seraient #teamcouronne comme chéri, à mon grand regret d'ailleurs parce que moi j'adore la frangipane (OUI, il y a deux sortes de galettes chez moi! Et je ne parle pas de celle aux pommes ou je sais pas quoi!), Délia a aussi une recette de brioche que vous pouvez parfumer à la fleur d'oranger, façonner en rond et saupoudrer de perles de sucre (ou de fruits confits pour ceux qui aiment, même si je doute que ce genre de personne existe, car dans mon entourage tout le monde déteste ça. Si tu es un amateur de fruits confits, signale toi, je serais heureuse de savoir que tu es là :)

mardi 3 janvier 2017

Salade de lentilles au fenouil // Lentil and shaved fennel salad

2017. C'est fou non? On se croirait dans un film de science-fiction! Je dois vous avouer que je ne suis pas mécontente de voir cette nouvelle année arriver, moi qui n'accorde pourtant pas beaucoup d'importance à cette période. Mais 2016 n'a pas été des plus réjouissante, aussi j'avais hâte de clore ce chapitre, et j'espère que l'année qui s'ouvre devant nous sera plus douce (même si c'est plutôt mal parti, avec déjà un premier attentat en Turquie...). Quoi qu'il en soit, je vous souhaite le meilleur pour 2017 : réussissez vos projets, accomplissez-vous, aimez, riez, soyez positifs et bienveillants envers vous et les autres, continuez de rêvez et d'espérer, et profitez de chaque jour (et c'est valable pour moi aussi!)



Je mentirais en disant que je n'ai connu aucun bon moment en 2016, car j'ai tout de même pu voyager un peu avec mes amis et mon chéri, vu de bons concerts (et des moins bons... Oui Rihanna, c'est à toi que je parle!), j'ai profité de quelques jours de repos avec ma famille à plusieurs reprises, bref, j'ai tout de même de bons souvenirs. Mais j'ai tout de même du mal à faire pencher la balance du bon côté, alors que je suis d'habitude quelqu'un d'assez optimiste. Si je devais résumer l'année passée en un mot, je dirais : "impuissance". Face à des éléments de ma vie personnelle, mais aussi face à tout ce qui se passe dans le monde : guerres, attentats, montée des extrémistes, massacre d'animaux, et la liste est encore longue. Je me demande parfois ce que je peux faire à mon échelle pour arranger ça, et j'ai l'impression que mes actions sont des gouttes d'eau dans un océan de malheurs. J'ai beau savoir que je ne peux pas porter toute la misère du monde sur mes épaules, parfois je ne peux pas m'empêcher de me sentir totalement dépassée et inutile. Heureusement, j'ai découvert des initiatives positives au cours de ces dernières semaines qui m'ont un peu remonté le moral, j'en parlerai un peu plus longuement dans mon prochain post.

Sur le plan professionnel, mon année n'a pas été des plus épanouissantes non plus (pour ne pas dire carrément ennuyeuse par moments...). Tous ces facteurs combinés ont créé un climat de démotivation et de repli qui m'a ralenti dans mes activités bloguesques une bonne partie de l'année. Résultat : un rythme de publication irrégulier, et une stagnation de mes compétences en photographie et en stylisme culinaire. J'aimerais vous dire que 2017 mettra un terme à tout ça, mais je n'en suis pas certaines, car, contrairement à l'année précédente, 2017 sera probablement très chargée professionnellement parlant, du moins pendant le premier semestre, et mon rythme de déplacements pro devrait lui aussi s'accroître. Je ne sais donc pas combien de temps (et d'énergie) j'aurai à consacrer à cet espace,en tout cas culinairement parlant, mais j'espère tout de même arriver à le maintenir en vie (ainsi que ma page Facebook que je compte alimenter plus régulièrement, donc si vous voulez me suivre, c'est maintenant! :)



Je risque donc de passer pas mal de temps dans un train durant ce premier semestre, que je compte bien utiliser pour mener à bien l'un de mes projets de l'année, à savoir tricoter des chaussettes. Je n'aime pas vraiment prendre de bonnes résolutions, on sait tous trop bien comment elles finissent. En revanche, j'aime bien me donner des directions pour développer de nouvelles compétences, et quoi de mieux que de faire de 2017 l'année de la chaussette? J'ai fini par accepter que je ne suis pas assez patiente (et assez rapide) pour de longs projets de tricot (même si je ne lâche pas l'idée d'arriver à me faire un pull un jour!), et que je suis donc faite pour des projets plus courts, qui sont en outre plus facilement transportables dans un train! Comme je ne peux pas non plus me tricoter une infinité de bonnets-turbans, il ne me reste que les chaussettes, ce qui tombe plutôt bien car j'ai tendance à trouer celles du commerce à vitesse grand V! J'espère donc remplir un triple objectif cette année : progresser en tricot, vider un peu mon stock de laine et obtenir des chaussettes plus résistantes. Et quand j'en aurais marre, je pourrai toujours enchaîner avec un peu de broderie, car j'ai là aussi pas mal de projets qui m'attendent! Côté couture, je vous ferai un bilan plus complet la semaine prochaine, donc inutile que je m'attarde sur le sujet ici. Dernier petit objectif, dans la catégorie "il en faut peu pour être heureux" : faire du pain plus souvent! Bagels, pita, pain aux fruits secs, muffins anglais, ... Nombreuses sont les variétés que je n'ai pas encore testées!



Point de promesses de "ranger plus souvent" ou de "faire plus de sport" donc, sur ces points j'essaie de privilégier des petites améliorations constantes plutôt qu'un grand départ en fanfare au premier janvier. Par conséquent, ne voyez pas la recette d'aujourd'hui comme une "bonne résolution", mais plutôt comme un petit remède au trop-plein des fêtes. Car si, comme moi, vous avez suivi un régime à base de bûche et de champagne (et de gravlax de carottes, eh non, ce n'est pas du saumon sur les photos!) ces derniers temps, il est fort à parier que vous ayez maintenant envie de soupes et de salades. Celle que je vous propose aujourd'hui est parfaitement indiquée pour débuter l'année : ultra simple a préparer (qui a vraiment la motivation pour cuisiner après les fêtes?), nourrissante mais pas plombante, d'autant plus que le fenouil possède des propriétés digestives (et c'est aussi le cas des graines, que vous pouvez faire infuser en tisane, éventuellement accompagnées de menthe ou de romarin, ce dernier ayant des propriétés dépuratives pour le foie). Quant aux lentilles, elles sont symbole d'abondance et en manger lors du premier jour de l'année (ou du troisième, en l'occurrence, mais on va pas chipoter hein! ;) est censé vous apporter richesse et prospérité, alors autant tenter le coup, non?



Salade de lentilles au fenouil {végétalien, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes :
- 200 g de lentilles vertes ou blondes crues
- 1 petit bulbe de fenouil
- 1 petite pomme Granny
- 4 cs de graines de courge

Pour la vinaigrette (adapté d'une recette de Cookie and Kate) :
- 4 cs d'huile d'olive
- 2 cs de jus de citron ou de vinaigre de cidre
- 1 cs de moutarde de Dijon
- 1 cc de sirop d'érable ou d'agave
- 1/2 cc d'aneth séché
- sel et poivre au goût

Versez les lentilles dans une casserole avec deux fois leur volume d'eau froide. N'ajoutez pas de sel. Portez à ébullition et laissez cuire dix à quinze minutes, jusqu'à ce que les lentilles soient cuites mais toujours un peu fermes sous la dent. Egouttez, rincez brièvement et laissez refroidir.

A l'aide d'une mandoline ou d'un économe, tranchez finement le fenouil. Pelez la pomme et détaillez-la en petits dés.

Faites toaster les graines de courges à feu vif dans une poêle, sans ajout de matière grasse, et en remuant constamment, jusqu'à ce qu'elles commencent à éclater.

Préparez la vinaigrette en mélangeant tous les ingrédients. Remuez bien pour obtenir une sauce homogène.

Dans un saladier, mélangez les lentilles, le fenouil, les dés de pomme et les gaines de courge. Ajoutez la moitié de la vinaigrette et servez immédiatement, accompagné de la sauce restante. Se conserve au frais pendant quelques jours. Si vous préparez la salade à l'avance, n'ajoutez les gaines de courges qu'au moment de servir pour garder leur croquant.

I am not one to take good resolutions, instead I define plans for what I want to do and learn in the year. In 2017, I am going to sew myself a capsule wardrobe (or at least, 12 pieces of clothing of different kind), learn to knit socks, dive into embroidrey and bake bread more often! The recipe I share today is therefore not to be taken as a resolution to eat healthy, but rather a little help to recover after the holiday. If you're like me, chances are that after eating too much chocolate and drinking too much champagne you now crave soups, salads, and other light meals. This lentils salad has all you need to start the year on a good track : it's quick and easy to make (who wants to cook after the holiday feasts?), filling without being heavy, and the fennel has digestive properties. Moreover, the lentils are a symbol of abundance, and it is said that eating some on the start of a new year will bring propesrity. Worth trying, rifght?

Lentil and shaved fennel salad {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Serves 4 :
- 200 g dried black or green lentils
- 1 small fennel bulb
- 1 Granny Smith apple
- 4 tbsp pumpkin seeds (pepitas)

For the dressing (adapted from Cookie and Kate) :
- 1/4 cup olive oil
- 2 tbsp lemon juice or apple cider vinegar
- 1 tbsp dijon mustard
- 1 tbsp maple or agave syrup
- 1/2 tsp dried dill
- salt and pepper to taste

Place the lentils into a pot with twice the amount of cold water. Don't add salt. Bring to a boil and cook 10 to 15 minutes, until the lentils are cook but with a bite. Drain and rince briefly, leave to cool.

With a mandolin slicer or a vegetable peeler, shave the fennel bulb thinly. Peel, core and dice the apple (make 1/2-inch pieces).

Toast the pepitas on high heat in a dry pan, stirring constantly, until they start to pop.

Whisk all the ingredients for the dressing into a smooth, homogeneous mix.

In a wide bowl, combine the lentils, shaved fennel, apple dices and pepitas. Add half of the dressing and toss to coat. Serve immediatly with the remaining dressing.

Keeps a few days in the fridge. If making the salad in advance, don't mix in the pepitas. Add them before serving to keep them crunchy.

jeudi 22 décembre 2016

Un brunch de Noël végane - Pancakes multicéréales et röstis aux légumes


Dans notre famille, le gros repas de Noël à lieu le soir du 24, chez ma grand-mère. Le 25 est généralement beaucoup plus relax. On se lève tard, on ouvre les derniers cadeaux en petit comité, on fonctionne au ralenti, bref, l'ambiance propice à un brunch tranquille en famille. Enfin, nous on fait plus souvent un goûter de Noël (ça nous laisse encore plus de temps pour émerger et prendre nos douches haha), mais au final, ça marche un peu pareil : on s'installe tranquillement dans le salon, on fait un buffet pour que chacun mange en fonction de sa faim, je trouve ça plus tranquille et convivial (et moins bourratif) qu'un autre "vrai" repas à table. Bon, du coup, on ne sert que du sucré (et du champagne!), pas comme pour un brunch, mais on pourrait tout à fait imaginer faire une version "brinner" (brunch + dinner, un concept testé et approuvé par un de mes amis Erasmus qui s'est levé à... 18h (!!!) un lendemain de soirée, et qui a donc fait coïncider son petit dej et son repas du soir!)



Voilà donc ce que je vous propose pour cette année : deux recettes pour un brunch de Noël végane, une sucrée et une salée, à défaut d'un menu complet (mais si vous manquez d'idées à J-3, vous pouvez aller fouiller dans mes archives pour voir celui de l'an dernier, ou bien parcourir la blogo qui ne manque pas de propositions : Antigone, Délia, Emilie, et de nombreux autres sauront vous régaler!). Elles sont ultra simples (les instructions se limitent à : mélangez puis faites cuire), mais franchement, qui a envie de passer des heures en cuisine le jour de Noël? (surtout si vous avez déjà cuisiné la veille et que vous avez la gueule de bois!). Et si vous avez déjà prévu votre menu pour le 25, vous pouvez toujours faire un brunch pour le nouvel an, car là aussi le concept de matinée au ralenti s'applique bien ;)



La recette sucrée est une recette de pancakes multicéréales absolument délicieuse, je pense qu'il s'agit de mes pancakes préférés de la terre entière (oui oui, rien que ça, et pourtant j'en ai goûté des pancakes !) Je l'ai adaptée d'une recette de Marc Grossman dans Un goûter à New York, j'avoue qu'il n'y avait pas grand chose à faire car la pâte était déjà sans produits laitiers. Concernant la recette salée, je n'ai malheureusement pas eu le temps de la prendre en photo, au beau milieu de mon marathon cadeaux-biscuits de Noël, donc il faudra faire fonctionner votre imagination ;) il s'agit de röstis agrémentés de légumes, hyper simples et modulables à souhait avec ce que vous avez sous la main (oui, même de l'huile à la truffe pour ceux qui veulent se la jouer chic!). Dans la plupart des recettes de röstis qu'on trouve sur internet, il y a de l’œuf pour lier, mais en réalité ce n'est absolument pas nécessaire, l'amidon de la pomme de terre fait tout le travail. Il suffit de prendre une variété assez farineuse, de ne pas faire des galettes trop fines ou trop larges pour pouvoir les retourner facilement, et de cuire la première face de la galette à feu vif pour bien souder les légumes, puis de baisser le feu pour l'autre face de façon à cuire l'intérieur sans brûler l'extérieur.



Je vous propose également en fin d'article une sélection de recettes véganes pour compléter votre buffet, des plus simples aux plus "épate-mémé" pour les pros de l'organisation. Sur ce, je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'années, profitez de vos proches, dites leur que vous les aimez, mangez bien (sans cruauté!), et si vous le pouvez, faites un geste pour les plus démunis.



Pancakes multicéréales {végane, sans soja, sans noix}
Pour 12 à 15 pancakes :
- 100 g de flocons d'avoine (ou de farine d'avoine)
- 65 g de farine de blé T80
- 30 g de farine de sarrasin
- 2 cc de levure chimique
- 1 cs de sucre blond
- 1/2 cc de cannelle en poudre
- 1/2 cc de sel
- 1 pincée de bicarbonate
- 2 cs de graines de lin ou de chia moulues
- 250 ml d'eau 
- 80 ml d'huile végétale au goût neutre
- 1 cc d'extrait de vanille
- 10 ml de vinaigre de cidre
- optionnel : 50 ml de jus de pois chiches battu en neige

Mixer les flocons d'avoine pour obtenir une poudre.

Mélangez les ingrédients secs (jusqu'au bicarbonate) dans un grand bol.

Prélevez 4 cs d'eau sur les 250 ml et mélangez-les avec les graines de lin ou de chia et laisser reposer 5 minutes pour qu'un gel se forme.

Dans un saladier, mélangez les ingrédients humides (eau, huile, extrait de vanille, vinaigre).

Ajoutez progressivement le mélange d'ingrédients secs, puis le gel de chia. Si vous utilisez du blanc de pois chiches en neige, incorporez le délicatement à la pâte. Dans ce cas, faites cuire les pancakes immédiatement. Sinon, vous pouvez conserver la pâte au frais pendant quelques jours, mais il faudra probablement la détendre avec un peu d'eau avant la cuisson.

Faites chauffer un peu d'huile végétale dans une poêle et formez des pancakes avec environ 2 cs de pâte. Faites cuire à feu moyen-vif jusqu'à ce que les bords cuisent et que des bulles se forment à la surface. Retournez à l'aide d'une spatule et faites cuire 30 à 40 secondes sur l'autre face.

Servez chaud de préférence.


Röstis de légumes {végane, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour 4 personnes en accompagnement :
- 500 g de pommes de terre, épluchées et râpées (choisissez une variété farineuse de préférence)
- 250 g de légumes râpés de votre choix (patate douce, potimarron, chou rave, céleri, brocolis, ...)
- 2 gousses d'ail, pressées ou finement émincées
- assaisonnement au choix : muscade, herbes aromatiques, huile de truffe, ...

Mélangez les légumes râpés et l'ail dans un saladier. Assaisonnez au goût.

Faites cuire immédiatement (sinon la pomme de terre va s'oxyder et brunir) : faites chauffer 2 cs d'huile végétale dans une grande poêle. Formez des galettes d'environ 7 cm de diamètre et de 5 mm d'épaisseur, en tassant bien. Faites cuire 2 minutes sur une face à feu bien vif, puis retournez délicatement et baissez le feu. Faites cuire 5 à 7 minutes sur l'autre face pour que l'intérieur cuise (vous pouvez couvrir quelques minutes si besoin).

Servez bien chaud (vous pouvez conserver les röstis dans un four chaud le temps de cuire les autres).


Suggestions pour un brunch vegan :

Salé :
- Des bagels à la farine d'épeautre, que vous pourrez garnir de cream cheese végétal fait à partir de yaourt de soja égoutté (comme ici) et de "faumon" fumé de butternut (ou de carotte, ça marche aussi) (et en bonus, vous avez une recette de liquid smoke maison pour mariner tout ce qui vous passe sous la main!)
- Les oeufs sont pour moi un grand classique des brunchs, mais si vous n'en mangez pas, vous pouvez tout de même vous régaler d'une frittata végétale à base de tofu et de farine de lupin (ou de pois-chiches, ça doit fonctionner aussi!). Pour une version hivernale, pensez au kale ou aux épinards, aux brocolis, et aux courges ou patates douces pour la garniture.
- Autre grand classique : le bacon! Les recettes de bacon vegan ne manquent pas sur internet (à base d'aubergines, de tempeh, de noix de coco, ou de champignons, marinés dans une sauce fumée et sucrée) mais cette version à base de feuilles de riz me semble ultra prometteuse au niveau de sa texture! En tout cas visuellement, c'est bluffant!
- Encore plus simple que les röstis, et très impressionnant visuellement : les pommes de terre hasselback (ou en éventail). Encore plus jolies si vous les faites avec des vitelottes! Autre possibilité : des petites patates cuites au four et entaillées en croix, gratinées avec du fromage vegan et recouvertes de toppings au choix, comme ici.
- Et un peu de verdure pour terminer (eh oui, on commence à penser à la détox post-fêtes ;) avec une salade de kale émaillée de fruits d'hiver, un vrai régal pour les yeux!

Sucré :
- Impossible de parler de brunch sans parler de pain perdu! Il existe de nombreuses version végétales (notamment à base de bananes en purée), mais celle-ci me paraît top en termes de texture, grâce à l'usage de farine de pois-chiches (mais non, n'ayez pas l'air dégoûtés comme ça, je vous jure que votre pain perdu n'aura pas un goût de houmous! La farine de pois chiches est une arme secrète redoutable pour les véganes!)
- Les muffins sont aussi de grands classiques du petit déjeuner/bruch, mes préférés étant ceux à la banane ou aux myrtilles. Ca tombe bien, ceux-ci combinent les deux!
- Puisqu'on parle de bananes, je vous remets la recette de mon banana bread hyper facile. Si vous avez une méga gueule de bois ou que vous êtes complètement à l'arrache, il sera votre meilleur allié pour sauver votre matinée!
- Si vous êtes plutôt carrot cake, vous pouvez tenter celui-ci, 100% végétal, sans sucre raffiné, et enrichi de graines et de fruits secs.
- Pour une touche british, rien de tel que des scones! J'avais posté une authentique recette anglaise il y a quelques temps, qui sera ultra facile à véganiser en remplaçant le lait par du lait végétal et le beurre par de la margarine ou de l'huile de coco. Pour une version plus "Noël", n'hésitez pas à les garnir de raisins secs, cranberries ou gingembre confit.
- Alors là, c'est du niveau brunch 4 étoiles, pour ceux qui veulent en mettre plein la vue à belle-maman! Ces petites brioches à la noisette, au chocolat et à la pomme vous demanderont du travail et une bonne dose d'organisation, mais elles seront le clou de votre buffet! (remplacez le beurre par de la margarine, ou par un mélange huile de coco + purée d'oléagineux)
- Côté boissons, si vous avez une centrifugeuse, c'est le moment de vous en servir! Pourquoi ne pas préparer un buffet de fruits et légumes frais pour que chacun compose son jus? (avec trois suggestions ici) Et pour une boisson chaude qui sent bon les épices de Noël et qui change du chocolat chaud, pensez au jus de pomme chaud!